Pern., Voy. aux Malouiiics. f. II, pi. 2, fig
CHAP. IX. HÉMIRAMPHES. 2&
une bande argenlée, plus large sur la queue que sur la région pectorale, se dessine le long des côtés.
Nos plus grands individus ont six pouces et demi ou sept pouces. Ils nous sont venus dans les collections faites par MM. Poiteau et Robert. Je crois même que , déjà plus anciennement, Leblond en avait envoyé de la même colonie , que Ton conserve encore dans le Cabinet du Roi.
Z/Hémiramphe de Picart.
(Hemiramphus Picard, nob.)
Une autre espèce a
le bec supérieur encore plus étroit et plus allongé ; la mâchoire inférieure, grêle, est proportionnellement plus courte; le front est un peu plus convexe; la pectorale un peu moins courte; la dorsale et l'anale plus longues ; la caudale est à peine fourchue. D. 16; A. 16, etc.
La bandelette argentée des flancs est beaucoup plus large, sur la queue, entre la dorsale et l'anale. Le bec paraît uniformément coloré; il ne devait avoir que la dernière extrémité rouge, si cette espèce a cette particularité de couleur comme la plupart de ses congénères.
Notre individu a huit pouces de long.
Nous avons de fortes raisons de supposer que M. Picart avait pris ce poisson dans la
rade de Cadix, d'où il a rapporté plusieurs mollusques et annélides curieux au Cabinet du Roi. M. Alph. Guichenot, l'un des naturalistes de l'expédition scientifique de l'Algérie , vient de rapporter deux individus de cette espèce pris à Bone : c'est jusqu'à présent le seul hémiramphe authentique de la Méditerranée et des mers d'Europe.
Z/Hémiramphe de Richard.
(Hemiramphus Richardi, nob.)
Le célèbre botaniste Richard, membre de l'Académie royale des sciences, avait rapporté de Sainte-Croix des Antilles, une espèce d'hémiramphe dont le bec est remarquable par sa brièveté. J'ai vu les mêmes formes et les mêmes proportions renouvelées dans sept autres individus, envoyés au Cabinet du Roi à des époques éloignées l'une de l'autre par différents naturalistes : je crois donc que cette fixité dans les caractères, tirés de la proportion du bec, justifiera non-seulement l'établissement de l'espèce dont je vais parler, mais encore celui des deux précédentes, qui ont entre elles, et avec celles que je vais décrire, les plus grandes affinités.
CHAP. IX. HÉMIRAMPHES. 27
Dans cette espèce le bec est compris cinq fois et un tiers dans la longueur totale; comme il est large et aplati, il représente en raccourci celui du Balaou. Dans toutes les autres espèces le bec est proportionnellement beaucoup plus étroit.
La tête de notre poisson est courte; l'œil est assez grand; les dents sont fines et sur une bande plus large que dans aucun autre. La pectorale est de longueur moyenne. La dorsale et l'anale sont étendues. La caudale est peu fourchue.
D. 15; A. 16, etc.
Le corps est couvert d'écaillés finement grenues en dessus et qui m'ont toujours montrées deux ou trois rayons en éventail. La couleur du dos est séparée de celle du ventre par une bandelette argentée, qui est bleuâtre dans la région pectorale. Le bord des écailles du dos est rembruni par des points pigmentaires nombreux et serrés, disposés sur le bord libre de la bourse des écailles, et qui dessinent même après que celles-ci sont tombées, un réseau noirâtre sur le dos. Le bec, rembruni, est coloré en rouge vif à l'extrémité.
Dans cette espèce la vessie aérienne est simple, sans cellules intérieures; les parois sont minces et argentées ; le péritoine est noir.
La grandeur de nos individus est d'environ huit pouces.
Outre celui que le Cabinet tient de feu Richard, il y en a d'autres envoyés de Cayenne par Leblond et Poiteau. On en a acquis des
exemplaires originaires de Bahia; et enlin , nous avons la preuve que l'espèce s'avance jusqu'à Rio de Janeiro, d'où elle a été rapportée par M. Delalande, et où M. Eydoux l'a retrouvée lors du passage de la corvette la Bonite.
//Hémjramphe de Commerson.
(Hemiramphus Commersonii , nob.)
Commerson avait laissé dans ses manuscrits un dessin fait à la mine de plomb, sans aucune autre indication, qui représente, à n'en pas douter, une des plus grandes espèces de ce genre, répandue dans une assez longue étendue des mers de l'Inde ; mais les manuscrits ne font aucune mention de ce dessin.
Elle est recoimaissable aux quatre grandes taches noires, placées à peu près à égale distance sur le milieu des côtés : la première répond à la pointe de la pectorale, et la quatrième est entre la dorsale et l'anale. Cet hémiramphe a d'ailleurs le crâne large et aplati ; la mâchoire supérieure en ogive peu pointue; le bec assez large et déprimé, de sorte que l'espèce ressemble assez bien, par l'ensemble de ses formes, au Balaou des Antilles. On peut dire d'elle qu'elle est le représentant de l'espèce américaine dans l'Océan indien. L'œil cependant me paraît un peu plus petit; les dents coniques, mais mousses, sont sur une bande un peu plus large.
CHAP. IX. HÉMIRAMPHES. 21)
La pectorale est longue et pointue; la dorsale a son dernier rayon un peu prolongé : elle est haute de l'avant, basse de l'arrière, et coupée ou échancrée en lame de faux. Les premiers rayons sont écailleux. L'anale beaucoup plus courte, n'ayant que les deux tiers de la hauteur de la précédente : elle est à peu près triangulaire, le rayon interne des ventrales est plus long que l'externe, mais les mitoyens sont plus courts; la caudale est profondément fourchue; le lobe inférieur est beaucoup plus long. D. 13 ; A. 11, etc.
Les écailles sont très-grandes, presque deux fois aussi hautes que larges, de sorte que, lorsqu'elles sont en place et cachées en grande partie dans leur superposition, elles ne montrent pas leur grandeur; elles sont entièrement formées de stries concentriques régulières. Je vois cependant au bord radical comme une sorte de rayon en éventail. La couleur est un gris verdâtre sur le dos, se fondant dans le gris argenté du ventre. La dorsale, la caudale et la pectorale sont verdâtres; l'anale et les ventrales blanchâtres. Le long des flancs règne une bandelette longitudinale argentée, bordée de bleuâtre en dessus et en dessous.
Le foie et l'intestin ressemblent aux viscères de même nature chez les autres hémiramphes. Je retrouve ici une vessie aérienne celluleuse, comme dans Y Hemiramphus Brownii, et H. Pleii. Tout l'intérieur est divisé en cellules. Deux petites cornes sont en avant. Il n'y a pas de communication avec le tube digestif.-
30 LIVRE XIX. ÉSOCES.
Cette espèce est une des plus grandes du genre : nos individus ont jusqu'à dix -huit pouces de longueur. Nous en avons reçu un de rile-de-France, envoyé par M. Julien Desjardins. M. Botta et Lefebvre en ont rapporté de beaux exemplaires de la mer Rouge, pris à Massawah et à Suez; et j'en ai vu d'autres de la même localité dans le Musée de Berlin, où ils ont été déposés par M. Ehrenberg.
Mon aide-naturaliste, M. L. Rousseau, qui a fait un voyage si fructueux pour la zoologie aux Séchelles et sur la côte d'Afrique, vient de le rapporter de Zanzibar.
MM. Quoy et Gaimard ont retrouvé cette espèce jusqu'à Vanikoro : ils ont vu l'extrémité du bec d'un beau rouge vif. Les habitants l'ont indiquée sous le nom iïAnéma: partout l'espèce est très-commune.
Nous trouvons aussi la preuve de l'existence de cette espèce dans le détroit de Malacca par l'examen d'un dessin fait par le major Farqhar, et qui porte le nom malais Eekan-Todak- Pindik.
Après avoir ainsi caractérisé cette espèce, et l'avoir retrouvée dans la mer Rouge, nous n'avons plus à hésiter sur la dénomination de XEsox marginatus, et sur la variété B de Forskal. Nous en avons pour garant les observations
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répétées à Massawah par notre savant ami, M. Ehrenberg, qui a bien voulu nous communiquer le dessin qu'il en a fait sur les lieux : elles se rapportent aussi aux recherches de M. Ruppeli 1 sur les poissons de ces côtes. Cet habile naturaliste a cru devoir nommer l'espèce du nom $ Hemiramphus Far, tout en reconnaissant qu'elle est identique avec le poisson que M. Guvier indiquait dans la note du Règne animal sous le nom que nous lui avons conservé, et que nous devons préférer, comme plus caractérisé, que celui de Forskal. Nous apprenons, d'après M. Ruppell, que le nom vulgaire arabe , encore en usage sur les bords de la mer Rouge, est effectivement celui de Far.
Ce poisson croit jusqu'à la longueur de quinze pouces.
Il y a une figure de cette espèce plus ancienne même que celle de Commerson. Nous la trouvons dans Renard 2 sous le nom de Demi-bec de Bagueval, et qu'il désignait en Hollandais par Groot Half-Beck; ce qui veut dire grand demi-bec. On ne peut le méconnaître dans cette figure enluminée cependant d'une manière arbitraire. Je n'en vois pas l'ori-
1. Rupp., Neue Wirbelth. zur Faun. Abyss,, p. 7/4. "2. Renard. Poiss. des Indes, 2.e part., pi. 5, n.° 21,
32 LIVRE XIX. ÉSOCES.
ginal dans le recueil des dessins de l'amiral Corneille de Vlamming.
On dit que la chair de ce poisson a le goût de celle de l'esturgeon, quoiqu'elle soit huileuse et que l'on en fait des saucisses, qui ne sont pas mauvaises quand elles sont grillées.
Le crâne de cet hémiramphe a été représenté d'une manière très-caractérisée par Willughby, tab. P. 8, n.° 3, sous le nom de Acus alicujus Indice caput. La largeur et l'aplatissement du crâne, ainsi que la forme du bec, ne peuvent laisser de doute à cet égard.
i/HÉMIRAMPHE DE RuSSEL.
(Hemiramphus Russeli, nob.)
Je trouve dans les mers de l'Inde une seconde espèce d'hémiramphe, à corps à peu près semblable au précédent, qui a comme lui de grandes écailles, dont le bec est aplati et prolongé à peu près du quart de la longueur totale; les écailles sont assez grandes : la ligne latérale est très-visible, tracée sur le haut du dos et distincte de la carène du ventre, qui cependant n'est pas très -fortement relevée. Les dents sont d'une grande finesse. La couleur est violet-noirâtre et changeant sur le dos; les côtés sont argentés ; le ventre et les nageoires sont blancs lustrés, à reflets bleuâtres.
D. 17; A. 12? etc.
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Je ne possède de ce poisson qu'un seul exemplaire, recueilli par Sonnerat à Pondichëry. Il n'est malheureusement pas bien conservé; mais tel qu'il est , il se laisse encore reconnaître dans la planche 177 de Russel, sous le nom de Kuddera B. Cet auteur l'a, dans son texte, confondu avec XEsojc brasiliensis de Linné.
A ne tenir compte que de la citation faite dans la note de M. Cuvier, on pourrait nommer l'espèce Hemir. brevîrostris. Mais, outre que cette épithète est mauvaise, parce qu'elle n'est en quelque sorte comparative qu'à nos deux derniers hémiramphes, et qu'un grand nombre d'autres, tant des mers de l'Inde que des mers d'Amérique, ont le bec beaucoup plus court, il ne faut pas négliger de remarquer que M. Cuvier a cité, à la suite de cette figure, Willughby (Append. vi, fig. 4), lequel n'a donné qu'une copie de la figure de Nieuhof, tom. 11, p. 271. Celle-ci, toute incomplète qu'elle est, représente certainement une espèce fort différente et voisine de notre Hemiramphus Gernœrti, si ce n'est pas la même.
//Hémiramphe de Dussumier.
{Hemiramphus Dussumieri , nob.)
Pour suivre la nomenclature que je viens d'adopter, je désignerai, par le nom du voya-
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geur qui a tant enrichi les diverses branches de l'histoire naturelle du produit de ses nombreuses collections, l'espèce remarquable qu'il a rapportée des Séchelles dans un parfait état de conservation.
Celle-ci a le corps plus allongé et plus quadrilatère qu'aucune autre; la hauteur, étant égale à l'épaisseur, est comprise huit fois dans le corps, mesuré entre l'ouïe et la caudale; le dessus du crâne est aplati, rétréci en avant ; le bec supérieur est en ogive pointue ; le bec inférieur est une sorte de lame triangulaire, large à sa base, courte, contenue six fois dans la longueur totale.
Je remarque sur cet individu, bien conservé, que le bec est bordé, le long de ses deux côtes, d'une espèce de lèvre mince, et qu'en dessous la peau formerait une sorte de fanon mou, qui ne doit pas dépendre de la macération du poisson dans l'alcool. Les dents sont d'une extrême finesse et comme de simples granulations. L'œil est assez grand; le sous-orbitaire est plus régulièrement quadrilatère que dans les espèces américaines. La pectorale est large et peu pointue; la ventrale est coupée carrément; la caudale est fourchue en croissant; les deux lobes sont à peu près égaux ; la dorsale et l'anale sont basses et allongées.
Les écailles sont de grandeur moyenne. La couleur est verdâtre sur le dos, blanche et argentée sur le ventre. Un trait verdâtre parcourt la longueur
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moyenne du flanc en bordant la bandelette argentée;
le bout du bec est d'un beau rouge.
L'individu rapporté par M. Dussumier a douze pouces et demi de longueur; mais cet observateur en a vu d'autres encore plus longs d'environ quatre pouces.
Les habitans des Séchelles, et surtout nos matelots français, ont transporté à ce poisson le nom de Balaou; c'est la dénomination vulgaire des hémiramphes dans toutes les Antilles françaises. Ce poisson est bon à manger.
En recherchant dans le Cabinet du Roi des exemplaires un peu défectueux à cause de leur ancienneté, et originaires du Voyage de Péron, nous croyons y retrouver l'espèce donnée par M. Lesueur comme une variété de son Hemiramphus erythrorlvynchus , parce que les nombres concordent parfaitement avec ceux sur l'individu desséché ; toutefois je ne veux présenter cette synonymie qu'avec quelques doutes.
Z/Hémiramphe de Quoy (Hemiramphus Quoyi, nob.)
est une espèce voisine de la précédente; car elle a, comme elle, le bec en lame triangulaire, large et aplatie , bordée sur les côtés par des lèvres membraneuses, et en dessous par un fanon fixé sous
Ja ligne moyenne; mais cette espèce diffère parce
que le bec est proportionnellement plus court, que
la surface supérieure est plus convexe; la longueur
de ce bec est le septième de la longueur totale. Le
corps est plus trapu, il est plus comprimé et un
peu plus haut proporlionnément : les dents sont
moins fines; les yeux sont plus grands, et l'intervalle
qui les sépare est plus large. Les pectorales sont plus
pointues; les lobes de la caudale sont plus larges
et inégaux.
La couleur est un bleu foncé sur le dos et un brillant argenté sur le reste du corps; une large bandelette formée de verdâtre en dessus et de bleu de ciel en dessous, sépare la teinte du dos de celle du ventre. L'extrémité du bec est couleur de cire rouge; les nageoires sont blanchâtres.
J'ai examiné la vessie aérienne de cette espèce : elle est simple, sans cellules et sans communication avec Tintes tin.
L'individu est long de dix pouces. Il a été pris au Port-Dorey de la Nouvelle -Guinée par MM. Quoy et Gaimard, pendant la relâche qu'y fit l'expédition de l'Astrolabe.
Z/Hémiramphe de Gaimard.
(Hemiramphas Gaimardi, nob.)
Il existe aussi dans les mers des Moluques une autre espèce, qui ressemble beaucoup à
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la précédente par la forme générale du corps ,
mais qui a
la tête beaucoup plus étroite, le museau rétréci et la lame du bec sensiblement plus mince : elle est un peu plus longue qua l'autre espèce, car elle n'est comprise que six fois dans la longueur totale. L'oeil me paraît aussi plus petit ; la pectorale moins pointue.
D. 16; A. 15, elc
La couleur ressemble à celle des précédents; la bandelette latérale argentée est bordée en dessus de verdàtre.
Nos individus sont longs de neuf pouces : ils viennent, les uns, d'Amboine, les autres de la Nouvelle-Guinée. Le Cabinet du Roi en est redevable aux recherches des mêmes naturalistes qui ont trouvé l'espèce précédente pendant l'expédition de l'Astrolabe sous les ordres de M. Dumont d'Urville ; mais ces mêmes navigateurs s'en étaient déjà procuré deux exemplaires à Port -Jackson pendant la campagne de l'Uranie sous les ordres de M. Freycinet.
Z/Hémiramphe de George.
(Hemiramphus Georgiï , nob.)
M. Dussumier, dont le nom a été déjà donné à une de nos espèces nouvelles, en a rapporté
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encore plusieurs autres de cette grande expédition consacrée en partie à l'ichthyologie ; celle-ci que je veux encore dédier à la mémoire de ce zélé collecteur en la désignant par son prénom, ressemble beaucoup par l'ensemble de ses formes et la disposition de ses couleurs telles qu'elles se sont conservées dans l'alcool, à l'espèce que je viens de nommer d'après M. Gaimard; mais elle en diffère
par un bec tellement prolongé qu'il surpasse le quart de la longueur totale. Il est large et aplati; la mandibule supérieure est convexe et en ogive pointue; la nuque est un peu voûtée; la région sourcilière est soutenue, mais le milieu de l'intervalle qui sépare les yeux est déprimé en une assez large gouttière. La dorsale est basse et allongée ; les ventrales sont reculées au troisième tiers du corps ; la caudale est peu fourchue.
D. 17; A. 15, etc.
Le dos est d'une couleur blanchâtre avec une bordure verdâtre autour de chaque écaille; le ventre est blanc, à reflets argentés, mais moins brillants que la belle bande longitudinale bordée d'un trait verdâtre qui sépare la couleur du dos de celle du ventre. Toutes les nageoires sont blanches; la dorsale et la caudale ayant seules une légère teinte noire. Le bec est noir.
L'individu que nous venons de décrire est
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long de dix pouces et demi. Il vient de la rade de Bombay.
Nous en avons un second exemplaire de même taille, pêche dans la baie de Mahé, de Coromandel.
Z/Hémiramphe de Reynaud (Hemiramphus Reynaldi, nob.)
est encore une espèce voisine des précédentes, et comme intermédiaire entre ceux des Séchelles, notre Hem. Dussumieri, et celle des Moluques, XHem. Gaimardi.
En effet, si elle a le bec plus étroit que celui de l'hémiramphe de Dussumier, elle l'a plus large que celui de l'héniiramphe de Gaimard. Le bec est plus long, car il n'est compris que cinq fois et demie dans la longueur totale; la mandibule supérieure est en ogive assez pointue ; le dessus de la tête est large et aplati. Le corps est arrondi, presque aussi épais que haut. La pectorale est un peu pointue ; la caudale est fourchue; la dorsale est plus haute proportionnément à sa longueur.
D. 16; A. 15, etc.
Le poisson est fauve avec une teinte verdâtre sur le dos, blanc grisâtre sous le ventre; la bandelette, argentée, est moins apparente que dans les autres espèces : la dorsale et la caudale sont bordées de noir. Nos individus sont longs de neuf pouces.
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Nous en avons reçu de Trinquemale de Ceylan par les recherches de M. Reynaud, chirurgien de la corvette la Chevrette; et M. Dussumier en a rapporté un individu tout semblable qu'il nous a dit provenir des étangs de Calcutta.
Z/Hémiramphe érythrorynque.
(Hemiramphus erythrorynchus , Lesueur).
Nous retrouvons à l'Ile-de-France une autre espèce d'hémiramphe, qui avoisine les précédentes par ses formes générales ; elle a
le corps arrondi, plus allongé ou plus grêle qu'elles; le bec est plus mince et plus long : il n'est contenu que cinq fois et quelque chose dans la longueur totale; le dessus de la tête est étroit; la nuque est convexe; la dorsale et l'anale sont longues et basses; la caudale est fourchue.
D. 16, A. 18, etc.
L'individu est long de neuf pouces, et il a été recueilli à l'Ile-de-France par les soins de M. Mathieu, colonel d'artillerie commandant de cette arme dans la colonie.
C'est, à n'en pas douter, l'espèce dont Commerson a laissé un dessin parfaitement reconnaissable. Il nous apprend que ce poisson a le dessus de la tête bleu; que le dos et le
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ventre sont verdàtres; qu'une bande latérale argentée règne le long des lianes; les nageoires sont peintes en jaune, et le demi-bec inférieur estrougeâtre. Ce dessin a été fort mal gravé, de manière à n'être presque plus reconnaissable dans l'Histoire des poissons de M. de Lacépède , tome V, pi. VII , fig. i , comme une variété de XEsox gambarur. M. Dussumier a aussi trouvé cette espèce dans ses relâches à l'Ile-de-France; mais il n'en a rapporté que de jeunes individus longs de quatre à cinq pouces. C'est là l'espèce qui a été décrite sous le nom que nous lui conservons par M. Lesueur1 dans le Journal des sciences de Philadelphie ; nous ne croyons donc pas que M. Ruppell ait reconnu cette description lorsqu'il l'a appliquée à son Hemiramphus gambarur. Il faut faire attention que nous distinguons le poisson indiqué par M. Lesueur comme une variété de cet hémiramphe, et que nous la rapportons à notre Hemiramphus Gaimardi.
Z/Hémiramphe a pectorales noires.
{Hemiramphus malanochir 3 nob.)
Cet hémiramphe est caractérisé par les teintes noires de sa pectorale ;