Cuv. et Val., Hist. nat. des poissons, t. XVIII, p
d'un Ëlope , et en se souvenant aussi queSloane appelle ce dernier The pounders, il n'est pas difficile de reconnaître que, par une faute d'impression , on a écrit Ten au lieu de l'article The.
Le BlJTIRIN CONORHYNQUE.
(Albula conorhjnchus , Gronovius et Nozeman).
Il m'était impossible de savoir ce que pouvait être le poisson décrit et figuré par Nozeman, sans l'extrême obligeance de mon ami, M. Schlegel, conservateur du Musée de Leyde. Il a bien voulu m'envoyer la traduction fidèle et complète du texte de la description du naturaliste d'Amsterdam, et le calque de la figure. Ce travail est inséré dans un recueil hollandais fort rare à Paris. Il résulte de cette description et de la figure que le poisson dont il y est parlé est un Butirin.
Il me paraît différer des espèces examinées jusqu'à présent, par la tache d'un noir profond , représentée sous le museau; par la disposition de points en séries verticales sur les écailles , et par la hauteur du corps sous la dorsale.
Voici les nombres qu'il indique :
L'auteur dit que ce poisson a été pris dans la Méditerrannée, sans aucun autre renseigne-
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ment à ce sujet. Est-ce une erreur, ou bien est-ce une de ces raretés que cette mer cache encore dans ses profondeurs?
Je ne vois qu'une seule observation à faire sur la description des dents. L'auteur dit : «le palais et la mâchoire inférieure de ce «poisson, mais non pas la langue, sont armés «d'un grand nombre de dents très -petites, « qui, vues à la loupe , se montrent recourbées « vers le dedans. * Cette forme convient bien aux dents maxillaires, mais non pas à celles du palais. Je conçois d'ailleurs qu'il n'ait pas vu les dents linguales, parce que la partie libre et charnue de cet organe est assez longue.
Que ce poisson vienne ou non de la Méditerrannée, il ne me paraît pas moins devoir être considéré comme d'une espèce distincte.
358 LIVRI' XX. MALACOPTÉRYGIENS.