Brycon Pesu, p. 16, n.° 6, et p. 30. pi. 7, fig
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par M. Schomburgk sous le nom de Pesu. L'exemplaire est long de quatre pouces. Il a bien voulu en donner au Muséum d'histoire naturelle.
Le Chalcée carpophage.
{Chalceus carpophaga, nob.)
M. Schomburgk a rapporté, parmi les poissons qu'il a donnés au Jardin des plantes, une belle espèce de Chalcée qui ne me paraît pas encore avoir été décrite.
C'est un poisson à corps elliptique, de forme régulière, dont la hauteur est le tiers de la longueur, sans y comprendre la caudale; celle-ci, assez haute, mais peu longue et à peine échancrée , est contenue sept fois et quelque chose dans la longueur totale. La tête est courte; le museau est obtus et arrondi. Le profil du chanfrein est très-légèrement flexueux et un peu déprimé entre les yeux. Le maxillaire est un peu plus long que l'intermaxillaire ; mais il est petit et étroit. Le premier sous-orbitaire est triangulaire, couché derrière l'os de la mâchoire qu'il ne dépasse pas. Le second sous-orbitaire est une grande plaque étendue jusqu'au bas de la joue ; le troisième est proportionnellement plus large et plus haut que celui de l'espèce précédente ; le quatrième est bombé et remonte jusque près de la tempe ; le cinquième est placé par cela même tout à fait audessus de l'œil. Les dents externes de l'intermaxillaire
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sont petites et régulièrement espacées. La rangée interne a les dents mitoyennes un peu plus grosses que les autres, et cependant on peut encore les désigner comme de petites dents. H y a six dents à la rangée intermédiaire ; elles sont disposées sur une ligne un peu flexueuse. Les dents de la mâchoire inférieure sont grosses, fortes et en partie cachées par une lèvre épaisse et mobile. Les deux dents mitoyennes internes sont d'une excessive petitesse. Il en est de même des dents coniques de la rangée interne latérale. L'anale est longue et basse.
La couleur de ce poisson me paraît un argenté verdàtre, avec neuf ou dix lignes longitudinales grisâtres, mais visibles seulement par reflet. Les pectorales sont noirâtres. Toutes les autres nageoires sont grises. Les écailles sont plutôt petites que grandes ; il y en a soixante -trois rangées le long des flancs. La ligne latérale est peu marquée et très -souvent rameuse.
La longueur de nos individus est de douze à treize pouces. Outre ceux que nous avons reçus de l'Esséquibo par M. Schomburgk, nous en avons d'autres pris dans l'Amazone, soit par M. de Castelnau, soit par M. de Montravel.
Nous avons ouvert l'estomac de ce poisson, remarquable par la minceur de ses parois et par sa grandeur ; il était rempli de fragments de fruits de différentes cycadées.
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Le Chalcée en faulx.
(Chalceus falcatus 3 Mull.) '
Cette espèce , qui a été décrite pour la première fois par M. Muller sous le nom spécifique que nous lui conservons , est voisine de la précédente.
Elle s'en distingue par un corps plus gros et plus court. En effet, la hauteur est le tiers de la longueur totale. La tête est courte et convexe entre les yeux; elle a le museau assez gros ; les dents sont semblables à celles de l'espèce précédente; elles me paraissent un peu plus petites à la mâchoire supérieure. La caudale est simplement échancrée, et le rayon mitoyen paraît se prolonger un peu. L'anale est longue et basse.
Je compte de quarante -huit à cinquante écailles le long des flancs. La couleur est verdâtre, a reflets métalliques , argentés sur le dos et par bandes longitudinales dorées sur les flancs. Le dessus de la tête est violacé. La caudale est remarquable par sa grande bande noire dessinée comme une lame de faux. L'anale a la base noirâtre, et je vois même des traces de cette teinte sur les autres nageoires.
Cette espèce, originaire de l'Esséquibo et des autres fleuves de la Guyane, faisait partie
1. Bryconfalcat., Mull., p. 15, n.° 3, el |>. 29. pi. 6. fig. 1.
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des collections de M. Schomburgk : c'est le Kurums des Indiens.
Nous en avons plusieurs individus dont le plus grand a dix pouces. Le Cabinet de Leyde a reçu plus anciennement des exemplaires envoyés de Surinam par M. Diepering.
Le Chalcée guile.
(Chalceus guile , nob.)
Après avoir décrit les Chalcées d'Amérique, j'ai à signaler un poisson du Nil qui avait échappé aux recherches d'Hasselquist , de Forskal et de M. Ruppell, mais qui a été trouvé dernièrement par M. Joannis, l'un des officiers du Luqsor. Le poisson aurait pu paraître dans le genre auquel il appartient, si le marin, auquel on en doit la connaissance, avait voulu avoir un peu plus de confiance dans les déterminations que j'avais eu la complaisance de faire des espèces qu'il avait rapportées du Nil. Mais comme il a mieux aimé chercher à trouver mes déterminations mauvaises, il n'a pas hésité à imprimer, que les espèces que j'avais désignées comme des Chalcées , appartiennent au genre Mylète. Ayant encore sous les yeux le poisson qu'il a rapporté, il est facile de voir que
ce Chalcée a trois rangs de dents à la mâchoire supérieure; quelles ont chacune la couronne comprimée et crénelée; que des dents semblables existent à la mâchoire inférieure sur un seul rang, avec deux petites dents coniques derrière la symphyse. C'est donc bien une dentition de Chalceus.
Le poisson a d'ailleurs la forme d'un Able. La hauteur est le quart de la longueur totale. Il y a vingt- six à vingt-sept rangées d'écaillés sur chaque flanc ; elles sont grandes et striées. La dorsale est petite et pointue de l'avant; l'anale est courte, à peu près trapézoïdale; la caudale est fourchue.
D. 10; A. 15, etc.
Ce poisson est verdâtre, mêlé de jaune surtout vers le dos. Le ventre est blanc. Les nageoires sont d'un jaune doré. Sur chaque flanc il existe trois taches noires, dont j'en vois encore les traces, au moins de la première, sur l'exemplaire de M. Joannis. Celle de la queue manque le plus communément.
La longueur de l'individu est de cinq pouces et demi. Cette espèce , qu'on trouve par milliers à Thèbes, suivant M. Joannis, y est connue sous le nom de Guile ; elle est surtout commune en hiver. Ce joli petit poisson se tient près des rivages sur le sable fin : on le prend à lepervier. Cette espèce du haut Nil, se retrouve aussi dans le Sénégal. M. Jubelin en a envoyé trois exemplaires bien conservés pris à Richardsthal.
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Après la description, fort incomplète que M. Joannis a donnée de son espèce, il Fa comparée au Mjletes nurse de M. Ruppell, en faisant remarquer qu'on ne peut pas les confondre. Il a eu en cela parfaitement raison, puisqu'elles ne sont pas du même genre. Outre les recherches faites sur le mémoire de M. Ruppell, M. de Joannis avait encore un moyen bien plus simple de s'assurer de la différence des deux poissons du Nil; car il a rapporté le Mjletes nurse de Ruppell, qui est bien effectivement un Alestes; mais il n'a pas su le reconnaître.
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