Mull. et Troschel, Horœ ichthyol. , t. I, fîg. 4 et 4 a
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M. de Castelnau, parce qu'elle ressemble à lun de nos Cyprins ( Cyp. dobula ).
La largeur de sa tête est, sans contredit, plus grande que celle d'aucune autre espèce du genre. Le corps est un ovale assez régulier, parce que le dos n'est pas, à beaucoup près , aussi arqué que celui des espèces précédentes; mais, comme le ventre l'est un peu plus, on retrouve la forme générale que j'indique ici. La dorsale ne me paraît pas avoir été très-haute ; ses rayons sont gros; la caudale a les siens trèsélargis ; il en est de même de l'anale et de la ventrale. La pectorale est courte et arrondie.
Les écailles sont un peu plus petites et plus lisses. Nous en comptons cinquante le long de la ligne latérale. La couleur paraît avoir été un argenté assez uniforme. Il n'y a aucune tache sur les nageoires.
L'individu est long de vingt pouces.
Le Pacu brème.
(Prochilodus brama, nob.)
Voici encore une espèce nouvelle, aussi caractérisée par ses formes générales que par les différents détails qu'une étude attentive de ses parties peut y ajouter.
Ce poisson a la tête large ; car cette largeur égale à peu près les deux tiers de la longueur. Le dessus
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du crâne est beaucoup plus plat que celui du Prochilodus dobula. Le sillon médian est assez marqué. Le front , le devant du museau , les sourciliers , les sous-orbitaires , le limbe du préopercule et l'interopercule sont lisses et sans aucune strie ni granulation. Il n'y a que quelques stries très-faibles le long du bord de l'opercule- tout le reste de sa surface est aussi uni que luisant. Il en est de même du préopercule , qui est beaucoup plus large que celui des espèces précédentes. L'œil est grand; son diamètre est trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête, et deux fois et trois quarts seulement dans la largeur du crâne, Le tronc de ce poisson est haut et le dos est élevé, surtout au commencement de la dorsale. Sous l'aplomb de cette nageoire, la hauteur n'est que deux fois et deux tiers dans la longueur totale. La courbure du ventre est soutenue. La dorsale est haute et pointue; l'anale est courte et haute de l'avant. Sous ce rapport, ce poisson ne ressemble pas autant à une Brème que son nom pourrait l'indiquer; mais c'est par la forme générale que j'ai saisi cette ressemblance. L'adipeuse, quoique petite, est un peu plus développée que celle des espèces précédentes. La pectorale est étroite et pointue; elle n'atteint pas à la ventrale; mais sa pointe en approche plus que celle du Prochilodus costatus.
Les écailles sont sensiblement plus petites que celles de toutes les autres espèces. Nous en comptons soixante rangées le long de la ligne latérale. La couleur, verdâtre sur le dos, me paraît argentée
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sur tout le reste du corps, et je ne vois aucune tache sur les nageoires.
Cette belle espèce, très -nettement caractérisée, a été rapportée de l'Amazone par MM. Deville et de Castelnau.
L'individu est long d'un pied.
Le Pacu rayé.
(Prochilodus lineatus , Val.)
C'est auprès de ces espèces qu'il faut encore placer celle que M. d'Orbigny a trouvée dans la rivière de la Plata à Buénos-Ayres.
Le poisson a la tête courte et petite. La courbure du dos est à peu près semblable à celle du ventre, et la hauteur du tronc est comprise à peu près quatre fois dans la longueur totale. La dorsale est pointue de l'avant. L'anale est courte ; la caudale n'est pas très -profondément fourchue; la pectorale est étroite, pointue, et n'atteint pas, à beaucoup près, la ventrale.
D. 12; A. 11, etc.
Les écailles' sont de grandeur moyenne. J'en compte à peu près cinquante entre l'ouïe et la caudale. La couleur est verte, à reflets argentés sur les flancs et un peu rembrunie sur le dos. On voit de chaque côté dix à douze lignes vertes longitudinales. Les nageoires impaires sont un peu plus claires que le dos et sans aucune tache. Les nageoires paires sont grises.
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Les individus, rapportes par M. d'Orbigny, sont longs de vingt -trois pouces. J'ai donne une figure de cette espèce dans l'Atlas ichthyologique de ce Voyage, pi. VIII, fig. 3, et je l'ai alors nommé Pacu lineatus, parce qu'au moment de cette publication je me faisais des Curimates de M. Cuvier une tout autre idée que celle que l'étude de ce genre m'a donnée aujourd'hui; je croyais alors qu'il fallait conserver le genre de Spix et réserver aux heporinus le nom de Curimate.
Les Guaranis ont donné ce poisson à M. d'Orbigny sous le nom dePacu.Ce voyageur l'a trouvé dans le Rio Parana et dans l'Uruguay; mais le Pacu est plus rare dans la Plata, où il ne s'engage que dans les plus fortes chaleurs de l'été. Il n'entre jamais dans les lagunes; il préfère les endroits où il y a le plus de courants; il reste ordinairement au fond de l'eau; on le voit rarement paraître à la surface; les individus vivent isolés ; on le pêche à la ligne. M. d'Orbigny dit que c'est un manger délicieux. Les pécheurs prétendent l'attirer en jetant des citrons dans l'eau. Telles sont les notes que M. d'Orbigny a bien voulu nous communiquer sur une espèce qui devient assez grande, puisqu'on en voit des individus d'un mètre de long; ceux de quatre-vingts centimètres ne sont pas rares.
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Le Pacu a queue rayée.
(Prochilodus tœniurus , Val.)
J'ai décrit, dès l'année 1817, dans mon premier travail sur les poissons fluviatiles de l'Amérique équinoxiale , une espèce que j'ai appelée Curimatus tœniurus \ C'est un poisson du genre dont je traite, et
qui a le corps allongé; la dorsale assez avancée; la pectorale petite, pointue; la caudale à lobes assez profondément fourchues. Les premiers rayons de la dorsale ont leur filet externe prolongé en une petite soie. Je retrouve ce même prolongement aussi aux rayons de la ventrale. L'anale est basse. Les nombres sont semblables; mais les écailles sont plus petites que dans aucune autre espèce; elles portent toutes une petite carène verticale. Il y en a soixante - seize rangées le long de la ligne latérale. Ce poisson, desséché, est entièrement décoloré, et cependant on voit encore très-distinctement sept bandelettes noires longitudinales sur la caudale. Il y en a trois sur chaque lobe, et une médiane dans la direction de la ligne latérale. Il est probable que le dos avait quelques rayures longitudinales vertes ou grises ; car on en voit encore des traces.
L'individu que j'ai décrit n'a guère que sept pouces de longueur. C'est à la générosité de