Val., Amb., t. III, n
auteurs, presque contemporains des voyageurs que je viens de nommer, ont publiées dans leurs compilations plus ou moins étendues.
Ces premières citations suffisent déjà pour montrer qu'Artedi a composé la synonymie de la seule espèce d'Ejcocœtus dans son Ichthyologie d'une manière fort arbitraire. Je ne parle encore ici que de ce qui peut se rapporter, si ce n'est à des poissons d'une même espèce, du moins à ceux du même genre; car je ne tarderai pas à démontrer que toute la nomenclature que cet habile ichthyologiste a empruntée aux Grecs, est entièrement fausse; il n'a pas même fait attention, que le poisson représenté par Rondelet, livre vi, chapitre i5, page 193, sous le nom d'EjcocœtuSj est un labre y et par conséquent d'une famille fort éloignée du Mugil alatus (Rondelet, liv. ix, chap. 6, pag. 207), qu'il donne comme une variété de celui-ci. Cependant Artedi1 a laissé avec les plus grands détails dans la partie de son livre où il écrit la description des espèces, celle de l'Exocet de la Méditerranée figuré par Salviani. Elle est reprise par Balk 2 dans les Aménités académiques. Comme cette syno-