Deutsch. Arch. fur Physiologie, vol. IV, p
question. Je crois que les Anableps doivent être classés à la suite des pcecilies et des cyprinodons dans la grande famille des cyprinoides, parce que les maxillaires ne portent pas de dents, et qu'ils ne concourent pas à former le bord du cercle oral : ce sont les intermaxillaires seuls qui y contribuent. Les dents de la rangée extérieure sont mobiles comme celles des pcecilies. Ce genre est caractérisé en outre par la forme particulière et remarquable du museau, par la saillie des yeux, par la disposition remarquable et unique parmi les vertébrés de leurs yeux. La dorsale , reculée sur lanière de la queue, bien au-delà de l'anale, montre que nous marchons de plus en plus vers la famille des Brocbets : le rôle même que la nature fait jouer aux maxillaires des Anableps , me semble aussi une preuve de cette affinité \ cependant elle n'emploie pas encore ces os de la bouche comme elle le fera dans la famille suivante.
Tous mes prédécesseurs ont cru à une seule espèce d'Anableps : M. MuUer, cependant, a déjà reconnu, d'après les individus de la collection de Berlin, qu'il existe dans les eaux douces de l'Amérique une seconde espèce de ce genre. Je ne crois pas qu'il l'ait encore décrite^ c'esfc^ d'ailleurs une de celles