‹ Histoire naturelle des poissons (volume 5)Chapitre 46 sur 149 · Ind. cjpr. . As. res. , vol. XIX, p. 3oG et p · texte numérisé non relu

Ind. cjpr. . As. res. , vol. XIX, p. 3oG et p

des plus grandes dans des espèces voisines, constituant cependant les genres les plus naturels. Pour ne citer qu'un seul exemple , mais le plus connu de tous les naturalistes, je rappellerai que le maquereau ordinaire de nos côtes de l'Océan n'a pas de vessie natatoire, tandis que cet organe existe dans l'espèce que M. de Laroche a nommée scomber pneumat opiioriis.

Si la présence ou l'absence de la vessie ne peuvent être caractéristiques pour établir des genres en icbtliyologie, à plus forte raison les variations que présentera cet organe, quand il existe, ne doivent pas servir à la diagnose de ces coupes, qui deviendraient tout-à-fait arbitraires. On diviserait presque à l'infini les sciènes, si l'on tenait compte des nombreuses différences de la vessie.

Des trois espèces pourvues de cet organe, deux sont voisines l'une de l'autre; leur principale différence consiste dans le nombre de leurs barbillons; je ne connais la troisième que parla figure publiée par M. Gray; elle est entièrement distincte de toutes les autres loches, par sa taille et par ses couleurs. Je la laisse à la suite du groupe.

Je vais commencer par décrire le cohitis getOj, parce que je puis faire cette description d'après nature.

H4 LIVRE XVIII. CYPRINOÏDES.

La Loche geto.

{Cohitis geto, Ham. Biicli., pi. 1 1, fîg. 96.)

Le Muséum doit la possession de cette petite loche à M. Alfred Duvaucel.

Elle a le corps comprimé, le museau obtus, la tête comprise quatre fois et demie dans la longueur totale; le diamètre de l'œil du quart de la longueur de la tête. Les barbillons, au nombre de huit, sont placés ainsi qu'il suit. Les quatre antérieurs sont réunis au bout du museau : deux sont à l'angle de la bouche et appartiennent à la lèvre supérieure; deux autres sont sous la symphyse de la lèvre inférieure. La caudale est fourchue; les autres nageoires sont très-peu étendues.

Les écailles sont si petites, qu'on ne les voit qu'à la loupe. Mais elles n'en existent pas moins; de sorte que l'assertion de M. Buchanan, qui dit que le corps est dénué d'écaillés, est tout-à-fait erronée. Je suis tenté de croire qu'il en est de même pour toutes les espèces indiquées comme nues et sans écailles. Le sous-orbltaire porte deux fortes épines.

Le corps est traversé par sept bandes d'un vert foncé; teinte qui s'étend sur le vertex, et un peu sur le bord de l'opercule. Dans les deux exemplaires que possède le Muséum, je vols deux bandes noires transversales sur les lobes de la caudale, et un vestige de bande noirâtre sur la dorsale.

Je me suis déterminé à appeler cette loche

du nom de cobitis geto, parce que je trouve dans le Mémoire de M. M'clelland, qu'il a vu de ces poissons avec deux barres sur la caudale; toutefois il nen représente qu'une seule dans sa figure , ainsi que M. Buchanan le dit dans sa description.

En faisant l'anatomie de ce poisson, j'ai trouvé un foie gros, cachant des intestins, semblables à ceux de nos loches, et une vessie aérienne simple à parois argentées assez épaisses, alongée en un fuseau très-pointu aux deux bouts. Cette vessie simple communique avec l'intestin par un canal excessivement délié, qui part de son extrémité. Au-dessus de cet organe sont les reins, situés comme à l'ordinaire.

M. M'clelland observe que les geto de l'Assam diffèrent de ceux du Bengale, mais que ces différences ne sont pas assez fortes pour donner lieu à l'établissement d'espèces distinctes.

M. Buchanan a trouvé le geto dans les marais du nord-est du Bengale.

La Loche dario.

( Cobitis Dario , Buch.^ ) Cette autre espèce, très-voisine de la pré-

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