R(.'ua)(l, Poiss. fies Mol., 2/ part., pi. X!V, n
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disposition singulière donnée aux dorsales, le Geep * de la côte Alforeese , parce que l'on peut joindre au caractère du bec la particularité que ce poisson avait les arêtes vertes.
Enfin, je trouve encore dans ce même auteur, sous le nom de Geep-Serooj^, une autre figure, dont je ne parle ici que parce que Bloch a eu la singulière idée de la placer en synonymie de YEsojc osseiis, que l'on sait être un poisson des fleuves de l'Amérique septentrionale. La figure de Renard est copiée et altérée de l'original qui existe dans le recueil des peintures faites aux Moluques pour l'amiral Corneille de Vlamming : elle n'est pas aussi exacte que beaucoup d'autres de ce recueil, et aussi je n'ose la déterminer spécifiquement, mais il est hors de doute qu'elle ne représente une orphie.
Z'Orphie de d'Urville.
{Belone Un^illii, nob.)
Cette espèce a
le corps trapu j la tête et surtout le bec fort alongé, par rapport au raccourcissement du corps ; car la longueur de cet organe n'est que deux fois deux
1. Renard, Poiss. des Mol., 2.' partie, fol. XL, 11." lyS. '2. Renard, Poiss. des Mol., 1.'* part., fol. 8, n." 56.
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tiers dans celle du corps entier; il y a quelques stries sur le crâne le long du bord de la cannelure; les dents sont grêles et très - pointues ; les âpretés et la mâchoire supérieure sont même assez aiguës; le sous-orbitaire est peu festonné : il est couvert, comme la surface entière de la joue et de l'opercule, d'écaillés; caractère que je n'ai pas encore rencontré dans les autres espèces. Les écailles qui couvrent le corps sont fortes et serrées. La pectorale est longue et pointue : elle est comprise cinq fois entre le bord de l'opercule et l'extrémité de la caudale: celle-ci est arrondie; la dorsale et l'anale sont courtes et élevées; la hauteur des plus longs rayons de la dernière égale la longueur de la base
de la nageoire.
Ce poisson me paraît avoir été vert foncé sur le dos et avoir eu une large bande argentée longitudinale au-dessous de cette teinte; une large bande bleu noirâtre reste encore sur la base de la dorsale et de l'anale; les autres nageoires paraissent incolores.
Ce poisson est long de quinze à seize pouces. Il vient des îles de Vanikoro par les soins des naturalistes de l'expédition àeY Astrolabe., sou.?, les ordres du contre-amiral Dumont d'Urville.
On conçoit que nous avons dû dédier une si belle espèce à l'intrépide et infortuné navigateur, dont la mort rappellera toujours de si douloureux souvenirs.
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L'Orphie anastomelle.
{Belone aiiastomella j nob.)
Voici une seconde espèce, qui avoisiiie la précédente par la disposition des écailles de sa tête, mais qui, par la forme de son corps et par la petite ouverture de la base de son bec, rappelle tout-à-fait l'espèce américaine que nous avons désignée sous le nom de Belone Mans.
Cette orphie a la tête et le museau fort alongés et contenus au moins trois fois et demie dans la longueur d'un corps qui est lui-même grêle et comprimé; car la hauteur est le dixième de celle du tronc; l'épaisseur du dos fait un peu moins de moitié de la hauteur, et le ventre est presque tranchant; le dessus de la tête est étroit ; la région sourcilière des frontaux est striée; l'intervalle de la cannelure est lisse et un peu écailleux; le sous-orbitaire s'avance en pointe au-devant de la narine; comme il est très-étroit en arrière , il ne recouvre pas le talon du maxillaire. L'œil est de grandeur médiocre; toute la joue, au-delà de l'œil jusqu'au bord membraneux de l'opercule, est couvert de petites écailles; celles de la surface postérieure tombent plus facilement que celles qui sont près de l'œil : il faut faire attention à ce caractère, sans quoi l'on croirait aisément que l'opercule, qui paraît aussi argenté et aussi brillant que la mâchoire inférieure, a la surface nue. La pectorale est pointue, aussi longue que le corps est
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haut. Le lobe antérieur de la dorsale et celui de l'anale sont peu pointus, mais ce dernier est beaucoup plus large que le premier; la caudale me paraît arrondie.
Le dessus du dos est brun; les côtés sont argentés j la pointe de la pectorale est noirâtre; tout le corps est couvert de petites écailles striées; les carènes du ventre sont peu marquées et ne paraissent plus audelà de l'anale.
Cette espèce a été envoyée de Chine par M. Garnaèit, consul de Fiance. L'individu est long de vingt-et-un pouces.
Z/'Orphie annelée.
{Belone annulata^ nob.)
Cette espèce a
la tête et le museau plus courts que la précédente ; comme les autres orphies, les joues et l'opercule n'ont que des écailles presque imperceptibles; celles du corps même sont d'une petitesse remarquable. La tête et le museau sont plus courts : ils sont compris trois fois et un tiers dans la longueur totale; le dessus du crâne et l'intérieur de la cannelure sont striés ; les pectorales sont courtes ; la dorsale est échancrée en avant, et les derniers rayons, assez fins, s'alongent de manière à dépasser de près d'un tiers ceux du lobe antérieur. L'anale est taillée en faux : ses derniers rayons sont bas; le lobe inférieur de la
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caudale dépasse le supérieur; mais quand la nageoire est étalée, elle paraît plutôt en croissant que fourchue.
D. 24; A. 21, etc.
Les carènes latérales sont assez marquées et nettement dessinées sur les côtés de la queue; le dos est vert olivâtre rembruni, suivi d'une bande longitudinale argentée, bordée en dessous d'une autre bande rembrunie; les côtes et le ventre sont blanc argent. La pointe des pectorales est noirâtre; un trait vert foncé descend de l'occiput sous la gorge, en passant le long du bord du préopercule.
L'individu, originaire du même Voyage que le précédent, est long de treize pouces.
Il a été pris aux attérages des Célebes. Les mêmes naturalistes en ont rapporté un autre exemplaire, pris à Tongatabou, la principale île de l'archipel des Amis. Nous retrouvons aussi cette même espèce aux Séchelles : M. Dussumier l'en a rapportée. Il lui donne pour couleur le dos verdâtre, les flancs et le ventre argentés. Quoiqu'il ne parle pas du trait qui descend le long du bord du préopercule, il est encore très -visible sur l'individu qu'il a conservé dans l'alcool. Il en parle comme un poisson estimé aux Séchelles.
Je rapproche aussi de cette espèce un individu que M. Leschenault a envoyé de Pondichéry et qu'il a confondu avec l'espèce que
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nous décrirons plus bas sous le nom de Belone oculata, par la in<3me dénomination vulgaire en malabare de Pam pin -kola. Il dit que ce poisson est abondant dans la rade de Pondichéry, et que la chair est de bonne qualité.
Je crois qu'il faut rapporter à cette espèce le TValilakuddera de Russel'. Je n'aurais aucun doute sur ce rapprochement, si l'auteur avait donné un peu plus de longueur aux derniers rayons de la dorsale; car les nombres de cette nageoire et ceux de l'anale conviennent très-bien à ceux de nos individus. Russel dit que ce poisson, sans être estimé, est cependant servi sur la table des Anglais établis à Vizagapatam.
C'est dans l'une de ces espèces indiennes qu'il faudra chercher le Belona indica de Lesueur% décrit en 1821 sur ses notes prises pendant son voyage autour du monde fait en i8o3. L'individu qui avait été déposé, au retour de l'expédition de Baudin, dans le Muséum d'histoire naturelle, ne s'y trouve plus, et comme la description est fort incomplète, il est impossible d'arriver maintenant à une détermination précise.