Asiat, research., J. XIX, part
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bouche petite et sans dents, entourée de barbillons, dont le nombre paraît varier de quatre à huit. La fente des ouïes est rckiuitc à une petite ouverture verticale sur le haut de l'opercule , à cause de l'adhérence sous l'isthme de la gorge et autour de l'ossature de l'épaule de la membrane branchiostège, dont les rayons sont au nombre de trois seulement; le sous-orbitaîre entièrement caché sous la peau ou prolongé en une épine plus ou moins saillante , ne forme plus ordinairement autour de l'œil cette petite chaîne osseuse que l'on trouve dans les autres poissons.
La dorsale n'a aucun rayon solide. Les écailles sont petites, perdues souvent dans les mucosités de la peau. Je n'ai observé aucune espèce dépourvue d'écaillés, mais plusieurs observateurs parlent de loches tout à fait privées de ces parties tégumentaires. Malgré l'assertion des auteurs respectables qui ont avancé ce fait, j'ai lieu d'en douter; car les loches sont des cyprinoïdes , qui sont tous écailleux. Elles appartiennent aussi à cette famille, parce qu'elles n'ont pas de pharyngiens supérieurs.
Ce genre ainsi caractérisé, comprend les trois seules loches d'Europe, et les nombreuses espèces de l'Inde. Je ne connais pas de loches originaires d'autres contrées; l'Afrique ni l'Ame-
rique n'en ont pas jusqu'à présent fournies. Toutes ces espèces ont un canal intestinal court, sans cœcums, un foie assez volumineux, la rate petite, les organes génitaux assez développés, ainsi que le système urinaire. Quant à la vessie aérienne , elle offre dans le plus grand nombre des espèces une particularité fort notable, qui consiste dans l'inclusion de cet organe, dans une ampoule osseuse formée par le développement de la grande vertèbre des cyprinoïdes. Cette singulière organisation, découverte par Schneider dans le cohitis fossilis , se reproduit dans presque toutes les loches. On ne connaît que deux ou trois espèces qui fassent exception à ce trait caractéristique. J'ai vérifié sur l'une d'elles apportée de rinde cette particularité observée par J. M'clelland. Sa vessie aérienne est unicj[ue, membraneuse, allongée, fusiforme, et semblable à celle des autres poissons. Cette exception nous apprend que la vessie aérienne des cobitis, ramenée à l'état ordinaire est simple, composée d'une seule ampoule , et qu'elle diffère, sous ce rapport, de celles des cyprins. Si dans les autres organes de ces espèces on trouvait quelques signes différentiels et caractéristic[ues, on pourrait alors séparer ces loches à vessie aérienne libre de celles qui ont la ves-
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sie renfermée dans une cavité osseuse j mais rien à l'extérieur ne justifie cette distinction, que M. M'clelland jugeait peut-être convenable d'établir, puisqu'il avait composé le nom (ïhjnienophjsa y pour désigner ce genre.
Une autre modification au genre de Linné avait été proposée par Lacépède, qui, ayant cru que Bloch attribuait des dents aux os maxillaires de cette loche , en fit le genre
MiSGURNE.
Déjà Guvier^, dès la première édition du Règne animal , avait réformé ce genre mal conçu. Depuis, M. Agassiz^ a donné une explication très-fine du sens que l'on doit attri- J3uer aux expressions de Blocli; mais toutefois en y laissant glisser quelques légères inexactitudes. Il a remarqué avec raison que Blocb, par une singulière confusion anatomique , a appelé Kinnlade tout os qu'il a vu armé de dents, que ce fut un maxillaire ou un pharyngien. C'est une explication qu'il faut admettre, quand on compare les différens passages de Bloch , et notamment ce qu'il dit des mâchoires dentées de la carpe, mais l'expression allemande n'en reste pas moins très-