‹ Histoire naturelle des poissons (volume 5)Chapitre 75 sur 149 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Des Orestias.

Le rapprochement que je vais faire dans ce chapitre n'est plus nouveau en ichthyologie. Il n'est pas plus étonnant de voir des cyprinoïdes sans ventrales que d'avoir compris les rapports intimes qui lient les Trichiures aux Lëpidopes, aux Cybiums, et par conséquent aux scombéroïdes. Dans cette famille nous avons aussi placé les Espadons, que les méthodistes, préoccupés de la valeur caractéristique des nageoires ventrales, plaçaient dans le même ordre que l'anguille et la murène. Nous avons aussi trouvé des percoides jugulaires ou abdominales. Cette manière de voir prouve que nous n'attachons qu'une importance fort secondaire à la présence ou à l'absence , ou même encore à la position de ces nageoires.

Mais, pour étabUr des rapprochemens fondés sur les principes de la méthode naturelle , il nous importe de bien démontrer que nous plaçons le nouveau genre, dont nous allons décrire les espèces , près de ceux avec lesquels ils ont des affinités. Je trouve les rapports de plus grande ressemblance entre les fundules, les hydrargyres et nos nouveaux

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