‹ Histoire naturelle des poissons (volume 4)Chapitre 45 sur 108 · Pison. Hist. utr. Ind. , [>. Gi · texte numérisé non relu

Pison. Hist. utr. Ind. , [>. Gi

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de taches sur les pectorales; les viscères de cette espèce , sa vessie natatoire ressemblant aussi de tout point à ceux des autres espèces.

La longueur des individus se maintient entre huit pouces et huit pouces et demi.

C'est un des Exocets dont j'ai examiné le plus grand nombre d'exemplaires. Nous en avons réunis dans le Cabinet du Roi plus de quarante individus tous entièrement semblables, mais venant des points les plus différents et les plus éloignés du globe.

Ainsi nous l'avons reçu de nos côtes de Bretagne par les soins de M. d'Orbigny. Ce naturaliste, voulant procurer à M. Cuvier le Germon [Thynnus orcinus) , alla croiser avec les pêcheurs par le travers de l'Ile -Dieu. 11 reconnut qu'un banc de ces grands scombéroïdes n'était plus éloigné d'eux, parce que l'on voyait s'élever à la surface des vagues agitées des poissons volants. Quelques années plus tard, M. Lorois, préfet du département du Morbihan, en envoya à Paris un exemplaire qui avait été péché sur la côte du Morbihan. Le poisson s'éleva par un saut en dehors du filet, et il alla s'échouer en volant à quinze ou vingt pas du rivage. Nous avons d'autres exemplaires, rapportés de Toulon , par M. Riener, ou de Malte, par M. le docteur Leach :

la présence de l'espèce est donc constatée dans la Méditerranée. Nous lavons aussi obtenue de Terre-Neuve par M. Lapilaye; des Antilles, par M. Plée; de la côte de Carthagène des Indes, par M. Boussingault ; de Bahia, par M. Lemesle , de Rio de Janeiro , par MM. Quoy , Gaimard, Lesson, Garnot et Eydoux.

Les naturalistes de la première expédition de l'Astrolabe nous l'ont rapportée de Porto- Praya du cap Vert 5 M. Dussumier l'a prise, non-seulement dans différents points de l'Atlantique, qu'il n'a pas toujours indiqués, mais aussi à Ceylan, à Bourbon, sur la côte d'Arabie , à Minicoi. Nous l'avons aussi du havre Carteret, des environs de l'Ile-de-France, de la Nouvelle-Zélande, des côtes de la Nouvelle-Hollande et de Tongatabou.

Bien que cette espèce se montre sur nos côtes avec nos Exocets aux longues ventrales, je ne vois pas que les ichthyologistes du seizième siècle en aient fait mention. La plus ancienne figure reconnaissable que l'on puisse en citer, est celle de Pison. L'auteur systématique qui en ait le premier signalé le caractère essentiel, est Gronovius; mais sa synonymie est incorrecte : ainsi il cite i.° Gessner, copiste de la figure originale de notre E. Rondeletii, i.° Brown , qui , dans son Histoire de la

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Jamaïque, a composé un être imaginaire tout à fait indéterminable.

Après eux nous arrivons aux auteurs du dix-huitième siècle. Nous en trouvons un grand nombre, qui tous nous ont laissé des figures de cette espèce, mais en se trompant sur sa détermination; car, presque tous le confondaient avec \Ex. volitans de Linné. Cependant Bloch revient ici heureusement aux déterminations linnéennes : son Ex. evolans est donc en effet notre poisson.

M. de Lacépède confond les deux exocets de Linné; il réunit les citations de ces deux espèces, de sorte que sa synonymie contient plusieurs erreurs; il ajoute à la figure de Bloch la citation de la planche de John White ' , qui appartient bien, en effet, à notre espèce : il y rapporte, avec raison, les figures fort exactes laissées par Commerson, et dont une a été gravée (tome v, pi. 12, fîg. 2) sous le nom d'Exocet volant.

G. Forster a aussi laissé dans ses manuscrits la représentation de cette espèce, mais toujours sous le faux nom dEx. volitans.

Commerson et Solander ont laissé, avec

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