‹ Histoire naturelle des poissons (volume 5)Chapitre 58 sur 149 · Lesuciir, ouvr. cite/ t. II, pi. HT, rali. Janv · texte numérisé non relu

Lesuciir, ouvr. cite/ t. II, pi. HT, rali. Janv

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sur deux rangs; les externes sont en crochets, et derrière elles on voit une petite bande de dents en velours. En un mot, c'est sous tous les rapports une bouche conformée comme celle des pœcilies. L'œil fait presque le tiers de la longueur de la tête. Le cercle de l'orbite est tangent à la ligne du profil du front. Le préopercule est étroit, l'opercule, un peu convexe, est plus large. J'ai disséqué avec soin la membrane branchiostège , et je suis sûr qu'elle a constamment cinq rayons.

Les nageoires sont aussi remarquables par leur étendue que par leur position. La dorsale , élevée sur la nuque, occupe la moitié de la longueur entre J'œil et la caudale; mais à cause de la hauteur des rayons et de l'éventail qu'ils font, le bord libre mesure les deux tiers au moins de la longueur totale du corps. La hauteur des rayons antérieurs égale celle du corps sous eux. La caudale est arrondie et large; la pectorale est de moyenne taille; le second rayon de la ventrale est alongé en un petit filet, les autres rayons sont courts. C'est entre la base de ces deux nageoires qu'est insérée l'anale, nageoire trèscourte, dont le second rayon est alongé et élargi. La pointe de la membrane de ce rayon se termine par une petite ampoule. Je la retrouve sur tous mes exemplaires : je n'ai encore rien vu de semblable dans aucun autre poisson. Je n'y aperçois aucune ouverture; ce n'est pas, comme je le croyais, le méat des organes génitaux ou urinaires ; car j'en ai vu les orifices à la base du premier rayon de la nageoire, derrière celle du rectum, comme à l'ordi-

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iiaire. Le troisième rayon est aussi long que le second , mais il est grêle comme les autres. Les trois suivans sont très -courts.

Je suis très -sûr de l'exactitude de ces chiffres, quoiqu'ils diffèrent un peu de ceux de M. Lesueur.

Voici ceux de ce célèbre voyageur :

B. 4 ou 5;D. 14; A. 6; C....; P. 16; V. 16.

Il est évident qu'il y a une faute d'impression pour ce dernier nombre, et j'ai compté la pectorale sur plusieurs individus.

Les écailles sont implantées sur trente rangées entre l'ouïe et la caudale; une d'elles a le bord radical droit avec vingt rayons à l'éventail; la surface libre est marquée de fines stries concentriques.

Le poisson conservé dans l'alcool a les écailles du dos colorées en gris bleuâtre dans le centre et en noir sur le bord. Chacune porte un trait noir foncé et alongé, ce qui forme le long des flancs des lignes interrompues dont on compte ainsi sept rangées : il y en a une ou deux de plus sur la queue ; les jflancs et le ventre sont dorés.

La dorsale est rayée longitudinalement sur sa moitié inférieure par quatre lignes flexueuses noires. Au-dessus il y a, entre les rayons, des taches noires oblongues et verticales, et enfin des points grisâtres dans l'éventail du rayon. La membrane qui réunit les deux premiers est noire ; la caudale a un liséré de cette couleur; entre les rayons supérieurs il y a des taches noires alternant avec des points grisbleuâtres; entre les rayons inférieurs il n'y a que

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des irails bleuâtres longitudinaux sans points noirs , les autres nageoires sont blanches sans aucune tache.

Il résulte de l'ensemble et de la disposition de ces couleurs que le poisson , même après sa mort, est agréablement grivelé. Il paraît que pendant la vie ce petit cyprinoïde brille de belles nuances rouges dorées, selon les observations communiquées par M. Nuttal. En effet je trouve, dans des notes envoyées par M. Lesueur avec les poissons du lac Pontchartrain , pour nous faire connaître ses observations ichthyologiques, une description des couleurs faite sur le poisson frais. L'auteur s'exprime ainsi :

Les écailles portent à leur base une petite tache brune alongée, ce qui forme, sur la longueur du poisson , plusieurs lignes interrompues. Le bord de l'écaillé est brun roux , et comme le fond de la couleur générale est argenté, le corps semble couvert d'une sorte de réseau sur un fond irisé de vert, de violet, de rose; on dirait autant de petites pierres précieuses. Le dos, le dessus de la tète et les opercules sont plus foncés. La dorsale ne le cède pas en couleur; car sur son fond jaune se détache un réseau de plusieurs lignes rousses et de belles taches bleues, entourées dun liseré jaune, et surmontées de plusieurs autres lignes rousses et en zig-zag. H y a plusieurs individus qui portent sur le corps de belles taches tranversales bleues. On en voit encore la trace

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sur quelques-uns de ceux conservés dans l'alcool. La caudale a le centre d'un beau jaune orangé : du roux, avec plusieurs séries de petites taches blanches, colore le lobe supérieur , tandis que l'inférieur a le centre d'un beau blanc, tranchant avec le bord noir de la nageoire. Les pectorales sont jaunes , les ventrales et l'anale blanches.

M. Lesueur ajoute qu'on peut regarder ce petit poisson comme l'un des plus beaux des eaux stagnantes des Bayous.

Voici mes observations sur la splanchnologie :

L'intestin de ce petit poisson est long et enroulé onze fois sur lui-même; quand il est déroulé, il est au moins quatre fois aussi long que le corps. Le foie est très-petit. L'individu que j'ai disséqué était un mâle. J'ai observé les deux laitances rejeiées dans le fond de la cavité abdominale. Celle-ci est petite, car elle ne fait guère que le sixième de la longueur totale. Les viscères que je viens de nommer étaient enveloppés dans un péritoine argenté , noirci par un sablé assez abondant de points pigmentaires noirs. Au-dessus est une vessie aérienne qui se prolonge en deux longues et grosses cornes dans une cavité pratiquée entre les muscles de la queue, au-delà des interépineux de l'anale, qui ne prennent qu'un très-petit espace en arrière de la dernière vertèbre abdominale, à cause de la brièveté de la nageoire. L'uretère suit, comme à l'ordinaire, le premier interépineux de l'anale et passe entre les cornes de la

vessie.

iAA LIVRE XVm. CYPRINOÏDES.

La longueur de nos individus est de deux pouces six à huit lignes.

Les collections du Muséum en sont redevables à M. Lesueur, qui les a envoyés du lac Pontchartrain, près de la Nouvelle -Orléans. Ce zélé naturaliste dit que l'espèce est trèscommune dans tous les étangs d'eau douce de la Louisiane. Il n'a pu l'étudier qu'en i83o, quoiqu'il en ait donné la première notice en

En les pécbant dans le lac, M. Lesueur a cru remarquer que les Molliénisies ne vivent pas en troupes comme les Pœcilies ou les Cyprinodons; elles vont par petites bandes de quatre, de six au plus, s'arrêtent, se tiennent souvent tranquilles à la surface de l'eau. Elles s'élancent quelquefois avec rapidité après les autres espèces, les poursuivent avec ardeur, et les forcent ainsi à sauter hors de l'eau; d'autres fois elles se mêlent dans leurs troupes, paraissant alors être en bonne intelligence avec elles. Souvent aussi ces Molliénisies nagent derrière une bande de Cyprinodons ou de Pœcilies, et on dirait alors qu'elles s'établissent comme gardiennes du troupeau. On les voit chasser et rallier celles qui s'écartent; de temps à autre elles en poursuivent quelques individus avec plus d'acharnement.

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et viennent ensuite reprendre leur place derrière la troupe.

M. Lesueur ajoute que les mœurs de celte espèce devraient encore être étudiées par des observations plus suivies, qu'il n'a pu le faire en se promenant sur les bords du lac.

DES CYPRINODONS, Lacép.^ OU LEBIAS, Cuv.

C'est en examinant les manuscrits de Bosc, et en les comparant, soit avec les travaux de Lacépède, soit avec la nature, que je me suis convaincu que le genre Cjprinodon a été fondé par Lacépède sur le même poisson qui a servi à M. Cuvier pour établir son genre Lebias.

Il est impossible de ne pas reconnaître sur le dessin original de Bosc, gravé dans Lacépède sous le nom de Cyprinodon varié, le poisson que j'ai nommé Lebias rhomhoidalis. En établissant cette espèce dans mon Mémoire sur cette famille (voyez Humboldt, Observ. zool, t. II), je n'avais pas encore vu le dessin de Bosc, et M. Cuvier, qui ne le possédait pas non plus, n'avait pu déterminer la gravure assez mauvaise que M. de Lacépède a laissé paraître dans son Ichthyologie: comme je suivais , à l'époque de la publication de mon travail, les leçons de mon maître, je crus alors le genre des Lebias convenablement établi; 18. 10

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et j'étais d'autant plus fondé à le croire, que, comparant alors avec la nature les caractères exprimés dans le Règne animal, je les trouvais parfaitement exacts. Cette forme de dents à couronne dentelée est tellement remarquable,si facile à saisir, que tous les ichthyologistes ont, sans exception, distingué les poissons qui viennent se placer dans les Lebias. Cuvier dit, dans la note de ce genre (t. II, p. 199, 1817), que les espèces sont nouvelles. Je me hâtais de les publier; l'une d'elles paraissait effectivement pour la première fois dans nos catalogues ichlbyologiques, c'est mon Lehias fasciata, que feu M. Delalande rapportait tout récemment des environs de Rio Janeiro.

L'autre vient d'être citée aux premières lignes de cet article, c'est mon Lehias rhoniboidalis. Aujourd'hui que je connais mieux les poissons de la collection qu'il y a vingt-huit ans, je n'ai presque plus de doute sur l'origine de cet individu. En le comparant aux autres poissons qui sont entrés dans les collections du Muséum après la mort de M. Rose, je n'hésite pas à dire que les deux petits Lehias rhornboidalis qui ont servi à ma description , avaient été donnés à M. de Lacépède par M. Rose, qui les avait pris à la Caroline. Ils faisaient partie de ces nombreuses légions de ces petits cypri-

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noïdes sur lesquels Bosc avait fait la description et la figure devenus dans Lacépède le genre Cyprinodon, et comme espèce, le Cj~ prinodon varié.

Cette iflentitë étant reconnue, il devient facile de rectifier les erreurs qui se sont succède sur ce genre et de se tirer de la confusion , source de toutes ces erreurs.

Il faut pour cela revenir à la première édition du Règne animal.

M. Guvier y établit le genre des Lehias , puis au-dessous il cite les Cyprinodons de Lacépède, mais avec un caractère que ni cet auteur, ni Bosc, n'avaient indiqué. Ces deux naturalistes ont dit que leur Cyprinodon avait des dents très -courtes aux mâchoires. M. Cuvier a ajouté que ..les dents sont en «velours, et la rangée antérieure en crochets. «Ils en ont de coniques, assez fortes, aux « pharynx. On leur compte quatre rayons aux <c ouïes. ^^ M. Cuvier tirait ces caractères, dont le dernier, celui des rayons branchiostèges n'est pas exact, de l'examen de petits poissons de l'Amérique septentrionale, qui venaient d'arriver au Muséum, et qu'il rapportait à tort et après un examen trop rapide , aux Cyprinodons. Mais, dans son ouvrage, il ne cite en note que le Cyprinodon varié pour la

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seule espèce connue d'un genre dont il venait de modifier les caractères.

Il y a là une suite de méprises; car il est évident que le genre Lebias a été créé pour un poisson qui n'est autre chose que le cyprinodon varié; que le caractère du genre Cyprinodon a été modifié par l'examen de poissons des genres Fundule et Hydrargyre, oubliés dans le Règne animal.

En travaillant, en 1817, sur les déterminations de cet admirable ouvrage , je signalai bien déjà quelques-uns des oublis que je viens de montrer; mais à cette époque, élève encore timide d'un maître très-illustre, je n'avais pas la richesse des matériaux réunis pour composer l'ouvrage actuel. Cependant je remarquais aussi, et avec raison, que YEsox Oi^inus de Mitchill devait être considéré comme une espèce très- voisine du Cyprinodon varié. Aujourd'hui je vais plus loin, j'en reconnais l'identité. Mais comme l'auteur américain lui donnait six rayons aux ouïes, je crus qu'il y avait eu erreur dans le compte fait par M. Bosc, et cette induction me conduisit à penser que le Cyprinodon varié avait six rayons aux ouïes ; retrouvant ce nombre dans XEsox flavulus de Mitchill, je pris les six rayons branchiostèges pour le caractère du genre

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Cyprinodon. Je composai donc, après le Règne animal, un genre tout-à-fait fautif, qui n'était plus ni les Cyprinodons de Lacépède , ni même ceux de Cuvier. Trop confiant dans la netteté de la diagnose des Lebias, je crus le genre bon, et je l'adoptai; de sorte qu'en corrigeant quelques erreurs échappées à M. Cuvier, j'en commis d'autres, et que je laissai encore une grande confusion dans ces genres.

Dans la seconde édition du Règne animal, M. Cuvier a bien voulu admettre mon travail sur cette famille. On y trouve donc le genre des Lebias conservé, celui des Fundules rétabli, et celui des Cyprinodons caractérisé par les six rayons de la membrane brancbiostège ; mais l'espèce citée comme représentant ce genre en Europe, sous le nom de Cjprinodon Umhra, est un poisson d'une tout autre famille , voisin des Erythrins, ainsi que quelques ichthyologistes l'ont déjà reconnu, et comme je le démontrerai avec plus de détails dans la suite. On voit, pour le dire en passant, par l'exemple de ce poisson d'Europe , ce que deviennent ces grands tableaux de classifications et de divisions en famille , faits par des naturalistes qui se contentent d'essayer de prendre pour eux, par un simple néologisme, si dangereux pour les sciences, les travaux d'ensemble, avant de

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se donner la peine de consulter d'abord la nature.

Une fois que j'eus trouvé que mon Lehias rhomboidalis n'est autre que le Cyprin odon varié de Lacépède, les autres corrections suivirent avec facilité, d'autant plus que j'avais déjà ûy^é les Fundules du grand et célèbre iclithyologiste, successeur et ami de Buffon.

J'ai beaucoup hésité si je changerais le nom de Lebias, parce que tous les ichthyologistes l'ont adopté sur l'autorité de Cuvier. Cependant je ne puis m'empécher de replacer dans la science le genre Hydrargyre de Lacépède ; il aurait fallu alors effacer le nom de Cyprinodon établi par ce savant, ou le laisser comme un synonyme qui aurait consacré une erreur de détermination : je n'ai pas cru cela digne de notre ouvrage, et j'espère que les ichthyologistes voudront bien se conformer à cette nouvelle nomenclature, ou plutôt qu'ils reprendront le nom ancien que M. Cuvier n'aurait dû ni transposer ni remplacer par un mot nouveau.

Les Cyprinodons, connus d'abord par une espèce américaine , existent en Europe , et sont surtout nombreux en Orient. Comme les Pœcilies, ces petits poissons sont vivipares, et ont les mâchoires encore un peu dépri-

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mées, mais cependant un peu moins. Les dents sont disposées sur un seul rang; elles sont serrées l'une contre l'autre, comprimées, et le bord de la couronne est divisé en trois pointes, dont la longueur ou la direction varient suivant les espèces. Les rayons de la membrane branchiostège sont au nombre de cinq. Les intestins, la vessie aérienne , ressemblent aux mêmes organes dans les Pœcilies. Toutes les espèces restent petites, et ont le corps généralement cylindrique; celle d'Amérique fait seule exception : son corps rappelle la forme de celui de la bouvière {cjprinus amarus)-^ mais la queue est plus large.

Comme le Gyprinodon varié s'éloigne un peu de tous les autres , je vais commencer la monographie de ce genre par les espèces d'Europe, quoiqu'elles aient été découvertes long-temps après celle sur laquelle le genre a été fondé.

Le Gyprinodon de Gagliari.

(Cyprinodon calaritanus , nob.; Lehias calaritana , Bonelli.)

Ge petit poisson, à cause de la brièveté de son corps, du renflement de ses côtés et du peu de saillie de son ventre, ressemble plus à nos vérons {Cjp. phoxinus) qu'aux Pœcilies. Quoique le dessus de la tête soit un peu aplati ,

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il l'est moins que dans ces dernières; le museau n'est pas comprimé en coin , il est obtus et arrondi par la saillie de la mâchoire intérieure.

La longueur de la tête mesure le quart de la longueur totale : elle égale la hauteur du tronc et fait presque le double de l'épaisseur. L'œil est éloigné du bout du museau d'une fols son diamètre, et d'une fois et demie cette longueur jusqu'à l'angle de l'opercule. L'intervalle qui sépare les deux yeux égale aussi une fois et demie le diamètre. Le cercle de l'orbite entame la ligne du profil. Les deux ouvertures de la narine sont éloignées Tune de l'autre; l'antérieure est petite et ronde, pratiquée sur le devant du sousorbitaire, près du bord qui recouvre la mâchoire supérieure; la postérieure est sur le bord même de l'orbite, c'est un trou oblong. Il est facile de faire mouvoir sur elles le petit nasal qui les recouvre. Le sous-orbitaire est placé au-devant de l'œil , son bord antérieur est en arc plus courbe que celui de l'orbite; les autres sous-orbitaires, s'ils existent, sont recouverts par les écailles de la joue, et on en voit aisément deux rangées. Le bord du préopercule est arrondi; il recouvre en partie l'interopercule, lequel touche sous la gorge à celui du côté opposé. L'opercule et le sous -opercule, qui est ici assez grand, se confondent sous les écailles qui couvrent aussi les deux autres pièces précédentes. La membrane branchiostège se cache sous cet appareil : elle a cinq rayons.

L'extrémité arrondie du museau est entièrement formée en haut par les intermaxillalres et en bas

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par la petite saillie du maxillaire inférieur. Les premiers font tout le bord de l'arcade dentaire; ils sont élargis sur les côtés et arqués; leur branche montante, assez longue, s'abaisse dans la protraction de la mâchoire. Les maxillaires sont reculés sous le bord du sous-orbitaire. Ils ne participent donc pas à former le bord de la bouche. La mâchoire inférieure est un peu saillante; l'une et l'autre mâchoire portent quatorze dents, comprimées, serrées l'une contre l'autre, un peu courbées, un peu élargies à leur extrémité libre, dont le bord est divisé en trois pointes. Je ne vois que cette seule rangée. Il n'y a pas de dents en second rang comme aux Pœcilies. Les dents pharyngiennes sont coniques, pointues, rapprochées sur deux pharyngiens en haut et sur un seul en bas.

La dorsale est rejetée sur la seconde moitié du corps, et n'est pas placée aussi exactement au-dessus de l'anale que dans les Pœcilies, le premier rayon de cette dernière répondant au septième rayon de la nageoire du dos. Ces deux nageoires, ainsi que la caudale, sont arrondies; la pectorale est en ovale alongé, et les ventrales sont très-courtes.

Je compte vingt-huit rangées d'écaillés entre l'ouïe et la caudale; une écaille a le bord libre marqué de stries concentriques et rondes; le centre est grenu et le bord radical a douze rayons à l'éventail.

La couleur du poisson conservé dans l'alcool est un peu roussâlre sur les écailles du dos , leur bord étant gris blanchâtre; le dessus et le dessous de la

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