‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 147 sur 158 · Russeli. Poiss. de Vizigap. , t. II, p. 55, pi · texte numérisé non relu

Russeli. Poiss. de Vizigap. , t. II, p. 55, pi

varice de gris, avec des reflets argentés sur les opercules et dont tout le tronc est à demi-transparent. Exposés à l'air, ils répandent pendant la nuit une vive lumière phosphorescente. Ce poisson, très-vorace, se pêche par millions sur la côte malabare. Les Indiens seuls le mangent frais. On le sale , et on le sert alors sur la table des Anglais comme un assaisonnement. Ces salaisons deviennent l'objet d'exportation considérable dans toute l'Inde. Le même naturaliste a pris cette espèce dans les brasses du Gange, et il a cru que les individus de ce point éloigné pouvaient être considérés comme dune espèce distincte de ceux de la côte malabare, à cause de la couleur dorée des individus du grand fleuve. J'ai comparé avec beaucoup de soin les exemplaires des deux localités , et je suis convaincu de leur identité spécifique. On les pêche en abondance pendant la mousson du N. E. C'est le Saurus ophiodon de M. Cuvier, et cette épithète est très-caractéristique. M. Richardson1 a retrouvé l'espèce dans les collections de poissons des mers de Chine faites par M. Reeves, et en acceptant l'épithète de Ruchanan, il l'a appelée Saurus nehareus. On trouve ce poisson dans les mers

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