‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 152 sur 158 · Ilupp. , Neue Wirbelth., p · texte numérisé non relu

Ilupp. , Neue Wirbelth., p

k2. RondclH, De Fisc, liv. 15, eh. 9, ,,. 428.

CHAP. XXIX. SAURIDES. 505

faisait attention à la dentition palatine ; mais en tenant compte de ce caractère, il ne peut plus y avoir de doute sur la distinction spécifique et générique des deux poissons.

Ce Sauride diffère du précédent,

parce qu'il a les dents des mâchoires un peu plus longues; parce que les dents palatines antérieures sont beaucoup plus allongées que les postérieures , et enfin, parce que la bande interne est courte. Il n'y a pas d'écaillés allongées dans l'aisselle de la pectorale, et celle de la ventrale est courte. Les rayons postérieurs de cette nageoire sont allongés; aussi la forme générale rentre dans celle des ventrales des Saurus. La pectorale et l'anale sont petites et courtes. La caudale est fourchue, sans palettes écailleuses. La dorsale a des écailles pointues le long de sa base.

Nous comptons cinquante-cinq rangées d'écaillés le long des côtés. Il y a encore un vestige de carène le long de la ligne latérale. Les couleurs paraissent être un jaune plus ou moins soufré, grivelé de points noirs sur le dos, s' élargissant quelquefois en marbrures. Il y a des points noirs sur la dorsale, la pectorale et la ventrale, et des rayures verticales et ondulées sur la caudale.

Notre plus grand exemplaire a six pouces et quelque chose. L'espèce me paraît assez commune à l'Ile-de-France ; elle en a été rapportée par MM. Quoy et Gaimard , lors de la pre-

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mière expédition de M. d'Urville. M. Dussumier y a ensuite retrouve ce même poisson. D'ailleurs, ce Sauiïde est répandu dans la mer des Indes; car MM. Quoy et Gaimard l'ont trouvé à la Nouvelle-Guinée et à Timor, et je ne doute pas non plus que Solander n'ait eu occasion de le voir et d'en laisser une description sous le nom de Dentex nebulosus. Il m'a été facile d'arriver à cette détermination, parce que j'ai sous les yeux le dessin que Parkinson en a fait pendant cette expédition, et la forme donnée à la ventrale ne laisse aucun doute sur les affinités de l'espèce. Ce célèbre naturaliste l'a vue à Otaïti, et il lui donne pour nom indien Earhei à-alhai ëutaiaheina.

MM. Quoy et Gaimard ont publié cette espèce dans la relation de la corvette l'Uranie sous le nom de Saurus gracilis1, mais je crois cependant que ces voyageurs ont confondu avec les individus de cette espèce ceux de la Salmone variée (Saurus synodus, nob. ), et c'est là ce qui explique comment ils l'indiquent en même temps comme une espèce brésilienne.

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