Spix, Pisc. Bras., pi. z
3. Agassiz apud Spix et Martius, Pisc. Bras., p. 47? et p. 5, tab. anat. expl. , tab. A. fig. 8.
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mination d'Osteoglossum Vandelli est peutêtre impropre, parce que, s'il avait pu comparer la figure de Vandelli au poisson de Munich, il eût trouve, dans la séparation de l'anale avec la caudale, un caractère qui s'opposait à cette identité spécifique.
J'ai douté longtemps de l'exactitude des planches de M. Spix, et malgré les expressions formelles de M. Agassiz, pinna analis latissima cuni pinna caudali conjuncta, je n'ai pu croire à l'exactitude de ce caractère, qu'après l'avoir fait vérifier de nouveau sur l'original du Musée de Munich. M. Martius et son gendre, M. le professeur Erld, ont eu la complaisance de faire cette vérification à ma prière, et m'ont confirmé cette disposition. Dans ce cas l'on ne doit plus confondre le poisson de M. Spix et celui de Vandelli : c'est celui-ci que nous avons reçu de la rivière de l'Amazone, le seul que je possède, et d'après lequel je vais donner la description suivante. Il est le seul qui mérite le nom d Osteoglossum de Vandelli, à cause de sa parfaite ressemblance avec la figure donnée par ce savant, je n'hésite pas à le lui laisser, quoique MM. Schlegel et Mùller aient, dans leur description, appliqué cette dénomination à l'espèce de Spix, parce qu'une simple citation dans un article destiné
à faire connaître avec beaucoup de détails l'espèce de Bornéo , ne peut servir de règle aux ichthyologistes. Il faut aussi se souvenir qu'elle a été empruntée à une note presque inaperçue de M. Agassiz, qui a fait sa description complète et détaillée sous le nom d'Osteoglossum bicirrhosum. Il demeure bien entendu que mon Osteoglossum Vandelli n'est pas le même que le sien.
Ce poisson a le corps comprimé. L'épaisseur est trois fois et demie dans la hauteur. Le profil supérieur est rectiligne, tandis que l'inférieur suit une courbe qui remonte fortement vers la queue, laquelle a très -peu de hauteur; car elle est comprise quatre fois et demie ou cinq fois dans toute la hauteur du corps, laquelle n'est que le sixième de la longueur totale. La tête, mesurée depuis la saillie de la mâchoire inférieure jusqu'à l'extrémité du bord membraneux de l'opercule, est quatre fois et demie dans la longueur totale. Le dessus du crâne est aplati ; la portion nue de la nuque ne correspond pas même au bord postérieur des sous-orbitaires. L'œil est d'un diamètre médiocre, car il ne mesure que le sixième de la longueur de la tête ; il est tout à fait sur le haut et sur le devant de la joue, ce qui rend la face très -courte; il est séparé de son congénère par un intervalle qui égale une fois et demie son diamètre. Le museau est cependant un peu allongé par la saillie de la mâchoire inférieure , qui dépasse de toute son épaisseur la supérieure; la gueule est
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grande et très-largement fendue. Les intermaxillaires sont très-courts; ils ne dépassent pas, sur les côtés, les ouvertures de la narine; le maxillaire est long, grêle, étroit, caché presque en entier sous le bord des sous-orbitaires : il a très-peu de mobilité. Ces deux os ne portent qu'une seule rangée de dents courtes, qui sont en partie cachées dans l'espèce de gencive qui embrasse l'os ; car on ne peut pas dire qu'il y ait de lèvres. Les dents de la mâchoire inférieure ne sont pas beaucoup plus longues; elles sont sur un seul rang le long des branches, et sur deux, derrière la symphyse : c'est à la mobilité seule de cette pièce et à la longueur de ses branches, restées libres jusqu'à l'articulation, qu'est due l'amplitude de la gueule. Il existe une petite plaque de dents pointues sur le chevron du vomer, sur les palatins, sur les deux ptérygoïdiens ; mais ici, le long du bord interne de la grande aile ptérygoidienne, l'on voit une carène sur laquelle les dents sont plus longues que celles du reste de la plaque. Ces deux carènes, rapprochées l'une de l'autre, forment une gouttière renversée tout le long du palais, dont la voûte est formée par le sphénoïde; lequel, lisse et sans dents sur presque toute son étendue, en porte un petit groupe auprès de l'attache des arceaux des branchies. La langue est libre, large, ovale, assez charnue en avant; elle est longue et remplit l'intervalle assez grand que laissent entre elles les deux branches de la mâchoire. Son os lingual , prolongé en arrière jusqu'entre les branchies, se confond avec le corps de l'hyoïde. Il est un peu concave et couvert
de dents excessivement petites, ressemblant tout à fait, par leur disposition en quinconce, aux àpretés d'une râpe fine. Les râtelures des branchies ne sont pas très-longues ; elles sont aussi couvertes d apretés. Il ne me paraît pas que les pharyngiens supérieurs aient des dents. A cause de la mobilité de toutes les pièces de l'ouïe et des deux branches de la mâchoire inférieure, la membrane qui forme l'isthme de la gorge et qui se réunit à la membrane branchiostège, est assez large; mais, dans l'état de repos, elle reste antérieurement cachée entre les branches de la mâchoire qui se rapprochent assez pour se toucher à la hauteur de leur articulation. On voit pendre sous la symphyse deux barbillons charnus, coniques, à pointe fine et déliée. Leur longueur égale celle de la moitié des branches. La joue est osseuse, parce qu'elle est presque entièrement recouverte par les sous-orbitaires postérieurs et par les pièces de l'appareil operculaire. Toutes ces pièces sont finement ciselées et grenues; le préopercule seul et la mâchoire inférieure sont plus rugueux. Nous comptons cinq osselets sous-orbitaires : le premier est situé entre l'œil et la narine; aussi est-il profondément échancré en avant pour laisser la place à l'organe olfactif Cet os est petit; mais cependant il l'est beaucoup moins que le second et le troisième sous-orbitaire, qui sont réduits a de simples arceaux osseux, tout à fait styliformes; le quatrième sous-orbitaire est une très-large plaque irrégulièrement quadrilatère, dont le bord postérieur offre une sinuosité en S : son angle descend jusqu'à l'extrémité du maxillaire et
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sur l'articulation de la mâchoire inférieure; le cinquième sous-orbitaire a une forme plus régulière et presque rectangulaire; il va du bord postérieur de l'orbite à l'extrémité supérieure du bord montant du préopercule. Cet os se montre comme une pièce triangulaire, élargie en arrière et en bas par une sorte de bord membraneux. L'opercule est trèsgrand; son bord postérieur est largement arrondi, et il couvre à lui seul toute cette dernière partie de la joue; carie sous-opercule ne contribue en rien à augmenter la surface de l'os précédent, parce qu'étant très -petit, il est caché sous l'angle postérieur du préopercule. On peut en dire à peu près autant de l'interopercule, qui est recouvert par une peau épaisse. La membrane branchiostège est assez libre, assez large, et elle se continue en un bord membraneux operculaire, qui est un des plus épais et des plus développés que l'on puisse trouver dans les poissons. Il cache toute la ceinture numérale et s'étend jusque sur la seconde ou la troisième rangée d'écaillés, qui sont elles-mêmes très- grandes. Le dessous de celte ceinture humérale est comprimé en une carène, qui se continue avec celle du ventre, en passant entre les ventrales jusqu'à l'anus. Cette carène n'offre, comme le chirocentre, aucunes dentelures ni aucunes de ces écailles osseuses qui constituent le caractère général de toutes nos vraies clupéoïdes. Les pectorales sont longues et pointues, insérées tout à fait sous le bas de la poitrine, s'étendant et se cachant en quelque sorte le long des flancs lorsqu'elles sont fermées, mais s'écartant du
corps à angle droit. Malgré leur petit nombre de rayons elles ont assez de largeur, parce que l'éventail de ceux-ci a de l'étendue. On trouve dans leur aisselle une écaille libre et plus large que les autres, sans qu'elle soit cependant pointue. On voit donc que la pectorale ressemble aussi, sous presque tous les rapports , à celle des chirocentres. J'en dirai de même des ventrales , bien qu'elles soient beaucoup plus petites. L'anale, qui est très-étendue et qui suit le contour en lame de sabre, caractérisant la forme générale du corps, commence beau-
rps
coup en avant du milieu de la longueur totale; elle se continue jusque tout auprès de la caudale, sans cependant y toucher et se confondre avec elle. Il faut, pour observer cette distinction, y regarder avec soin, et écarter légèrement les deux nageoires, en mettant le poisson sur un plan lisse; rien n'est plus facile que de croire à la réunion des deux nageoires. J'ai examiné les trois individus de la collection sous ce point de vue, pour m'assurer de la séparation de l'anale et de la caudale. La dorsale est basse, un peu plus courte que l'anale, quoiqu'elle finisse aussi tout près de la caudale. Il résulte de cette disposition des deux nageoires verticales que le tronçon de la queue est excessivement court; la caudale elle-même, qui est arrondie, est petite.
La ligne latérale part, comme à l'ordinaire, de l'écaillé mastoïdienne, et s'infléchit vers le ventre en suivant à peu près la courbure du profil; elle
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est formée d'une suite de tubulures simples, qui deviennent, après le dessèchement, de petits sillons ou enfoncements sur toutes les écailles de la ligne latérale. Les écailles sont grandes- j'en compte trentecinq rangées entre l'ouïe et la caudale; une d'elles, examinée avec soin et à la loupe, montre que toute sa surface est couverte d'un réseau à mailles ordinairement quadrangulaires et que toute la surface est finement granuleuse. On sait que les couleurs de ces poissons sont très-brillantes; mais les individus que j'ai sous les yeux sont entièrement décolorés. Nous pouvons en juger par le beau dessin de Spix, qui représente toutes les écailles du corps d'un bel orangé rougeâtre et bordé d'une large bande d'un beau bleu. Les nageoires sont d'un brun plus ou moins jaunâtre.
L'étude anatomique des viscères m'a montré un œsophage extrêmement large , sans plis , donnant dans un grand estomac, arrondi en arrière et sans cul- de -sac; deux longs ccecums auprès du pylore; l'intestin se continue en un tube simple et étroit, ne faisant point de circonvolutions, se dilatant au rectum. La vessie aérienne est très-grande, à parois minces et membraneuses ; elle me paraît simple et arrondie vers le haut, et elle communique avec l'œsophage par un canal court, dont l'entrée me paraît excessivement étroite.
Le foie est de longueur médiocre, étroit et réduit à un seul lobe, situé entièrement dans l'hypocondre droit.
Un individu a été envoyé de l'un des
affluents de l'Amazone de l'intérieur du Brésil par M. le comte de Castelnau : il a près de deux pieds. Le Cabinet du Roi en possède deux autres exemplaires, qui ont été pris dans la rivière de l'Amazone par l'un des officiers distingués de la marine, M. Tardy de Montravel , connu par son beau travail hydrographique sur le cours de ce grand fleuve.
Il me paraît évident que YOsteoglossum arowana de M. Schomburgk appartient à notre espèce; on trouve, en effet, dans sa description de trop nombreux détails parfaitement semblables avec nos individus, pour ne pas croire à une identité spécifique. 11 dit que ce poisson n'est pas rare dans le Rupununi; qu'on le trouve aussi dans le Essequibo. Il l'a vu aussi en abondance dans le Rio Branco, un des affluents du Rio Négro; mais ce poisson est plus rare dans ce fleuve. Il aime les eaux vaseuses, et se nourrit, suivant M. Schomburgk, de substances végétales. On le voit souvent nager près de la surface de l'eau, ce qui permet aux Indiens de le tuer à coups de flèche. Les noms vulgaires que l'on trouve cités dans cet ouvrage, sont ceux de Macusi et & Arowana. Je n'ai pas accepté le nom à'Osteoglossum Arowana, parce que je n'ai pas voulu laisser tomber dans l'oubli, par
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cette innovation, le nom du naturaliste de Lisbonne, qui a publié le premier une figure si correcte de notre poisson.
Z/OSTÉOGLOSSE ÉLÉGANT.
{Osteoglossum formosum , Miïll. et Schlegel.)
Je ne connais l'espèce de Bornéo que par la description et la ligure des naturalistes hollandais que je viens de citer.
Cette espèce diffère de la précédente par un corps beaucoup plus trapu et surtout plus haut entre la dorsale et l'anale. A cet endroit du corps la hauteur mesure le quart de la longueur totale. Le profil supérieur du corps est rectiligne jusqu'à la dorsale; l'inférieur est courbe. Les dents, surtout celles du vomer, me paraissent plus fortes. Je crois aussi que celles de la langue sont plus grosses. L'os lingual est d'ailleurs plus pointu. Les sous - orbitaires couvrent de même toute la joue; il y a aussi deux barbillons sous la symphyse de la mâchoire inférieure. La dorsale est courte, reculée tout à fait sur l'arrière du dos; elle est arrondie; l'anale, plus longue que la dorsale, est haute, et a une étendue proportionnelle beaucoup plus courte que dans l'espèce américaine. La pectorale est pointue et dépasse l'insertion des ventrales. Les écailles sont plus grandes et moins nombreuses sur le corps que dans l'espèce américaine. Je n'en compte guère que vingt- cinq rangées entre l'ouïe et la caudale. A ces formes si
distinctes nous ajoutons une différence très -notable dans les couleurs. Ce beau poisson a le corps d'un vert brillant, avec une bordure violette à chaque écaille. La tête, de la couleur du tronc, a la mâchoire inférieure blanche et des taches lilas, sous forme de traits oblongs, éparses sur ces diverses parties. Toutes les nageoires sont d'un bel orangé. MM. Mùller et Schlegel ont compté quinze rayons à la membrane branchiostège. Cette différence assez considérable entre les nombres du poisson de Bornéo et ceux de l'espèce d'Amérique ne me paraît pas, cependant, devoir faire distinguer génériquement le premier, parce que je ne vois aucune autre différence essentielle indiquée dans la description. Je ferai même remarquer que l'anale est séparée de la caudale comme dans le poisson que j'ai décrit.
Voici les autres nombres indiqués dans la description hollandaise.
Les habitants de Bornéo à Kœwala-Pattai nomment ce poisson Tangalasa. La chair est très-sèche.
De /'Ischnosome (Ischnosoma, Spix), et en particulier de I'Ischnos. bicirrhosum, Sp.
(Osteoglosswn bicirrhosum , Agassiz).
Ainsi que je l'ai dit plus haut, j'ai longtemps douté de la réunion de la caudale et de l'anale dans le poisson figuré par Spix, tab. 25, sous
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le nom de Ischnosoma bicirrhosum. Cependant, les expressions de M. Agassiz sont si positives, qu'avant de prendre un parti définitif, j'ai consulté de nouveau sur ce sujet M. Martius. Cet illustre botaniste a bien voulu examiner, à ma prière, le poisson conservé dans le cabinet de Munich. Il s'est de plus fait aider dans cette recherche par son gendre, M. le professeur Erdl, habile physiologiste, si connu par ses beaux travaux sur le développement de l'œuf humain et sur celui du poulet, et qui vient de prendre un rang recommandable en ichthyologie par ses intéressantes recherches sur le Gjmnarchus niloticus; ils m'ont confirmé de la manière la plus positive cette réunion des deux nageoires.
Comme j'ai examiné trois exemplaires de l'Ostéoglosse de Vandelli, que tous les trois se ressemblent parfaitement, je crois que le caractère de la séparation de l'anale et de la caudale est constant et normal dans cette espèce de l'Amazone; et comme ce même caractère se retrouve dans le poisson des eaux douces de Bornéo, il faut aussi ajouter que la division des deux nageoires est le caractère normal et constant du genre osteoglossum.
Si le poisson de M. Spix n'est pas une de 19. 20
50G L1VKE XX. MALÂCOPTÉRYGIENS.
ces déformations accidentelles qui constituent une variété, le caractère du genre établi par M. Spix, reposera sur la réunion des deux nageoires, anale et caudale. J'incline à croire que l'individu du Musée de Munich est une de ces variétés accidentelles; mais n'en ayant pas de preuve suffisante, je laisse aux observateurs qui se trouveront à même de vérifier cette question, le soin de la résoudre complètement. Je préfère , pour éviter toute confusion, traiter dans un article, sous le nom dlschnosoma, de celui sur lequel il me reste les doutes que je viens d'exprimer ; car il est bien certain que mon osteoglossum ne diffère en rien de celui de M. Vandelli, tandis que Xischnosoma ne lui ressemble pas entièrement. A part le caractère que je viens de signaler, on peut dire brièvement de ce poisson que sa tête, son corps, sa dentition, les barbillons qui pendent sous la symphyse de la mâchoire, les écailles, les couleurs ressemblent tellement à notre osteoglossum, autant du moins qu'on en peut juger sur une figure et d'après la description détaillée que M. Agassiz en a donnée, qu'il est inutile de revenir ici sur ces détails. Il me semble, cependant, que le premier rayon de la pectorale et celui de la ventrale de Yischnosoma sont plus courts et moins prolongés en filaments que ceux de Y osteoglossum.
L'exemplaire du Musée de Munich est long
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de deux pieds : il vient aussi de la rivière des Amazones.
DU GENRE HYODON (Jfyodon, Lesueur).
Le genre Hyodon a été établi par M. Lesueur1 pour classer un poisson de l'Ohio et du lac Érié , connu des habitants sous le nom de Hareng. Il ressemble, en effet, aux chipes par la forme comprimée du corps, par les rapports des intermaxillaires et des maxillaires, par la grandeur des yeux, par celle des écailles et même par la couleur: mais il s'en distingue à l'extérieur par l'absence de la carène dentelée du ventre, par la grandeur des dents en crochets que porte la langue, et qui rappelle tout à fait celle des truites. Il y en a de plus au vomer , aux palatins : cette dentition montre les affinités des hyodons avec les ostéoglosses. On peut encore la trouver dans la grandeur des sous-orbitaires trèsminces qui couvrent cependant toute la région préoperculaire de la joue. Nous saisissons encore une autre affinité dans les formes du canal intestinal, puisque le docteur Richardson nous apprend que l'espèce disséquée par