Ath., Deipn., liv. VII, p. Sig, D
2. 0pp., Hal. , liv. 1, vers 172, p. i56, et liv. 111, vers 177, p. 278.
CHAP. VII. ORPHIES. 399
poissons. Je vois bien que Rondelet veut l'expliquer par la sécheresse de la chair de l'orphie; mais cette interprétation me paraît bien peu naturelle. Pline' n'a fait que traduire littéralement Aristote en ce qui touche le mode de frayer des Belone ou des Aciis.
Artedi a copié sans aucune sorte de critique les citations grecques d'après Rondelet, et sans remonter aux sources originales, et la plupart des auteurs ont ensuite pris leur érudition dans le Sjnonymia piscium. C'est une nouvelle preuve de la légèreté avec laquelle les déterminations des noms qui nous sont venus des auteurs anciens ont été faites.
Mais comme le nom de Belone est aujourd'hui adopté d'une manière précise, nous ne le changerons pas, après avoir fait remarquer qu'il n'aurait pas dû être appliqué à nos poissons.
Z;'Orphie vulgaire.
{Belone vulgaris, nob.)
Tous les ichthyologistes ont jusqu'à présent confondu l'espèce des côtes de l'Océan avec celle de la Méditerranée, mais le caractère important que j'ai trouvé dans la présence des dents au vomer rend cette distinction spéci-