Journ. se. Philad. , t. II
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il a d'ailleurs le bec assez grêle, du cinquième de la longueur totale; le front étroit ; la mandibule supérieure en ogive pointue; les dents grenues plus nombreuses que dans les précédentes; la dorsale et l'anale sontlongues et basses; la caudale est très-peu fourchue. D. 17 ; A. 19, etc.
La couleur argentée de la bandelette latérale, qui est large, et du ventre, est très-brillante; elle tranche avec la couleur pâle du dos. La caudale est un peu bordée de noirâtre, et je vois aussi cette teinte se prononcer sur le dos de la queue et le long de la base de la dorsale.
La vessie aérienne de cette espèce est simple, sans cellules et sans communication avec l'intestin.
Nos individus dépassent de quelques lignes neuf pouces de longueur. Ils viennent du Port- Western de la Nouvelle-Hollande, et sont dus aussi aux recherches infatigables de MM. Quoy et Gaimard.
Z/Hémiramphe a queue noire.
(Hemiramphus melanuriis , nob.)
Cette espèce se reconnaît entre les précédentes
aux deux taches noires qui colorent l'extrémité de chaque lobe de la caudale : elle a d'ailleurs le bec court et assez semblable à celui de Y Hemiramphus Gaimardi : il est compris sept fois et un tiers dans la longueur totale. Les dents sont fines et grenues;
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le dos et les flancs sont arrondis; la dorsale est assez haute de l'avant; la pectorale étroite, pointue, de longueur médiocre.
A ce que nous avons dit de la couleur de la caudale, nous ajouterons que le dos paraît avoir été verdàtre, les côtés et le ventre gris argenté , la bandelette latérale assez brillante, avec une bordure verte en dessus ; la pointe de la dorsale conserve encore quelques traces de noirâtre.
Ce poisson, long de neuf pouces, vient des Célèbes : il en a été rapporté par MM. Quoy et Gaimard.
Z/HÉMIRAMPHE DE GeRNAERT.
(Hemiramphus Gernaerti, nob.)
Cette espèce a
le museau plus pointu qu'aucune de celles que nous avons encore examinées : l'intervalle qui sépare les yeux n'est que d'une fois le diamètre de l'orbite; les dents sont fines et plus pointues proportionnellement. La dorsale et l'anale sont petites et basses. La caudale est peu fourchue.
D. 13; A. 15, etc.
Je vois dans cet individu une bande argentée beaucoup plus large, entre les deux nageoires impaires, que dans toutes les autres espèces; l'intervalle du ventre compris entre les deux carènes, paraît avoir été rembruni comme le dos. Les flancs sont gris d'argent.
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L'individu est long de sept pouces et quelque chose. Il a été envoyé des mers de Chine par M. Gernaerl, consul de France à Macao.
J'en trouve un second exemplaire d'égale grandeur dans les collections faites dans le même endroit par M. Eydoux.
La mâchoire inférieure du premier de nos individus se prolonge en un bec très-mince et qui mesure le cinquième de la longueur totale : elle est recourbée par le bas : cette disposition est individuelle et non spécifique.
L'on peut voir dans le recueil imprimé au Japon la figure d'un hémiramphe qui a la plus grande ressemblance par la brièveté du bec, la pointe de la tête et le peu de profondeur de l'échancrure de la caudale, avec l'espèce actuelle pour l'y rapporter.
Z/Hémibamphe au liséré noir.
(Hemiramphus limbatus , nob.)
Voici encore une espèce d'hémiramphe voisine de la précédente par l'acuité de son museau; car l'intervalle entre les yeux ne comprend qu'une fois le diamètre; mais celle-ci a
le corps plus haut et plus comprimé; la hauteur est comprise huit fois dans la longueur totale; le bec, qui est grêle, y est contenu cinq fois et quelque
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chose. La dorsale et l'anale sont basses, et la caudale est plutôt échancrée que fourchue. La pectorale est proportionnellement assez longue.
D. 13; A. 14, etc.
Les nageoires impaires sont finement lisérées de noirâtre j ces lignes sont tracées le long des trois bords de la caudale. Le bec est noir. La pectorale et la ventrale sont incolores. Le corps du poisson était blanc, comme transparent, avec une bande argentée également étroite dans toute son étendue.
Cet hémiramphe, long de six pouces neuf lignes, a été rapporté de la côte de Malabar par M. Dussumier. Les pécheurs de Bombay lui ont dit qu'il y est abondant et que sa chair est bonne.
M. Leschenault a aussi observé cette espèce dans la rade de Pondichéry. Les pécheurs indiens l'ont nommée en tamoul, Kola.
En lisant avec soin la description de YEsox marginatus de Forskal, et surtout en m'éclairant de celle que M. Ruppell a donnée avec des détails plus précis, parce que ce savant zoologiste ne confondait plus, comme son prédécesseur, les différentes espèces de ce genre, j'ai tout lieu de penser que je trouve sur ces côtes de la péninsule l'espèce anciennement décrite par le voyageur danois sous le nom (YJEsojc marginatus. C'est la seule qui
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ait le bord postérieur de la caudale brun, en même temps qu'elle a, comme le dit M. Ruppell, cette nageoire bordée de noirâtre en haut et en bas. Mes nombres s'accordent d'ailleurs fort exactement avec ceux de M. Ruppell. Je n'aurais pas hésité à conserver à cet hémiramphe l'épithète de marginatus, si M. Cuvier ne l'avait employée dans sa note pour l'appliquer à I Hemiramphus erjthrorhynchus de M. Lesueur, et si ce dernier naturaliste n'eût pas pris ce même nom pour désigner XEsox Commersoni. Il faut faire d'ailleurs bien attention que Forskal ayant employé l'épithète de marginatus pour désigner l'espèce de bourrelet que la carène ventrale élève de chaque côté du ventre jusqu'aux nageoires abdominales , exprime un caractère commun à toutes les espèces. Je n'ose adopter non plus le nom $ Hemiramphus gambarur^ donné par M.
Ruppell1, parce que ce nom n'est certainement pas synonyme de XEsox gambarur de Lacépède, quoique M. Ruppell le croit ainsi. Le gambarur de Lacépède ayant été établi, comme nous l'avons démontré plus haut, d'après un dessin de Commerson fait à l'Ilede-France, et peut-être aussi par une autre