Règne anim., édit. Crochard, Poissons, pi. 97, fig
2. Jenn^ns, Zool. of the voy. of the Beagle fishes , p. 121 , pi. XXII, fig. 5.
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La Galaxie fasciée.
( Galaocias fasciatus ^ nob. )
Les eaux douces de la Nouvelle-Zélande nourrissent aussi leurs espèces de galaxie. Le Cabinet du Roi en possède une de la baie des îles.
Elle a le museau un peu plus pointu; les dénis des mâchoires aussi fines; mais celles de la langue sont plus fortes. La dorsale et l'anale rondes et hautes, surtout la seconde; la caudale carrée; la pectorale elliptique, et la ventrale arrondie est plus longue que dans aucune autre espèce.
D. 11 5 A. 13, etc.
Le corps est traversé par douze à quatorze lignes blanchâtres sur un fond roussâtre , qui était probablement verdâtre sur le poisson frais. Les nageoires sont incolores. Une tache bleu -foncé est au-dessus de la pectorale.
Nous devons les trois individus, longs chacun de trois pouces, à MM. Quoy et Gaimard; mais je trouve dans leurs notes que ces poissons atteignent à neuf pouces. Lesson etGarnot en ont aussi rapporté, et l'un de leurs individus est plus grand; il a quatre pouces et vm tiers. Des baleiniers leur avaient donné ces poissons à la Conception du Chili.
Les indigènes de la Nouvelle-Zélande ont
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désigné ces Galaxies, sous le nom de Para, aux compagnons de M. Dumont d'Urville.
La Galaxie de Forster.
{Galaxias Forsteri, nob.; Esox alepidotus , Forst.)
C'est auprès de ces deux espèces que nous plaçons celle observée par Forster, en l'j'jS, dans les mêmes lieux, et qu'il a nommée Esox alepidotus. Nous ne pouvons plus aujourd'hui conserver une épithète qui convient à toutes les espèces du genre.
Celle-ci a le corps semblable aux précédentes. Les nombres des rayons sont à peu près les mêmes. La dorsale est haute, arrondie; l'anale, également ronde, est plus étendue sous la queue, mais moins haute. La caudale a l'extrémité de ses lobes arrondie; la ventrale est assez large et tronquée. Voici les nombres tirés de Forster :
B. 9 ou 10; D. 11; A. 16; G. 20; P. 14; V. 7. Dans le texte , le savant voyageur dit quie le corps est brun en dessus; mais sur la figure, tirée de la bibliothèque de J. Banks, il est peint en vert rembruni et couvert de taches jaunes onduleuses, imitant des caractères d'écriture.
Il lui donne neuf pouces de longueur; c'est celle de nos truites ordinaires.
On lit dans la description publiée par les ordres de l'Académie rovale des sciences de
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Berlin, et par les soins de M. Lichtenstein ', que ce poisson fut pris à lliameçon dans les lacs d'eau douce de la Nouvelle-Zélande. Sa chair fut trouvée bonne par les matelots de la Résolution, qui appelèrent cette espèce du nom de la truite, sans doute à cause de sa forme et de ses taches.
Forster l'a indiquée plutôt que dénommée zoologiquement dans la narration de son Voyage "", se réservant sans doute de renvoyer à la description détaillée qu'il en avait prise sur les lieux.
Cette simple indication servit cependant à Gmelin pour établir d'après elle une espèce qu'il ajouta au genre Esox de Linné. Il me paraît toutefois probable qu'il confondit la note relative à notre galaxie avec une autre, prise dans le second volume de la relation de Forster. A cet endroit ce célèbre voyageur mentionne une espèce toute différente de celle indiquée dans le premier volume ; elle est d'une île fort éloignée, et elle est indiquée par le nom d'£!yojr argenteus. Cette dénomination fut celle adoptée par Gmelin,
1. J. R. Forster, Descr. animal, curante Lichtenstein, p. 1^2,
2. A voyage round ihe JVorld, in-4-° Londres, 1777, t. I, p. iSg.
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pour désigner le poisson de la Nouvelle- Zélande j la citation du Sjstema naturœ (Forst. , Iter circa orbem , vol. I.", p. i Sg) répond en effet à notre seule galaxie; il n'y avait là qu'une simple transposition de mots. M. de Lacépède,sans autre guide que Gmelin, introduisit aussi cet Esojc argenteiis dans la liste, réduite d'après ses principes, des espèces de son genre Ésoce. Mais Bloch , qui possédait cependant les descriptions originales et détaillées de Forster, fit dans son Système posthume une grave confusion , reconnue et signalée par Schneider pour la plus grande partie; mais sur laquelle il reste encore des éclaircissements à donner.
Voici le peu de mots de Forster au sujet de YEsojc argenteus ' : « Nos pécheurs furent « très-heureux; ils prirent trois cents livres pe- « sant de mullets et d'autres poissons; puis il « ajoute en note : particularlj a sort cormnon « in the West Indies , and tliere called Ten « pounders {^Esox argenteus n. s.).'' Cette courte indication montre que Forster avait parfaitement reconnu le poisson qu'il signale sous ce nom, en le comparant à une espèce très-voisine des mers des Antilles et des côtes
i. Forster. loc. cit., t. II, p. 282.