Osbeck, Reise, p
584 LIVRE XXI. CLUPÉOÏDES.
mais il ne me parait pas probable que ce soit le Clupea tlirissa des Aménités académiques1. Il me semble hors de doute que l'auteur de ces descriptions n'aurait pas manqué de signaler le prolongement du dernier rayon de la dorsale.
Il y a d'ailleurs une autre présomption déduite de ce que tous les animaux décrits dans la thèse de Odhel viennent de la mer des Indes. Il résulte de ces observations, qu'on peut supposer que Linné a composé, dans la dixième édition, un Clupea tlirissa, avec plusieurs espèces appartenant à des genres différents, et cela devient hors de doute pour la douzième édition, où Linné y associe une espèce de la Caroline, qui lui était envoyée par Garden, et qui a trente-quatre rayons à l'anale. Bloch a aussi un Clupea tlirissa, qu'il représente en copiant un dessin du P. Plumier. Il représente assez exactement notre espèce, appelée Halex festucosus. Mais l'inscription, copiée par Bloch , semblerait prouver que cet observateur ou quelques habitants de la Martinique le confondaient avec le Mégalope sous le nom vulgaire de Savalle. D'ailleurs, la synonymie de Bloch est la même que