Spix, fisc. BrasiL, p. Hfi , tab. XXXV
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a la têie plus courte et plus grosse. L'intervalle entre les yeux plus large et plus convexe. L'œil plus grand , beaucoup plus rapproché du bout du museau. La bouche a des intermaxillaires plus longs, et les maxillaires plus courts ; car ces deux os sont égaux entre eux, tandis que dans l'espèce précédente les intermaxillaires sont de moitié plus courts que les maxillaires. L'épaisseur de ces os incisifs est aussi beaucoup plus grande; cela dépend de la grosseur considérable des dents, surtout de celles du rang interne, et même des dents intermédiaires. La rangée externe se compose de dents petites et serrées; à lobe moyen, assez fort et à denticules latéraux fort petits. Les deux dents mitoyennes sont un peu rentrées en dedans, de sorte que l'arc est déjà festonné. La rangée de dents internes porte quatre grosses mitoyennes, à couronne plate, et alors viendrait la troisième rangée intermédiaire , dont les deux mitoyennes seraient rentrées en arrière, et presque comme hors de place. Ces deux -là sont aussi trèsgrosses. Je trouve à la mâchoire inférieure six dents mitoyennes, proportionnellement plus fortes que celles des espèces précédentes. Les dents latérales sont petites, surtout celles de la rangée interne. Les deux mitoyennes postérieures sont deux petits crochets à peine visibles. J'ai été obligé d'entrer avec quelque détail dans la description de cette dentition, parce qu'on pourrait facilement dire que nous avons ici quatre rangées de dents. Le second sous-orbitaire forme une très -grande plaque presque ronde et fortement ciselée. Le troisième est oblong, mais
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étroit; le quatrième est plus grand et bombé; le cinquième est aussi une large plaque qui remonte assez haut sur la tempe. Le limbe du préopercule est très -rugueux. La dorsale est plus avancée que dans les espèces précédentes; l'anale est longue et basse; la caudale a des lobes larges, et elle est peu profondément fourchue.
Nous aurions pu tirer la dénomination spécifique de ce poisson de la petitesse relative de ses écailles, qui sont beaucoup plus petites que dans les espèces précédemment décrites. Nous en comptons, en effet, quatre-vingts le long des flancs. La couleur est un gris verdâtre uniforme sur le dos, se fondant dans un brillant argenté des côtés. Une large tache noire couvre la base de la queue, les lobes de la caudale et l'anale.
Nous avons un exemplaire rapporté du Rio San Francisco , long de vingt pouces.
M. de Castelnau nous en a procuré plusieurs autres pris dans l'Amazone et dans d'autres rivières du Brésil, et qui ont tous les caractères que nous venons de décrire dans cette espèce.
J'ai tout lieu de croire que le Brycon amazonicus du cabinet de Berlin, dont la base de la caudale porte une tache noire, appartient à l'espèce actuelle au lieu de se rapporter au Chalcens amazonicus de Spix.
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Le Ghalcée de d'Orbigny.
{Chalceus Orbignyanus , nob.)
Nous trouvons encore, dans les collections faites à Buenos -Ayres par M. d'Orbigny, un Chalcée que nos études nous permettent de distinguer aujourd'hui des deux précédentes.
Elle ressemble plus au G opalinus par l'étroitesse de sa tête qu'au C. Hilarii; mais elle me paraît tenir de celle-ci par la longueur de l'anale, par sa couleur noirâtre et par la tache de la caudale; elle se distingue de toutes les deux par une tache noire, placée sur l'épaule.
Nous avons deux exemplaires de cette espèce longs de six à sept pouces. On la prend dans la Plata pendant l'hiver, et surtout vers le mois de janvier; c'est un excellent poisson, très-estimé.
Le Ghalcée aux nageoires roses.
{Chalceus rodopterus , nob.)
M. d'Orbigny a rapporté de Buénos-Ayres un autre petit Chalcée, dont les formes sont voisines des espèces précédentes,
qui a la caudale peu fourchue et qui se distingue surtout par l'élégance de ses couleurs. Le dos est
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bleu glacé de lilas ; le ventre est argenté ; les pectorales, les ventrales et la dorsale sont bleuâtres , bordées de rose pâle. L'anale et la caudale sont d'un rose très-vif. Les rayons du milieu de cette dernière nageoire sont couverts d'une large tache noire. Nos exemplaires ont quatre pouces de long.
C'est le Pira-Pjta des habitants des Missions. M. d'Orbigny l'a rencontré dans le cours du Parana auprès de Corrientes. On le pèche surtout quand les eaux sont basses. Il vient par troupes, nage avec une extrême vivacité; il se nourrit de substances animales , mais il est moins vorace que les Palométas ou les Mojaras. Le mot de Pira-Pjta veut dire poisson rouge.
Le Chalcée de Schomburgk.
(Chalceus Schomburgkii, Mull.)
MM. Muller et Troschel1 ont dédié à M. Schomburgk une espèce que nous n'avons pas vue, mais qui se distingue des précédentes
par la brièveté de son anale. J'en juge par leur figure; car les nombres des rayons sont ceux des autres espèces à anale plus longue. La hauteur du corps est quatre fois dans la longueur totale, et est
1. Brycon Schomburgkii. Muller, llorœ ichihyologicœ , p. 16 et 29, pi. 6, fi-. 2.
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égale à la longueur de la têle. Les nombres sont :
Je renvoie pour les détails à la description qu'en a faite M. Muller.
La couleur reflète un brillant métallique doré, avec des raies longitudinales un peu obscures.
Ce poisson, long de trois pouces et demi et conservé dans le cabinet de Berlin, vient de l'Esséquibo.
Le Chalcée pesu.
(Chalceus pesu, Mull.)
Les mêmes naturalistes ont décrit dans leur Monographie l une autre espèce
qui a l'anale plus étendue que la précédente, et qui n'a cependant que vingt-deux rayons ; elle a aussi le museau plus pointu, le corps plus allongé. La longueur de la tête, un peu plus petite que la hauteur du tronc, est comprise cinq fois dans la longueur totale.
La couleur est rougeâtre, glacée d'argent. L'extrémité de la caudale est bordée de noir. L'adipeuse est aussi très-foncée.
Ce poisson a été rapporté de la Guyane