‹ Histoire naturelle des poissons (volume 3)Chapitre 90 sur 100 · Kjusd. , Syn. of fish. of Norlh. Ain. , p. 206, n · texte numérisé non relu

Kjusd. , Syn. of fish. of Norlh. Ain. , p. 206, n

M. Storcr, et dans lequel cet auteur lui donne le nom (ÏAlausa sapidissima , qu'il a pris d'un catalogue non imprimé de M. Wilson. C'est aussi une espèce très-abondante sur toute la cote septentrionale des États-Unis. Le marché de Boston en est considérablement fourni. On estime qu'à Watertown , sur la rivière Charles, on en a pris par an jusqu'à six mille. Mais ce poisson ne paraît pas régulièrement; il est tantôt très-commun et tantôt très-rare.

L'Alose grêle.

(Alausa teres, Dekay.)

M. Lesueur nous a envoyé de Philadelphie une autre Alose qui me paraît une espèce distincte.

Elle a le corps beaucoup plus allongé, plus étroit ; la tête plus petite et le museau plus pointu. La longueur de la tête est cinq fois et demie dans la longueur totale. La hauteur du tronc surpasse d'un sixième la longueur de la tête. Les maxillaires sont peu striés; l'opercule a quelques stries rayonnantes, mais elles sont moins prononcées. Le sousopercule est très -étroit.

D. 19 ; A. 19 , etc.

Le dos a quelques rayures longitudinales. La dorsale, la caudale et les pectorales sont rembrunies, ainsi que la pointe de l'anale; les ventrales paraissent blanches.

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L'individu est long de quatorze pouces.

M. Lesueur l'a envoyé, comme le Springherring, du marché de Philadelphie. Mais il est certain que ce poisson n'est pas de l'espèce de XAlausa tyrannus ou de l Alaiisa prœstabilis. Il me paraît au contraire se rapporter assez bien à XAlausa ter es figuré parM.Dekay.1

Z/Alose Menhaden.

{Alausa Menhaden, nob.)

Cette Clupée, très -abondante aux Etats- Unis , l'un des produits considérables des vastes fleuves de cette contrée, est éminemment remarquable

par la grosseur de sa tête et par la hauteur de la région pectorale du tronc; elle égale trois fois et demie la hauteur de la queue. La longueur de la tête surpasse en quelque peu cette hauteur, et elle est comprise trois fois dans la distance entre le bout du museau et la naissance de la caudale. Ces proportions montrent que le corps est extrêmement trapu. La mâchoire supérieure ne dépasse pas l'inférieure. L'œil est recouvert d'une double paupière adipeuse très-épaisse. L'opercule a de fines stries et de jolies veinules très -agréablement ramifiées. De fines stries rayonnantes couvrent l'opercule : il y en

t. Dekay, p. 262, pi. 40, fig. 128.

,CHAP. XI. ALOSKS. 425

a aussi vers le bas du préopercule. Le sous-opercule et Tinieropercule sont très-grands. La ceinture numérale est étroite. La dorsale est sur le milieu de la longueur du tronc. Les nombres des rayons de ces nageoires ne diffèrent pas de ceux des autres

espèces.

Les écailles sont finement et longuement ciliées. Leur portion libre est petite; la partie radicale a des stries verticales et parallèles au bord. De chaque côté du dos on remarque deux rangées d'écaillés beaucoup plus profondément ciliées, et qui, en s'enchevêtrant sur la ligne moyenne, forment une singulière gouttière le long de cette ligne. Des écailles membraneuses font une gouttière assez profonde, dans laquelle s'engage la dorsale. Une tache d'un bleu foncé existe sur le haut de l'épaule, et se conserve parfaitement sur les individus gardés depuis longtemps dans l'alcool. Le dos est verdâtre; tout le reste du poisson brille d'un vif éclat argenté.

Nous avons reçu de nombreux individus de cette espèce. Les plus grands n'ont que treize à quatorze pouces. MM. Milbert et Lesueur les ont envoyés en abondance des marchés de New- York et de Philadelphie. M. Bosc avait rapporté l'espèce de la Caroline, et récemment M. Holbroock m'en a envoyé d'autres exemplaires des marchés de Charlestown. Enfin, M. le comte de Castelnau en a envoyé de l'embouchure de l'Hudson.

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L'espèce a paru pour la première fois dans le mémoire de M. Mitchill ■ sous le nom que nous lui conservons. Nous la retrouvons dans les ouvrages de MM. Storer et Dekay. Celui-ci en a donné une belle figure, et le premier de ces auteurs a fait connaître le nombre considérable de barils que l'on exporte chaque année : il s'est monté à quinze cents dans une seule année. Comme c'est un poisson trèshuileux, on s'en sert plutôt comme engrais ou comme amorce , surtout pour les grands Flétans {Pleuronectes hippoglossus). C'est sous ce rapport qu'il devient l'objet d'un commerce considérable. Au nom de Menhaden, qui est une de ses dénominations vulgaires, il faut ajouter celle de Panhagen et de Mossbonkes ou de Bonyfish, etc.

L'Alose shadine.

(Alausa shadina, Mitch.)

Mitchill a décrit, sous le nom de Clupea shadina, une espèce qui me paraît se distinguer très-peu de la précédente. J'avoue que, si je ne l'avais pas trouvée distinguée par MM. Storer et Dekay, je n'aurais pas accepté

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