‹ Histoire naturelle des poissons (volume 5)Chapitre 53 sur 149 · Cuv. et Val., Poissons, t. XII, p · texte numérisé non relu

Cuv. et Val., Poissons, t. XII, p

]]A LIVRE XVIII. CyPRINOÏDES.

dans la publication des œuvres du célèbre voyageur, par M. Lichtenstein. Nous remarquons cependant que le zoologiste de Berlin a oublié de citer notre détermination à côté de celle de Blocli. Forster avait eu une singulière idée en comparant un poisson à deux dorsales au cohitis lieteroclita , dont il ne se faisait pas une idée claire; mais l'auteur du genre Éleotris a été encore plus éloigné de la vérité en le mettant dans ses pcecilies.

Enfin, Bloch termine par l'espèce indéchiffrable du cohitis japonica d'Houttuyn.

Lorsque M. Cuvier publia la première édition de son Règne animal, il avait cru reconnaître le pœciliavii'ipara de Schneider dans un petit poisson qu'il tenait de Levaillant. Cet ornithologiste , qui s'est rendu célèbre par ses Voyages au cap de Bonne-Espérance , était retourné à Surinam, sa patrie, et en avait rapporté diverses collections d'oiseaux, de reptiles et de poissons. C'est ce qui explique comment il a publié, dans son Histoire des oiseaux d'Afrique, plusieurs espèces américaines. Il céda h M. Cuvier ses collections ichthyologiques, qui furent données par cet illustre savant à la collection du Jardin des plantes, dont il aimait à enrichir toutes les parties. Je me suis servi des mêmes exemplaires pour rectifier dans mon travail sur

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ce genre de Cypiinoïdes les déterminations et les caractères qui avaient été assignés à ce groupe. En faisant ces cliangemens, j'ai composé et caractérisé tout autrement le genre des Pœcilies, dont j'ai seulement emprunté le nom à Bloch. J'ai alors commis une erreur en étudiant sur des exemplaires assez mal conservés les très-petites dents de ces poissons, et en disant que les mâchoires n'en portent qu'une seule rangée. M. Duvernoy^ m'a rectifié sur ce point dans un mémoire sur le développement de la pœcilie.

Peu de temps après la publication de mon travail, M. Lesueur faisait connaître^ une nouvelle espèce de ce genre.

Mais les naturalistes ont jusqu'à présent négligé de rapporter la première observation sur ces poissons vivipares. Elle est cependant assez complète pour l'époque oii elle a été publiée. On la trouve consignée dans une lettre écrite de Mexico à l'Académie des sciences par don Joseph- Antoine de Alzate y Ramirez, correspondant de la savante compagnie. Elle est citée dans la relation du Voyage en Californie , entrepris pour l'observation du passage

1. Ann. des sciences nat. , Mai et Juin i844j p- 3i3 et suiv.

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