Journ. se. nat. of Phil. , vol. I, p
suivantes : les dents de la rangée interne des palatins et celles* des mâchoires sont plus grosses; les antérieures sont surtout très -fortes. Je remarque celles du chevron du vomer, à cause de leur grandeur, mais celles du corps de l'os sont implantées sur une bande beaucoup plus étroite- les dents avancent aussi davantage sur la langue.
D. 21; A. 20, etc.
Je compte sur mon individu desséché cent trentecinq rangées d'écaillés le long du corps. Un grand nombre sont échancrées; les couleurs ressemblent beaucoup à celles de notre brochet.
M. Richardson porte le nombre des e'cailles de la ligne latérale à cent soixante -deux, et en trouve quarante-cinq rangées dans la hauteur.
Notre individu a deux pieds deux pouces : il vient du lac Érié j on en prend de trois pieds et davantage.
La description de cette espèce a paru dans le Journal des sciences de Philadelphie (loc. cit.). Les noms qu'on lui donne comniunëment sont ceux de pike ou de pickerell, d'origine anglaise, et de maskallon^e pour les Indiens; mais que M. Richardson écrit maskinon^é , et M. Dekay, niuskellun^é.
M. le docteur Richardson a observé dans le lac Huron, avec le brochçt ordinaire, cette espèce américaine. Ce célèbre voyageur l'a rapportée de Penetanguishem, sur les bords
326 LIVRE XIX. ÉSOCES.
du grand lac, où il est plus rare que dans le lac Erié et les autres grands étangs du sud du Canada. Il ne l'a pas rencontrée dans les rivières qui versent leurs eaux dans la baie d'Hudson ou dans la mer Polaire.
Un observateur canadien, M. Todd, lui a dit que, pendant la saison du frai, l'Estor remonte dans les rivières afïïuentes du lac Simkoe, où il se nourrit de poissons et de petites boules vertes et gélatineuses, qui se forment et se développent sous l'eau.
Ce brochet atteint au poids de vingt-huit livres : on le préfère, pour la table, à l'espèce ordinaire {commun pike). Je ne sais pas si, par cette expression , M. Richardson entend le brochet d'Europe, ou s'il veut parler du commun pike des Américains : ce serait alors à Yesojc reticulatus qu'il aurait comparé cet esox estor. Je crois cependant qu'on a pensé à Vesoa: lucius.
M. le docteur Dekay ' cite aussi cette espèce dans sa Faune de New-York : il indique , en synonymie, une description du docteur Mitchill, de 1824, sous le nom d'esojc masf/uinou^j. Outre les lacs Érié ouHuron, M. Dekay sait qu'on trouve aussi ce brochet à Monte-