Cornid.^ Poiss. de Gall
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sur les côtes avant l'arrivée des maquereaux, les pêcheurs la considèrent comme le guide de ces poissons. On la pêche soit au harpon, quand elle est très-abondante, soit avec des filets en forme de T, que Ton appelle aiguilïeres. On la prend aussi aux flambeaux et on peut quelquefois en pêcher jusqu'à quinze cents dans une seule nuit.
Rudolphi a trouvé dans ce poisson plusieurs helminthes, X Ascaris acus, que l'on rencontre aussi dans le brochet, mais où il est beaucoup plus commun, deux espèces d'Échinorhynque, \E. an^ustatus et YE. pristisj un Distome, le Dist. gibbosum , le Scolex poljmorphus et enfin des Ténias.
L'Orphie aiguille.
{Belone acus, Risso).
Il existe dans la Méditerranée une orphie qui a été jusqu'à présent regardée par tous les ichthyologistes comme étant de la même espèce que celle de l'Océan, décrite dans l'article précédent, mais qui en diffère par un caractère fort essentiel; c'est, comme nous l'avons dit,
de manquer de dents au vomer. J'ai vérifié ce caractère remarquable sur quinze individus de différente
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laille, et qui nous sont 'venus de divers points de la Méditerranée. Je trouve aussi que les dents des mâchoires sont un peu plus fortes; mais j'avoue que, s'il n'existait pas la grande différence que je viens de signaler sur le palais, je ne me serais pas arrêté à ce caractère pour distinguer les deux espèces. Du reste, l'ensemble des formes et des proportions de la tête, du bec, du tronc, des nageoires, et le nombre des rayons de ces dernières, sont tout-à-fait semblables à tout ce que nous observons dans notre espèce de l'Océan.
Je me suis assuré que les viscères de cette espèce ressemblent tout-à-fait à ceux de la précédente, et que la vessie aérienne n'a aucune communication avec le canal intestinal.
Nos individus atteignent jusqu'à vingt- six pouces de longueur; ils proviennent des collections laites aux Martigues et à Marseille par M. Delalande, à Naples par M. Savigny, en Sicile par M. Bibron, et en Morée parles naturalistes de la commission scientifique de cette expédition.
Nous ne devons pas cependant omettre de signaler aux naturalistes que nous avons reçu de Toulon, par les soins de M. le duc de Rivoli, un individu qui a la même denture au maxillaire que les précédentes et dont le vomer porte deux ou trois petites dents, mais pas un plus grand nombre, ce qui est
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fort différent de la plaque ovoïde qui termine le chevron denté de l'orphie de l'Océan. Je n'hésite donc pas à regarder cet individu comme une simple variété de l'espèce que nous décrivons.
Il me paraît qu'il faut rapporter à cette espèce les citations de Salviani \ d'Aldrovande % de Gesner^, dont sa figure lui avait été envoyée de Venise. Nous arrivons tout de suite après ces auteurs anciens à Brunnich"^ et à M. Risso, qui dans sa première édition nomme encore ce poisson Esox Belone, mais qui dans la seconde appelle l'espèce du nom àe Belone aciis, quoiqu'il crut alors, ainsi que le prouve sa synonymie, que c'était le même poisson désigné d'après M. Cuvier sous le nom de Belone vul-
garis.
Nous voyons aussi notre poisson fort exactement et très -élégamment figuré par M. le prince Charles de Canino dans la Faune italienne. Ce savant zoologiste croit toujours à la communauté de l'espèce dans les deux mers européennes 3 nous n'avons donc pas à parler de sa synonymie. Je rapporterai aussi ^