Jerryns, 1. c. , p. 134, n
bles à celles du Pilchard , mais l'interopercule est plus développé. La dorsale est avancée sur la première moitié du dos. Il y a sur la caudale deux longues écailles allongées comme dans le Pilchard. D. 11 5 A. 18 ou 19; C. 19; P. 18; V. 8.
Ce poisson, long de dix pouces et demi, a été trouvé à l'île San-Lorenzo et à Lima.
M. Richardson a aussi décrit dans son Iclithyologie des mers de Chine quelques espèces dont il indiquera sans doute, à ma prière, les caractères de la dentition.
Le Clupea Isengleena , Rich. ,
est établi d'après un individu présenté au British Muséum par John Russell Reeves.
C'est un poisson court et haut, à dos arrondi, à ventre tranchant et dentelé par vingt -six épines, dont les dix dernières sont au delà des ventrales. Les mâchoires n'ont point de dents. Les ventrales sont sous les premiers rayons de la dorsale, et toutes les nageoires sont écailleuses. Les écailles du dos sont d'un vert-pré et brillantes, avec les bords argentés. Celles du ventre sont plus argentées, avec des reflets bleu d'outre -mer. La pectorale a quelques teintes jaunes, les autres nageoires sont vert pâle.
M. Richardson dit que son poisson a quelque ressemblance avec le Roval ou le Rovarloo de Russell, et. il lui donne aussi quelque affinité avec le Clupea sinensis de Rloch. La
longueur de l'individu est de cinq pouces et demi. Les uoms chinois de Tsing lin ou de Tsing lein signifient que les écailles du poisson sont bleues.
Le Chipea nymphœa, Rich.
Le dos et le ventre sont assez aigus, et l'épaisseur du corps égale la moitié de la hauteur. Le ventre est fortement dentelé. Il y a quarante à quarante et une écailles dans la longueur. La couleur du dos est vert foncé ; le bord des écailles est argenté. Les côtés sont vert bleuâtre. M. Richardson croit encore cette espèce très-voisine du Chipea sinensis de Bloch et de Lacépède.
B. 6 ou 7? D. 17; A. 15; G. 27; P. 18; V. 9.
Les noms chinois sont Chang jaou lin et Cheung in lun, ce qui veut dire poisson à belle ceinture.
Le Chipea cœruleo-uittata , Rich.,
est établi d'après un dessin long de huit pouces trois quarts.
La courbure du dos est semblable à celle du C. nymphœa , mais les ventrales sont encore plus avancées- l'anale est plus longue et plus basse. D. 17 ; A. 18 ou 19.
Le dessus est* vert; les côtés sont argentés; les écailles ont une petite bandelette bleue et les reflets pourpres. La caudale et la ventrale sont vertes; les autres nageoires jaunâtres.
Le Clupea Jlos -maris
est aussi établi d'après une figure qui montre les ventrales reculées sous la dernière partie de la dorsale. Une anale courte, une caudale très- fourchue; les écailles ne sont pas indiquées. Le dos est vert; les côtés nacrés à reflets bleus ou pourpres. Les pectorales sont couleur de laque.
En rapprochant ce que M. Richardson dit de ce poisson et de son Engraulis Commersonidnus, je vois qu'il n'est pas lui-même bien fixé sur cette espèce.
Le Clupea gracilis, Temm. et Schl.
D'après Temminck et Schlegel1 ce poisson peut être identifié à l'espèce précédente. Suivant M. Richardson, la figure gravée dans la Faune japonaise est un peu incertaine; cependant les auteurs n'ont pas vu de dents aux diverses parties de la bouche. Elle doit être une espèce particulière d'alose.
Le dos est vert et les flancs ont une bande argentée.
Ce poisson, long de quatre pouces, est si
abondant au Japon qu'on le sale et qu'on le
jette aussi sur les terres pour engrais. Son nom
japonais est Kibunaiwasi.
1. Temm. et Schl. , Faun. jap. Pisc, pag. 280, p!. 108, fig. 2.