‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 65 sur 158 · Gronov., Mus., tab. 1, fig. 5, et Zoophyl. , p. 124, n · texte numérisé non relu

Gronov., Mus., tab. 1, fig. 5, et Zoophyl. , p. 124, n

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pas être cependant en dehors de la vérité en disant que le profil de la nuque est un peu plus concave, et que l'œil est un peu plus grand. En voici d'ailleurs la description détaille'e.

La distance du bout du museau à la dorsale est, à très -peu de chose près, égale à celle de la dorsale à la caudale et aux deux côtés inférieurs qui vont de chaque extrémité du corps à la plus grande saillie du ventre. La hauteur est aussi égale à sa longueur et à peu près moitié de celle du corps. Le museau est gros et obtus. La mâchoire inférieure dépasse un peu la supérieure quand elle est relevée, et beaucoup, quand elle est abaissée. La ligne du profil monte par une courbe concave sur la nuque, qui se redresse et devient convexe jusqu'à la dorsale. De cette nageoire jusqu'à la queue, la ligne descend très-obliquement, et elle est très-peu convexe entre les deux nageoires du dos. La ligne du profil inférieur est très-peu concave depuis le museau jusqu'à l'anus; elle monte, droite et oblique, le long de l'anale jusqu'à la queue, dont la hauteur est comprise quatre fois et demie dans celle du tronc. La tête est courte. Sa longueur est un peu moindre que le quart de la longueur totale. L'œil est grand ; son diamètre est, à peu de chose près, moitié de la longueur de la tête ; il est tout à fait sur le haut de la joue, sans que, cependant, le cercle de l'orbite entame la ligne du profil; car il est évidemment au-dessous de la nuque. L'intervalle qui sépare les

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deux yeux est égal au diamètre de l'œil. Entre le bout du museau et le bord antérieur de l'orbite il n'y a que la moitié du diamètre. Le premier sousorbitaire est très- petit, mobile derrière le haut du maxillaire. Le second forme une petite palette, un peu élargie vers le bas, et correspond à l'extrémité du même os. Le troisième est une grande plaque triangulaire, obtuse vers le bas; elle couvre presque toute la joue; le quatrième est étroit et trapézoïdal; le cinquième et le sixième remontent derrière l'œil, en touchant à tout le bord montant du préopercule. Leur largeur est plus petite que la moitié du diamètre de l'orbite. On ne voit que le limbe inférieur du préopercule, dont l'angle, trèsmousse, descend assez bas; il couvre presque tout l'interopercule. L'opercule est haut et très -étroit, et le sous -opercule très- petit. Les ouïes sont trèslargement fendues. L'isthme de la gorge est étroit. La fente de la bouche devient assez grande quand la mâchoire inférieure est abaissée; la supérieure est très -peu mobile. Les intermaxillaires portent deux rangs de dents tricuspides; les maxillaires n'ont que deux ou trois petites canines auprès de leur articulation. Les dents de la mâchoire inférieure, semblables à celles des intermaxillaires, sont sur un seul rang. J'ai indiqué plus haut la place qu'occupe la dorsale. Cette nageoire est deux fois plus haute que large; ses derniers rayons sont bas. L'anale est à peu près d'égale hauteur dans toute sa longueur ; la caudale est fourchue; les pectorales atteignent au delà de l'insertion des ventrales.

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Les écailles sont assez grandes, assez fortes, et nous en comptons trente entre l'ouïe et la caudale. La ligne latérale est très -marquée et courbe à son origine. La couleur paraît avoir été verdâtre sur le dos et argentée sur tout le reste du corps. En avant de la dorsale on voit descendre du dos deux bandes foncées, visibles surtout par reflet, dont l'une s'arrête sur le haut de la fente des ouïes, et la seconde descend jusqu'à la ligne latérale, à peu près vers le milieu de la pectorale. Une tache noire, très-marquée, occupe l'extrémité de la queue le long de la base de la caudale.

L'exemplaire que je décris est celui qui a servi a M. Cuvier * ; il a près de quatre pouces de longueur. J'insiste sur cette identité, parce que M. Cuvier n'a compté que trente-quatre rayons à l'anale, précisément le même nombre que celui indiqué par Artedi. J'ai vérifié plusieurs fois le nombre que j'indique.

Il y a lieu de croire que ce poisson est originaire de Bahia , car il a été rapporté du cabinet d'Ajuda par M. Geoffroy Saint-Hilaire.

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