LIVRE XIX. ESOCES
du Brésil, et qui est, ainsi que l'autre, du genre que M. Guvier a appelé Glossodonte. La description manuscrite de la Galaxie est faite sous le nom fort caractéristique di^Esox alepidotus. La figure de la bibliothèque de Banks, dont M. R. Brown a laissé prendre une copie pour notre ouvrage, est désignée sous le même nom. Rien n'est plus clair. Bloch, cependant, reprend la phrase diagnostique de YEsox argenteus de Gmelin, en y ajoutant des épithètes tirées évidemnlent de la description de Forster; puis il persiste à confondre avec le poisson de la Nouvelle-Zélande, celui décrit à Otaïti; il altère même la description faite sur les lieux par le compagnon de Gook, et pour compléter la confusion , il applique la dénomination vulgaire d'un poisson américain à celui de la Nouvelle-Zélande.
Schneider, en rectifiant une partie des erreurs commises par Bloch , a cru devoir placer YEsojc argenteus dans le genre Sjnodus de l'ichthyologiste de Berlin. Gette association ne faisait qu'ajouter à la mauvaise conception du genre Synode.
CHAP. II. GALAXIES. 355
La Galaxie maculée.
{Galaxias maculatus^ nob.; Mesites maculatus , Jennyns.)
Nous avons aussi reçu une galaxie des Malouines.
Elle ressemble au G. attenuatus par son ensemble.
Elle a la dorsale coupée carrément, plus haute que longue; l'anale, plus étendue, est plus basse; la caudale est fourchue.
D. 10; A. 14; etc.
Le corps est couvert de grosses taches brunes sur un fond jaunâtre. Vues à la loupe, on observe que ces taches sont formées de la réunion de petits points pigmentaires.
M. Lesson nous apprend que ce petit poisson a été trouvé sous les galets et dans les touffes de fucus des côtes des Malouines.
L'individu, long de trois pouces et un tiers, a été rapporté par les compagnons de M. le capitaine Duperrey.
M. Jennyns a décrit' cette espèce sur un individu pris par M. Darwin dans une mare d'eau douce de la péninsule de Hardy, à la
1. Jennjns, Zool. of ihe voyage ofihe Bengale fish. , p. 119,
pi. XXII, fig. 4.
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Terre-de-Feu ; mais ce voyageur a trouvé ces poissons plus communs dans les eaux douces de la rivière de Santa- Cruz de Patagonie. Il a vu le nombre des rayons de la dorsale varier de douze à dix. Les exemplaires des naturalistes anglais sont un peu plus petits que celui de MM. Lesson et Garnot. Ceux-ci disent positivement avoir trouve le leur parmi les touffes de fucus; ce qui doit faire croire que ces petits poissons peuvent vivre dans les eaux saumâtres, si ce n'est tout-à-fait dans la mer. La ligure de M. Jennyns ne laisse rien à désirer, tant elle est parfaite.
La Galaxie alpine.
{Galaxias alpinus , Mesites alpimis, Jennyns.')
Les mêmes naturalistes ont encore fait connaître une autre espèce de la Terre-de-Feu.
M. Jennyns la décrit comme très-semblable à la précédente, mais
avec les yeux plus grands, et les dénis antérieures de la langue plus fortes.
La couleur, dans l'alcool, paraît être un brun verdâlre, devenant plus foncé sur le dos. Tout le corps est sans taches, avec un très- fin sablé noi-