‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 134 sur 158 · Cocco, Lett. su Salmonoid., p 33 . t. 4 . fig · texte numérisé non relu

Cocco, Lett. su Salmonoid., p 33 . t. 4 . fig

D. 14; A. 14, etc.

La couleur est un bleu noirâtre sur le dos, avec deux rangées de points argentés le long des flancs et sous les mâchoires.

Je crois retrouver dans cette petite espèce, dont je ne possède que deux exemplaires longs de douze à quinze lignes , Xlchthyococcus Powerîœ; car nos individus ressemblent parfaitement à la figure que j'observe dans la Faune italienne.

Il se distingue du Scopelus Maurolici, parce qu'il a le museau moins creux et les ventrales plus éloignées de l'anale. Il a le corps moins long que le Se Tenore, et celui-ci se distingue par son museau tout droit.

Le SCOPÈLE LUMINEUX.

{Scopelus metopoclampum , nob.)

Le prince Charles Bonaparte a envoyé au Muséum un poisson étiqueté par lui sous le nom de Myctophum metopoclampum. C'est un poisson si voisin du Scopelus Humboldti, qu'il faut y regarder avec le plus grand soin pour l'en distinguer.

La différence la plus sensible que je lui trouve porte sur ce que le corps est plus trapu, ce qui ré-

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suite d'une plus grande hauteur du tronçon de la queue; elle égale la moitié de la hauteur du tronc, mesuré près de la nuque; elle est, par conséquent, presque double de celle de l'espèce précédente. Le maxillaire est aussi beaucoup plus pointu. Le museau est plus large. La dorsale est plus haute; les pectorales me paraissent un peu plus courtes; les ventrales plus longues ; la caudale moins fourchue ; l'anale est aussi moins étendue sous la queue.

Les écailles sont aussi fortes et à peu près dans le même nombre, c'est-à-dire, qu'il y en a une quarantaine entre l'ouïe et la caudale. La couleur est rembrunie, presque noirâtre sur le dos; les points brillants du dessous du corps sont argentés , passant au bleu. Je n'en vois aucun qui soit doré. Il n'y en a pas sur les branches de la mâchoire inférieure. Les joues brillent d'un bel éclat argenté. L'intérieur des opercules est d'un noir très-foncé.

L'exemplaire que les collections nationales tiennent du prince de Canino a trois pouces et demi : il vient du canal de Messine. M. Guichenot a trouvé cette même espèce sur les côtes de l'Algérie ; il a cru retrouver en elle le Se op élus Humboldti.

Je n'ai pu rien voir, sur les exemplaires conservés dans l'alcool, de ce singulier appareil lumineux couvrant le devant du museau dans cet espace qui est deux fois aussi

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grand que l'œil. Ce ne serait pas le premier exemple d'un poisson qui aurait quelque partie du corps phosphorescente, comme la nature l'a fait chez un si grand nombre d'insectes. Nos lecteurs peuvent se souvenir que j'ai signalé , d'après les observations de M. Reinwardt, un Hémiramphe qui porte à l'extrémité du museau une vésicule phosphorescente et très-brillante.

Le Scopèle de Rafinesque.

(Scopelus Rafinesquii } nob.)

Je dois aussi à la bienveillance du même naturaliste la facilité de décrire d'après nature son Myctophum Rafinesquii.

Le poisson ressemble au précédent par son maxillaire étroit et pointu; par sa queue haute; mais il s'en distingue parce l'œil est sensiblement plus petit; son diamètre étant quatre fois et quelque chose dans la longueur totale. La dorsale et l'anale sont plus hautes. La première est plus étendue. Les ventrales sont plus courtes.

Les écailles sont aussi grandes. La couleur est brunâtre, d'un argenté bleuâtre sous les mâchoires et sur les opercules. Le dedans des ouïes est brun. Les points sont beaucoup plus petits.

M. le prince de Canino en. a donné une

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figure dans l'Ichthyologie italienne. L'espèce aurait, comme la précédente , le devant du front phosphorescent.

Le Scopèle de Gemellaro.

{Scopelus Gemellari , Cli. Bon.)

Je trouve figuré dans l'Ichthyologie italienne, sous le nom de Myctophum Gemellari, un poisson

qui a l'œil aussi grand que le Scopelus melopoclampum ; mais qui me paraît s'en distinguer par une anale plus courte, des ventrales plus larges, des écailles un peu plus grandes, et le corps un peu plus étroit.

C'est d'ailleurs une espèce très-voisine, qui a l'espace interoculaire étroit, et phosphorescent.

Le Scopèle de Canino.

{Scopelus Caninianus 3 nob.)

Je vois, dans la Faune italienne, un Scopèle qui est remarquable

par la grandeur de son œil; la longueur de son anale; la largeur de sa dorsale; qui a le corps trapu, haut de l'avant et étroit en arrière. Ce Scopèle a, d'après les observations du prince de Canino, un rudiment d'appareil lumineux sur l'œil; c'est là ce qui m'a

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démontré qu'on ne peut pas conserver le genre Myctop/ium, puisque nous voyons l'appareil lumineux de certaines espèces diminuer graduellement.

Je considère ce petit poisson comme nouveau, à cause des caractères que je viens d'indiquer. Je ne puis partager l'opinion, même en y ajoutant un point de doute , que ce soit le Mjctophum punctatum de Rafinesque, à cause de la forme générale du corps, de la position avancée des ventrales. Je crois l'espèce voisine de celle des côtes de Norwége; mais elle en diffère par la longueur de son anale et par plusieurs autres caractères.

Le Scopèle DE Risso.

(Scopelus Rissoi, Cocco.)

Une espèce dédiée à M. Risso par le naturaliste de Messine, qui nous a fait connaître le plus grand nombre de ces petits poissons, est remarquable par sa forme raccourcie.

La hauteur fait le tiers de la longueur totale; elle surpasse un peu la longueur de la tête. L'œil est grand ; son diamètre égale presque la moitié de la joue. La pectorale atteint jusqu'à l'extrémité de la ventrale. L'anale est longue et basse. Les premiers rayons de la caudale sont petits et redressés, tellement qu'ils ressemblent beaucoup aux épines

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longues et détachées que nous trouverons dans l'espèce suivante.

B. 9; D. 15; A. 18; C. 25; P. 15; V. 8. Les écailles sont beaucoup plus hautes que longues. Nous en comptons trente-cinq environ le long de la ligne latérale, qui est fortement marquée par une suite de points noirâtres. La couleur est un bleu noirâtre sur le dos, assez nettement séparé du blanc argenté dont brillent les flancs et le ventre. On retrouve facilement les stigmates de tous ces petits poissons, parce qu'ils sont entourés d'un cercle noir.

Il y a dans les collections nationales plusieurs exemplaires de ce poisson ; ils ont tous , à peu de chose près, deux pouces de longueur. Nous devons cette jolie espèce à M. Benoît, naturaliste de Messine , qui a donné plusieurs autres poissons fort intéressants.

Cette espèce n'est pas éloignée de mon Scopelus caninianus, quoiqu'elle en soit parfaitement distincte.

Le SCOPÈLE CROCODILE.

(Scopelas crocodilus , nob.)

M. Risso a étiqueté lui-même le poisson que nous décrivons, comme sa Serpe crocodile.

C'est une des espèces les plus allongées ; car la hauteur est six fois dans la longueur totale. La tète n'y est comprise que quatre fois et un tiers. L'œil,

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qui est assez grand, est encore placé assez près du museau; il n'en est éloigné que de la moitié Jde son diamètre, lequel est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête. La bouche est très-fendue; la mâchoire inférieure paraît un peu plus longue que la supérieure. Le bord du préopercule est trèsoblique. L'opercule est un rectangle allongé, placé très-obliquement le long du bord du préopercule; l'interopercule est petit, ainsi que le sous-opercule. Les dents sont d'une excessive finesse ; on distingue cependant très -bien l'âpre lé qu'elles font sur les mâchoires , et l'on voit et l'on sent avec facilité celles des os de la voûte palatine. Les pharyngiennes sont un peu plus fortes. La fente des ouïes est trèsgrande. La dorsale est beaucoup plus longue qu'elle n'est haute; l'anale lui ressemble à peu près; les pectorales sont courtes et n'atteignent pas aux ventrales. Le dessus et le dessous de la queue auprès des derniers rayons de la nageoire est armé d'épines assez fortes, qu'il ne faut pas considérer, je crois, comme des rayons détachés de la caudale, parce que ce sont des épines osseuses et non des rayons articulés. On en compte neuf en dessus et autant en dessous.

Les écailles tombent très - facilement ; elles sont minces. La couleur est un roux marron assez uniforme. Les points du ventre et des côtés de l'anale sont dorés. Je vois une tache foncée à la base de la caudale; le dedans des opercules est d'un bleu noi-

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râtre très -foncé, que l'on voit par transparence à travers la minceur de l'opercule et du sous-opercule.

Nos individus sont longs de cinq pouces. Ils ont été rapportés de Nice par M. Laurillard. Ils ressemblent beaucoup au Gonostoma denudata de Rafinesque, car cette espèce a la queue hérissée d'épines ; mais elle se distingue du Scopèle crocodile, parce que les mâchoires sont armées de dents longues et coniques.

Ce poisson, qui a d'abord paru parmi les Serpes dans la première édition de l'Ichthyologie de Nice1, a été reproduit dans le Mémoire de M. Risso 2 sur les Scopèles : il est ensuite entré dans la nouvelle édition.3

Le Scopèle de Bonaparte.

(Scopelus Bonapartii , nob.)

J'ai trouvé que M. Risso a confondu avec les deux poissons précédents deux autres plus 'petits, qui s'en distinguent très-certainement par la longueur de leurs pectorales.

Les poissons ont d'ailleurs la même forme; ils me paraissent cependant un peu moins longs. Les

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