‹ Histoire naturelle des poissons (volume 5)Chapitre 124 sur 149 · Hist. anim., liv. VI, ch. XVII, p. 873, E · texte numérisé non relu

Hist. anim., liv. VI, ch. XVII, p. 873, E

598 LIVRE XIX. ÉSOCES.

pas contenté de caractères précis pour traduire l'expression grecque et qu'il ait voulu appliquer sans aucun motif le nom de dsKovvi à notre orphie. Je ne puis l'expliquer qu'en supposant qu'il se sera laissé tromper par la dénomination d'aiguille donnée à l'orphie, et qu'il aura voulu retrouver dans Aristote un poisson auquel le nom vulgaire de son temps, conservé encore aujourd'hui, pouvait être donné par les anciens.

On trouve aussi dans Athénée^ que Dorion établit que \e''Scc(ptç est le même poisson qu'Aristote appela [^èAovtj. Il ajoute un trait remarquable qu'on ne peut attribuer aux orphies, c'est de manquer de dents. On doit donc également en conclure que le 'fcc^piç d'Oppien'' est aussi le syngnathe. Cette interprétation explique alors l'épithète (ïoiChsvvy]ç (sans mucosité) que quelques auteurs ont donné comme un nom spécifique de poisson. Cet adjectif désigne très-nettement et fort exactement la nature de la peau coriace osseuse des syngnathes, et ne saurait être employé pour les orphies, dont la peau est lisse et tout autant muqueuse que celle de la plupart des

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