Lesueur, Journ. of ac. nai, se. of Phil., vol. I, p
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lui n'a qu'un seul cœcum roulé sur lui-même; que l'estomac est arrondi sans cul-de-sac; que la veloutée n'a aucun repli veloutaire et saillant dans l'intérieur du tube digestif.
Les hyodons ont une grande vessie aérienne à parois minces et communiquant avec l'œsophage. Je ne comprends pas trop ce que veut dire M. Lesueur de deux autres petites vessies à air, subglobulaires, placées chacune dans une cavité creusée de chaque coté de la base du crâne. Il me semble que cela doit indiquer une bifurcation de la vessie aérienne, comme je l'ai souvent observé dans d'autres poissons voisins de celui-ci; cependant je ne vois pas que le docteur Richardson ait trouvé une semblable conformation. La dorsale est courte et au-dessus d'une longue anale. Cet ensemble de caractères me semble justifier le rapprochement que j'établis entre les ostéoglosses et les hyodons.
M. Lesueur a fait d'abord connaître deux espèces de ce genre : elles ont été adoptées par M. Dekay, et M. Richardson en a ajouté une troisième, qui a beaucoup d'affinité avec l'une des deux décrites par M. Lesueur, puisqu'il l'avait d'abord confondue avec l'une d'elles.
M. Rafinesque a aussi un genre Hyodon,
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qu'il divise en trois autres sous-genres, savoir : les Hyodons de Lesueur, et les Glossodons et Amphiodons.
J'ai étudié avec tout le soin possible les trop vagues descriptions laissées par cet infatigable voyageur, qui a malheureusement travaillé sans méthode. Il m'est impossible de caractériser les espèces dont il parle et de les placer dans cet ouvrage fait sur nature.
Ce que je dis de ces sous-genres est applicable aux poissons désignés dans cet écrit sous les noms de Pomolobus, Dorosoma et Notemigonus : je laisse aux observateurs qui explorent l'Ohio, le soin de nous faire connaître ces poissons et de débrouiller cette partie de l'Ichthyologie.
Z/Hyodon tergisse.
{Hjodon tergisus , Lesueur.)
M. Lesueur nous a envoyé deux exemplaires de l'espèce nommée par lui Hjodon tergisus. Ces deux individus sont très-bien conservés. Mais, comme ils sont préparés en peau, nous ne pouvons parler, dans la description suivante, que des caractères extérieurs. Nous allons présenter ce que nous avons observé sur ces poissons de la manière suivante.
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Le corps de l'hyodon est assez haut et comprimé. La ligne du profil supérieur est droite; celle du ventre est fort arquée jusqu'à l'anale; elle se redresse ensuite en devenant plus droite jusqu'au tronçon de la queue. La plus grande hauteur se prend aux ventrales, et fait, à très-peu de chose près, le quart de la longueur totale. La tête est courte, car elle n'est que le sixième de celle du corps. Le museau est très-court, parce que l'œil, dont le diamètre mesure le tiers de la longueur de la joue, est rapproché des maxillaires, et cela dépend de la petitesse des trois premières pièces du sous-orbitaire; caria chaîne de ces osselets ressemble beaucoup à celle de Yosteoglossum. H y a, en effet, entre l'œil et la narine, un premier sous-orbitaire, fortement échancré en avant; puis en vient un second, qui esf très-petit; lequel est suivi d'un troisième, d'abord très -étroit, mais se dilatant un peu pour se réunir au quatrième ; celui-ci et le cinquième forment une très -grande plaque excessivement mince, étendue sur presque toute la joue. L'os est ovalaire et en partie recouvert, sur le poisson frais, par une espèce de paupière adipeuse, mais qui n'avance pas sur la cornée; elle ressemble donc plus à celle du chirocentre qu'à celle de l'alose. Le préopercule ne laisse voir que la partie inférieure de son limbe, dont l'angle est arrondi, et qui recouvre presque entièrement l'interopercule. L'opercule et le sous - opercule , réunis ensemble, forment une plaque à bords arqués, qui laissent à découvert presque toute la ceinture humérale. La bouche est grande et bien fendue.
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La mâchoire inférieure dépasse entièrement la supérieure en remontant obliquement au-devant d'elle ; celle-ci est formée par de courts intermaxillaires et par des maxillaires grêles et étroits , presque entièrement cachés par le sous-orbitaire. Leur talon est un peu plus large que celui de Y osteoglossum ; il avance aussi un peu plus sur la branche de la mâchoire inférieure. Les dents des mâchoires sont coniques, sur une seule rangée à la supérieure et sur deux à l'inférieure ; puis il y en a deux rangées le long du vomer, et ensuite sur les palatins et sur les ptérygoidiens. La langue, libre et longue, a aussi deux séries de dents coniques, pointues et recourbées en arrière. La membrane branchiostège est assez grande et libre. Les ouïes sont largement fendues. La dorsale est reculée sur le dernier tiers du tronc, en ne comprenant pas dans cette mesure la caudale, dont le lobe mesure le dixième de la longueur totale. La nageoire du dos est courte, quadrangulaire et une fois et demie plus haute qu'elle n'est longue. L'anale est étendue, à peu près comme le serait la nageoire d'une brème (Cyprinus brama); la pectorale est large, peu pointue; les ventrales sont de moyenne grandeur.
B. 10»; D. 10; A. 32; C. 24; P. 12; V. 7. Les écailles sont de grandeur médiocre, implantées obliquement et par rangées obliques très -prononcées, au nombre de soixante, entre l'ouïe et la caudale. Le dessous du ventre est caréné, mais sans