‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 53 sur 158 · Marcgr., Brasll., p · texte numérisé non relu

Marcgr., Brasll., p

2. J'ai écrit très-distinctement Curemata, sur la copie cpie j'en ai prise dans la bibliothèque rojale de Berlin, Hb.Mentz., p. 205.

CHAP. XIV. PACUS. 7Î)

Le Pacu a côtes.

(Prochilodus co status 3 nob.)

M. Auguste de Saint-Hilaire a rapporté du même fleuve que le précédent un Pacu, qui paraît s'en distinguer par plusieurs caractères essentiels.

Il a, en effet, le dos moins arqué ; la tête plus étroite; le sillon médian beaucoup plus large; les rugosités des sous-orbitaires, du sourciller et du surscapulaire beaucoup plus marquées. La courbure de l'opercule est presque^ nulle vers le haut ; ce qui rend cet os plus étroit à la partie supérieure, et plus large à l'inférieure; il offre, d'ailleurs, les mêmes ciselures que le précédent. La dorsale est plus basse; la caudale a les lobes plus allongées; les pectorales n'atteignent pas à l'aisselle des ventrales; on peut même ajouter que l'anale est un peu plus petite. Nous trouvons un rayon de moins à la dorsale et à l'anale.

Mais il faut encore ajouter à ces caractères celui que nous tirons de la présence de cinq carènes longitudinales, mousses, mais très-sensibles au tact, comme à la vue, sur les côtés de la queue. Les supérieures commencent à se montrer sous la dorsale, mais elles ne deviennent sensibles qu'au delà de cette nageoire. Les écailles sont de même grandeur et tout aussi rugueuses que celles de l'espèce précé-

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dente. Il y en a le même nombre. La coloration du poisson est la même.

L'individu desséché, conservé dans la collection, est long de quinze pouces.

Le Pacu NOIRATRE.

(Prochilodus nigricans , Agassiz.)

C'est auprès de ces espèces que nous plaçons celle figurée par Spix sous le nom de Pacu nigricans, et décrite par M. Agassiz sous celui de Prochilodus nigricans.

Ce poisson a le dessus du crâne tout au moins aussi large que celui de la première espèce. Le sillon ressemble, au contraire, davantage à celui de la seconde • elle a aussi le même opercule; mais le sixième sous-orbitaire est un peu différent; car il est plus trapézoïdal, plus profondément échancré en arrière, et il forme avec le cinquième une crête sourcilière, qui manque à l'espèce précédente. Le dos est assez convexe. La hauteur du tronc mesure le tiers de la longueur du corps en n'y comprenant pas la caudale. La dorsale n'est pas très -haute, et elle est aussi longue que large. L'anale est petite. Les pectorales sont courtes et n'atteignent pas à la ventrale. Les nombres sont :

- D. 12; A. 10; C. 23; P. 16; V. 9. Les écailles sont assez semblables, par leur grandeur, à celles des deux précédents Pacus; mais elles sont plus lisses, et l'on ne voit point ces côtes caracté-

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ristiques de l'espèce précédente. Le poisson a d'ailleurs des couleurs assez distinctes; car le corps est d'un vert noirâtre assez foncé. La dorsale et la caudale sont couvertes de points noirs, conservés dans les six individus de la collection d'origines diverses, et réunis sous nos yeux.

Cette description est faite d'après un individu long d'un pied, rapporté de l'Amazone par M. de Castelnau ; il en avait, d'ailleurs, rassemblé plusieurs autres pris dans le même fleuve.

Outre la figure de Spix, et la description d'Agassiz1 citées plus haut, nous ne devons pas oublier l'excellente figure que M. Muller2 a donnée de la dentition de ce poisson dans ses Horœ, ichthyologicœ.

Nous en avons encore un autre exemplaire, rapporté de l'Esséquibo par M. Robert Schomburgk.

Le Pacu dobulin.

(Prochilodus dobulinus, nob.)

Nous décrirons sous ce nom une belle et grande espèce rapportée de l'Amazone par

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