Noël do la Morinière. p. 320 et suiv
\ 56 LIVRE XXI. CLUPÉOÏDES.
1 1 4 1 > une compagnie des plus riches bourgeois de Paris avait acquis la place de Grève dans cette ville, et la société avait pris le titre de Confrérie des marchands de Veau. Cette société fit bientôt une nouvelle association, qui avait pour but le commerce sur toute l'étendue de la rivière. Parmi les droits qu'ils établirent sur le port destiné à la décharge des marchandises de Paris , se trouve celui d'un cent de harengs pris sur chaque bateau dont la cargaison consistait en salines. A cette époque, Paris et les villes voisines tiraient de la Normandie, par la Seine, des épiceries, du sel, du poisson salé, etc. On lit dans un diplôme de Louis VII ', donné en 1 1 79 a la ville d'Étampes, la défense d'acheter aucune denrée dans cette ville pour l'y revendre ensuite, excepté le hareng et le maquereau salés. Le commerce du hareng devient bientôt plus protégé par les ordonnances de Philippe-Auguste. Dieppe avec ses salines, Fécamp par sa pêche, Rouen par sa position sur la Seine, faisaient la plus grande partie du commerce de ce poisson. En 1181, le roi défend de faire monter par la Seine aucun bateau depuis Mantes jusqu'à Paris, s'il n'était affilié à la société des