Spix et Agassi* , Pisc. Brus., p. 11 , tab
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par une adipeuse qui n'est pas, à beaucoup près, aussi étendue que dans l'espèce précédente. Le premier sous-orbilaire n'atteint pas l'extrémité du maxillaire; le second est court et coupé carrément; il est à peu près égal au troisième, d'où il suit que ces deux osselets laissent au-dessous d'eux un large espace nu. Le bord du préopercule est arrondi comme celui de la première espèce; aussi l'interopercule et le sous-opercule lui ressemblent-ils assez bien; mais le préopercule a le bord plus arrondi, tout en étant presque aussi haut que celui du C. scomberoides. L'huméral est court comme celui de notre seconde espèce ; mais la ceinture , soutenue par le radial et le cubital, n'est pas aussi convexe. Aussi, le tronc de cette espèce doit sa hauteur à la convexité de la nuque. La pectorale est assez longue, et sa pointe dépasse l'extrémité des ventrales, lesquelles sont petites. L'anale occupe sous la queue une longueur au moins égale aux deux cinquièmes de celle du corps. Son premier rayon répond à la moitié de la longueur, en n'y comprenant pas la caudale. La dorsale s'élève très-peu au delà ; elle est fort petite. La caudale est faiblement échancrée ou bilobée, et les rayons mitoyens se prolongent un peu en courts filaments.
Les écailles sont petites ; il n'y en a que cent vingt rangées le long de la ligne latérale, à cause de la brièveté du corps. L'anale est moins écailleuse que dans les espèces précédentes, et la caudale ne l'est
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pas. La couleur diffère peu de celle de l'espèce précédente : c'est un vert plus ou moins doré, éclairci sous le ventre. Une large tache noire, ronde, colore la peau derrière le scapulaire.
Nos collections ont reçu un bel exemplaire long de neuf pouces, rapporté de l'Amazone par M. de Castelnau.
D. Des Xiphorhynques (XipJiorhynchus).
Ce genre a été établi par Agassiz. Il diffère des Cynodons par la rangée unique de dents aiguës que portent les palatins. La forme générale de la tète rappelle tout à fait .celle de mes Cynopotames; mais les Xiphorhynques en diffèrent non-seulement par leurs dents palatines, mais parce que celles des mâchoires sont sur un seul rang. Ces poissons carnassiers ont des viscères très -semblables à ceux des Cynodons. M. Muller et moi nous leur avons compté douze cœcums au pylore, et une seule circonvolution à l'intestin.
Nous trouvons des espèces de ce genre dans les deux hémisphères. L'une des espèces américaines a été connue par Bloch; c'est son Salmo falcatus. M. Cuvier a fait connaître la seconde sous le nom iïHydrocyon falcirostris.
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MM. Quoy et Gaimard ont donné le X. hepsetus. M. Muller y a ajouté le X. microlepis.
Le Sénégal nourrit l'espèce de l'ancien monde, décrite et figurée par Bloch sous le nom de Salmo Odôe. Voici les descriptions de ces espèces.
Le XlPHORHYNQUE FAUCILLE.
( Xiphorhjnchus falcatus , Ag. )
Le premier Xiphorhynque américain a été connu de Bloch , mais il n'était pas inscrit dans le Systema natiirtë, lorsque l'ichthyologiste de Berlin le publia.
Ce poisson a le corps allongé. La hauteur cinq ibis et demie dans la longueur totale. La tête, beaucoup plus longue que le corps n'est élevé, mesure le quart de la longueur. La mâchoire supérieure dépasse de beaucoup l'inférieure; car les dents qui sont à l'extrémité du museau ne touchent même pas a la symphyse, lorsque la bouche est fermée. L'œil est au milieu de la longueur, et le cercle de l'orbite touche à la ligne du profil, qui est droite, légèrement soutenue sur l'origine des muscles cervicaux. Il y a six osselets sous-orbitaires. Le premier, étroit, mais haut, ne s'appuie sur le cercle de l'orbite que par un très- petit côté; il couvre presque en 22. 22
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entier le maxillaire. Le second est une lame triangulaire, non moins étroite, dont la base cerne l'œil, et dont le sommet descend presque aussi bas que le premier sous-orbilaire. Le troisième est trapézoïdal; son bord postérieur, arqué, ne descend pas jusqu'au limbe, et laisse, par conséquent, un petit espace nu au bas de la joue; le quatrième est presque triangulaire. Le bord postérieur couvre l'articulation du préopercule; il continue l'arc de la pièce antérieure. Le cinquième est également un triangle, dont la base forme la portion postérieure du cercle de l'orbite, et dont l'angle va vers le mastoïdien; enfin, il y a un sixième petit osselet, qui pourrait être facilement confondu avec le sourciller, lequel est étroit, mobile et strié. Ces lames minces et striées cuirassent presque complètement la joue. Le limbe du préopercule est étroit, un peu cannelé ; le bord est complètement arrondi ; l'opercule est haut et se prolonge , vers le bas , en un angle assez aigu. Le sous-opercule et l'interopercule sont petits et à peu près égaux. La bouche est très-largement fendue, car la longueur de l'ouverture égale à peu près la moitié de celle de la tête; cela est dû surtout à la saillie du museau , formée par des intermaxillaires, dont la longueur est égale au tiers de l'espace compris entre le bout du museau et le bord du préopercule; ces os sont à peu près droits, très-peu mobiles. A leur extrémité postérieure s'articule un maxillaire également étroit, deux fois plus long que l'intermaxillaire , il est courbé sur luimême et il descend assez bas au-dessous de l'œil. Je compte douze dents coniques à l'intermaxillaire ;
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les deux premières sont en crochets courbés et très-aigus; elles dépassent de beaucoup les neuf suivantes ; la onzième est une canine droite et plus forte que la première; elle est suivie d'une très-petite. Le maxillaire a trente -trois dents; la première est une longue canine un peu plus courte cependant que lavant-dernière de l'intermaxillaire ; puis, il en vient deux petites; ensuite, une très -longue, qui répond à la narine; puis, une petite, et enfin, une série de très-fines dentelures. La mâchoire inférieure a d'abord deux petites dents mitoyennes ; puis vient un long crochet; ensuite trois dents coniques, et deux autres petites, placées un peu en dedans. Après un intervalle, destiné à recevoir le dernier crochet de l'intermaxillaire, revient une dent pointue, assez haute; plus loin, une dent conique plus longue, qui se place au-devant de la troisième grosse dent du maxillaire. Vient ensuite, à une distance égale à la première, un long crochet, plus court cependant que le précédent. Il y a, après ces canines, une rangée de quinze ou seize petites dents coniques et serrées. Les palatins portent une rangée de petites dents coniques, toutes égales et serrées les unes contre les autres. Le premier rayon de la dorsale s'élève à la moitié de la longueur totale ; par conséquent, la nageoire est reculée sur le dos du poisson; car le lobe de la caudale mesure à peu près le cinquième de la longueur. La nageoire du dos est deux fois aussi haute que longue. L'adipeuse est petite et répond au dernier rayon de l'anale; celle-ci est falciforme; les premiers rayons, cependant, ne font qu'un lobe
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égal en hauteur aux deux tiers de la nageoire. Les pectorales sont pointues.
Les écailles sont petites; il y en a environ cent vingt rangées de chaque côté du corps. La couleur est un verdâtre argenté, assez uniforme, avec une large tache noire placée derrière le suscapulaire, et une autre sur l'extrémité du corps, entre les deux lobes de la caudale.
J'ai sous les yeux trois exemplaires de cette espèce; le plus grand a sept pouces de long. Ils sont originaires de la Guyane; l'un vient de Surinam par Le Vaillant, les autres de la Mana , par MM. Lesclienault et Doumerc. C'est de toutes les espèces celle qui me paraît ressembler le plus au Salmo falcatus de Bloch, qu'il avait reçu de Surinam par M. de Fréderici. Cependant Bloch ne lui donne que vingt-six rayons à l'anale. Il faut avouer que si nous avons sous les yeux le poisson de Bloch, sa figure est fort incorrecte. Il a mal compté les rayons de la membrane branchiostège, car il n'y en a que quatre dans tous mes individus. Je ne sais si M. Mùller a établi le Xiphoramphus falcatus de sa Monographie sur l'examen du poisson de Bloch. Il lui donne bien trente rayons à l'anale, mais il ne compte qu'environ quatre-vingts rangées d'écaillés le
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long de la ligne latérale. Je retrouve ce nombre sur un de mes exemplaires, tandis que je le vois se porter à cent sur trois autres. Il m'est par conséquent tout à fait impossible de douter que dans cette espèce le nombre des écailles n'offre des variations qui rentrent dans les limites observées chez un grand nombre d'autres poissons.
Le XlPHORHYNQUE FALCIROSTRE.
( Xiphorhynchus falcirostris 3 nob. )
Nous conservons encore , dans les collections du Muséum d'histoire naturelle , l'exemplaire qui a servi à M. Cuvier, et qu'il a figuré dans les Annales du Muséum, pi. 27, fig. 3.
Cest une espèce extrêmement voisine de la précédente. Le poisson a cependant
les intermaxillaires proportionnellement un peu plus longs ; ce qui lui rend le museau plus avancé et plus arqué. L'angle de l'opercule est beaucoup moins aigu; l'interopercule est plus petit, et le sousopercule beaucoup plus grand. Les écailles sont évidemment plus petites; car j'en compte deux cents rangées de chaque côté. La dorsale est un peu plus reculée; les lobes de la caudale sont moins pointus.
On retrouve bien encore la tache de l'extrémité de
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la queue; mais je n'en vois pas sur le haut de l'épaule.
Notre exemplaire a près de dix-sept pouces de long.
Le XlPHORHYNQUE AUX PETITES ÉCAILLES.
(Xiphorhynchus microlepis , Muller.)
Je n'ai qu'un exemplaire en assez mauvais état d'un Xiphorhyn que rapporté de la Guyane par M. Schomburgk. Ce poisson ressemble au Salmo falcatus par tous les autres caractères, et même par la grandeur de ses écailles, puisqu'il y en a cent rangées le long des flancs, comme nous l'avons trouvé dans la première de nos espèces. Il s'en distingue
par la petitesse des dents antérieures; par l'égalité des trois grosses canines de l'intermaxillaire ou du maxillaire, et parce que les autres dents maxillaires sont plus longues et beaucoup vmoins nombreuses. Il a aussi le troisième sous-orbitaire un peu plus étroit. Les couleurs dont on peut juger par le dessin de M. Schomburgk sont différentes ; il lui représente le dessus de la tête et le dos verts ; les flancs sont un peu plus bleuâtres; le dessous du corps est argenté; la dorsale, orangée, est bordée de vert; la caudale a le centre de la même couleur que la nageoire précédente ; mais le bord et la pointe des deux lobes sont bleus. On retrouve cette couleur sur tout le bord
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de l'anale, dont la base est rosée. Les nageoires paires sont vertes; il n'y a pas de tache humérale; celle de la queue est très-marquée; il faut observer que, dans la description, on a désigné comme bleu brillant les nageoires peintes en vert.
Cette espèce est donc intermédiaire entre les deux précédentes. M. Schomburgk l'a trouvée dans le Rio Negro, le Rio Rranco et l'Esséquibo. Ce poisson, très-vorace, nage à la surface de l'eau. Tl fourmille tellement dans cette dernière rivière, qu'on peut en prendre, quand les eaux sont basses, plusieurs centaines dans une nuit, en plaçant un filet à l'embouchure des petits bras par lesquels ils descendent. C'est un très-bon manger frit, qui ressemble assez par le goût à celui du hareng frais.
Le XlPHORHYNQUE HEPSET.
(Xiphorhynchus hepsetus s Q. et G.)
Nous avions désigné, M. Cuvier et moi, l'espèce mentionnée dans cet article sous le nom dBjdrocjon hepsetus, parce que l'espèce porte le long des flancs une bandelette argentée qui rappelle celle des Athérines. Cette espèce se distingue des précédentes
par la petitesse de toutes les dents maxillaires ;
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aucune n'est prolongée en longue canine. Les intermaxillaires n'en ont que deux • l'une en avant , l'autre en arrière. La mâchoire inférieure a quatre fortes dents ; les deux de la symphyse sont les plus grandes. On peut encore ajouter que le second sous-orbilaire est court et que les écailles sont beaucoup plus grandes que celles des précédentes espèces. J'en compte soixante-douze rangées.
D. 11; A. 30, etc.
La dorsale est haute et pointue; l'anale est longue et n'a point de lobe en avant; la pectorale atteint jusqu'au milieu de la ventrale.
Ce poisson est plus court et plus trapu que les précédents; car la hauteur n'est que du quart de la longueur totale.
MM. Quoy et d'Orbigny, qui ont dessiné ce poisson frais, le représentent d'un gris verdâtre sur le dos , argenté sur tout le reste du corps. La dorsale est plus ou moins jaunâtre. M. d'Orbigny a fait peindre la caudale de son exemplaire en verdâtre, tandis que M. Quoy avait donné à la caudale de son poisson des teintes jaunâtres plus ou moins mélangées de rosé. Il y a une tache noire sur l'épaule, et celle de la caudale s'étend en une bandelette plus ou moins marquée sur les rayons mitoyens de la caudale et sur la queue jusque au-devant de l'adipeuse.
Nos exemplaires, longs de quatre à cinq
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pouces, viennent de Rio-Janeiro. L'espèce a d'abord été découverte par MM. Quoy et Gaimard, lorsque ces naturalistes ont exploré l'ichthyologie de ce port pendant l'expédition de l'Uranie sous M. Freycinet, en 1820. M. d'Orbigny en a rapporté d'autres exemplaires plusieurs années après.
En examinant les nombreux individus réunis dans la collection du Muséum , j'en trouve plusieurs qui sont longs de huit pouces et demi, sur lesquels je ne vois plus que des traces très-pâles des couleurs de la queue; il ne paraît plus y avoir que la tache de l'épaule, et celle-ci s'efface même quelquefois presque entièrement. C'est la ce qui me porte à croire que le X. pericoptes de M. Muller ne diffère de notre Hydrocyon hepsetus que par l'âge, ou par des différences qui tiennent à l'époque de l'année où on a pris le poisson.
Les caractères que nous fondons sur l'examen des dents ne peuvent laisser de doute à cet égard.
Le XlPHORHYNQUE OdÔE.
{Xfphorhjnchus Odoe , nob.)
J'ai dit, en commençant la monographie de ce genre, que Bloch nous a fait connaître la
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première des espèces américaines; cet auteur a en même temps publié la description et la figure d'un Xiphorhynque de l'ancien monde. Nous avons trouvé ce poisson parmi les espèces rapportées par Adanson.
Il a les intermaxillaires courts, avec une première forte canine; puis une un peu plus courte; ensuite six petites dents et une longue canine, suivie de deux ou trois un peu plus courtes. Le maxillaire a cinq ou six longues dents canines, dont la première, la troisième et la cinquième, surpassent les autres. Tout le bord de l'os est finement dentelé. Les osselets sous-orbitaires couvrent presque entièrement la joue. L'opercule est assez large; son angle inférieur aigu, mais plus ouvert que celui des espèces américaines. La dorsale est assez reculée; l'anale est courte et pointue de l'avant; la caudale est fourchue.
D. 9; A. 11, etc.
Nous comptons soixante écailles le long des flancs; elles sont bordées de brun , et comme le centre est plus clair, les flancs paraissent couverts d'une sorte de réseau. Le dos est brun; le ventre est blanc. La dorsale, rembrunie, a quelques points noirs sur la base des derniers rayons. Je ne vois pas de tache sur l'anale ni sur la caudale, qui sont noirâtres.
Adanson a pris ce poisson dans le Sénégal : il l'avait reçu des nègres Oualof, sous le nom de Segel. Bloch avait eu le sien des côtes de
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Guinée, par les soins du docteur Iserte, qui le lui avait envoyé' sous le nom d'Odôe.
E. Du genre Agoniate [Agoniates, Muller), et en particulier de l' Agoniates halecinus.
Nous avons encore à placer le petit poisson dont mon célèbre ami, M. Muller, a fait son genre Agoniates.
Ce genre est intéressant, parce qu'il est intermédiaire entre les Hydrocyns remarquables par leurs longues canines, et les Tétragonoptères qui portent sur les intermaxillaires deux rangées de dents, dont quelques-unes sont tricuspides. Cette forme de dents distinguera les Agoniates de mes Cynopotames.
V Agionaies halecinus porte sur l'intermaxillaire une double rangée de dents : les externes sont simples et coniques ; les internes sont à trois pointes ; celle du milieu est plus grande que les latérales. Le maxillaire est allongé et ses dents , sur un seul rang , sont coniques , égales , tandis qu'à la mâchoire inférieure , elles sont mêlées de canines allongées , qui entrent dans de petites fossettes correspondantes du palais. Les palatins sont lisses et sans dents. Le corps est allongé, comprimé. L'abdomen est presque tranchant. La splanchnologie ressemble à celle des genres voisins , l'estomac étant constitué par un très -long sac; l'intestin, presque
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droil, avec douze appendices pyloriques. M. Muller n'a trouvé que du sable dans l'intérieur de l'intestin. L'Agoniates qui a été comparé, avec raison, au Hareng, a la tête contenue cinq fois dans la longueur totale. Les yeux ne sont pas écartés tout à fait de la longueur de leur diamètre, qui est compris trois fois et demie dans la longueur de la joue. Les nombres sont :
Ce poisson, tout argenté, est désigné par les habitants de la Guyane sous le nom de Hareng. C'est là ce qui a engagé M. Muller ' à lui donner le nom à'Agoniates halecinus. On le doit aux recherches de M. Schomburgk.
Notre exemplaire est long de trois pouces deux lignes.
F. Du genre Xiphostome {Xiphostoma).
C'est une division générique qu'on doit à Spix. Agassiz et Muller l'ont adoptée avec raison. M. Cuvier, qui confondait ce poisson avec ses autres Hydrocyons, l'a décrit dans ses Mémoires sous le nom ftHydrocyon lucius. Les caractères de ce genre sont faciles à saisir, non-seulement à cause de la dentition, mais aussi par la disposition conique et remarquable du museau. L'allongement des