‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 135 sur 158 · Ichthjol. de Nice, p. 466, n · texte numérisé non relu

Ichthjol. de Nice, p. 466, n

IftO LIVRE XXII. SALMONOÏDES.

yeux sont grands, car le diamètre égale à très -peu de chose près le tiers de la longueur de la tête. Le dessus de la tête est remarquablement caverneux. Les fosses qui sont au-dessus de l'œil sont augmentées par l'élévation d'une forte carène sourciliaire , prolongée en avant en une forte épine couchée horizontalement. La caudale, fourchue, n'a que quatre épines en dessus et trois en dessous ; elles sont crochues et plus grosses que les rayons de la nageoire. Elles en sont tout à fait distinctes. L'opercule est moins haut ; le sous-opercule est plus grand ; les pectorales atteignent un peu au delà de l'anus; les autres nageoires sont semblables à celles de l'espèce précédente.

Les écailles sont assez fortes, peu adhérentes. La couleur est un marron brillant, à reflets argentés. Le dessous de l'opercule et l'intérieur de la branchie est noir, et les opercules ont de beaux reflets argentés. Les points du ventre et de l'anale sont dorés.

Les deux exemplaires rapportés de Nice par M. Laurillard, n'ont que trois pouces de longueur. Comme je trouve que la figure, publiée par le prince de Canino , se rapporte très-bien à notre poisson, je ne doute pas que je n'aie ici sous les yeux le Lampanyctus Bonapartii de l'Ichthyologie italienne. Je suis encore confirmé dans cette opinion par la synonymie donnée à ce Lampanyctus, puis-

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que l'auteur le croit le Scopelus crocodilus de Risso, quoiqu'il ne le présente qu'avec un point de doute. C'est donc encore le Nyctophus Bonapartii de M. Cocco. J'ai examiné avec le plus grand soin les dents de ce poisson; j'en ai comparé les différents caractères, et je ne puis conserver de doute sur les rapports de ces espèces avec celles que j'ai décrites plus haut, et par conséquent je ne puis hésiter à réunir ces genres des naturalistes italiens à celui des Scopèles.

Je m'étonne cependant que l'observateur, fort habile , dont je viens de rappeler les travaux, n'ait pas parlé de l'épine sourciliaire.

Le SCOPÈLE AUX GRANDS YEUX.

{Scopelus boops , Rich.)

C'est auprès de ces espèces que viendra se placer le Scopèle de la Nouvelle-Zélande que je trouve dans Richardson. Je lui conserve le nom que cet auteur lui a donné, quoique les yeux ne soient pas proportionnellement beaucoup plus grands que ceux du Scopèle de Humboldt.

Cette espèce est remarquable par la longueur de son anale; son adipeuse, assez large, a de nombreux filets. La dorsale est petite. La pectorale est assez

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grande; elle dépasse de beaucoup la ventrale, elatleint presque jusqu'au premier rayon de l'anale. Les écailles sont grondes et fortes. Les couleurs ressemblent à celles des espèces voisines , soit parles taches nacrées dont le corps est parsemé, soit par la couleur noire à reflets argentés dont brille tout ce poisson.

Il a été pris par le docteur Hooker, dans la mer qui sépare la Nouvelle -Hollande de la Nouvelle - Zélande : l'individu est long de quatre pouces et demi. M. Richardson1 en a donné une longue description, et une figure dans richthyologie de XErebus et Terror.

Le SCOPÈLE BRILLANT.

(Scopelus resplendens , nob. )

MM. Quoy et Gaimard ont pris, dans l'océan Atlantique, un Scopèle très-voisin de la Serpe crocodile de Rîsso.

Il me paraît cependant en différer un peu parce qu'il a le corps un peu plus trapu; le museau plus étroit; l'œil plus petit, plus rapproché de l'extrémité; l'angle de l'opercule un peu plus aigu; l'anale est moins haute de l'avant et plus taillée en faux, parce que les rayons postérieurs sont plus longs; il a d'ailleurs les dents palatines et tous les autres carac-

1. Rich. , Myctophum boops , Ereb. et Terror, p. 39, pi. 21, fig. 6 à 12.

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tères des véritables Scopèles. Celte espèce me paraît ressembler tout à fait au poisson qui a été décrit par M. Richardson1, dans le voyage du Beagle, sous le nom de Lampanyclus resplendens.

La longueur de l'individu est de trois pouces neuf lignes.

Le SCOPÈLE OVALE.

(Scopelus ovalus, Cocco.)

Les auteurs italiens que j'ai déjà cités, ont encore décrit un petit poisson, semblable, par sa forme élevée et raccourcie , à l'espèce dédiée à M. Risso.

Mais, à en juger par la figure de la Faune italienne, il s'en distingue par la pectorale qui est plus longue; par l'anale qui est plus courte, et aussi par son œil sensiblement plus petit. Si je n'avais pas la figure de l'Ichthyologie italienne, je serais fort embarrassé pour déterminer le Gonosiomus ovatus de Cocco. 2

Ce naturaliste avait fait de ce poisson sa troisième espèce de Gonostome. Il est assez

1. Richardson, Ichthyol. de VEreb. et Terr., p. 42, pi. 21, 6g. 16, 11 et 18.

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