‹ Histoire naturelle des poissons (volume 4)Chapitre 53 sur 108 · Renard, Col. 8. n · texte numérisé non relu

Renard, Col. 8. n

CHAP. I. CHIP.OCENTRES. 467

vient tout récemment de l'inscrire dans son travail sur les poissons des mers de Chine et de l'Inde, page 3i 1.

M. Ehrenberg, qui a lait à Massawah une très-belle peinture, qu'il a bien voulu nous communiquer, nous a appris que les Arabes l'appellent Aasa- Mâcha. M. Rousseau m'a rapporté qu'il voyait venir les chirocentres se jeter avec une grande rapidité au milieu des bandes nombreuses des sardines de la côte de Mascate, qu'ils les dispersaient en les effrayant, et qu'ils en attrapaient toujours quelques-unes qui étaient bientôt englouties dans leur large gueule si bien armée : ils annoncent aussi leur présence en faisant de grands sauts au-dessus de l'eau. Comme ils sont très-bons à manger, les Arabes se livrent à leur pêche avec ardeur et assiduité. Ils les prennent dans de grandes seines ; plusieurs pêcheurs s'entendent entre eux en se faisant des signaux mutuels, soit de la côte, soit de leurs barques, pour rapprocher avec assez de promptitude leurs filets. M. Dussumier vante aussi le bon goût de la chair de ces poissons; mais Russel dit que, quoique les Wahlahs soient trèsestimés par les Indiens de la côte de Vizagapatam, ils ne paraissent jamais sur la table des Européens. Les compagnons de M. le capitaine

Duperrey disent, dans leurs notes, que la chair des individus pris à Bourou, était sèche. Il ne faut pas attacher une grande importance à cette différence dans la saveur des poissons; car on sait quelle varie beaucoup , suivant les saisons et par les différentes natures de la côte.

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