Rasa carensis, Müll., Henle, Plag., p
ATLAS, pl. 12, fig. 11 et 12, tuberc., épin. de la queue.
CARACTÈRES. — Très-analogues à ceux de la R. clavata quant à la forme générale et au peu ‘de proéminence du museau, mais pas de boucles éparses sur le disque; régions supérieures
Mitch., est faite par M. Gill (Cat. fish. east. coast N. Amer., p. 61), mais il fait SUrure leurs noms d’un *, signe qu’il emploie pour les FsiEes ee teuses (Cat., etc., p. 28),
rudes; sur la ligne médiane du dos, de grosses épines à pointe dirigée en arrière, comprimées et à base élargie, un peu comparable à celle des boucles de la R: clavata, mais non creuse, formant une rangée interrompue et se prolongeant sur la queue où elles sont en rang simple ou triple; des tubercules au-devant des yeux etau bord interne des évents. Sur un fond d’un brun jaunâtre en dessus, des taches rondes foncées, disposées en lignes ondulées.
Le disque de l’exemplaire unique du Muséum, large de 0.60 et long de0".44, est rude dans toute son étendue, surtout à son pourtour, et plus particulièrement encore en avant et à la partie postérieure de la tête; en dessous, il y a de petitesépines à l'extrémité du museau et le long du bord antérieur des pectorales. Chez les ©, la rudesse est limitée à la région médiane du dos et à certains points de la surface du disque où les petites épines sont très-éloignées les unes des autres et laissent ainsi, entre elles, des espaces vides (Müll. Henle). Parfois aussi, la face ventrale est rude, et même chez un Çy, ces zoologistes y ont observé quelques aiguillons à base élargie un peu semblables aux boucles de la R. clav. La queue est rude en dessus et sur les côtés, mais lisse en dessous. Les dents sont plates chez la ®, spécimen unique au Muséum, et M. et H. ne parlent pas de celles de l’autre sexe.
Habitat. — Cap de B.-Espér., d’où a été rapporté au Muséum l’exemplaire qui est un des types.
19. Rasa Scaurrzu, Müll., Henle, Plag., p. 138 et 194, pl. 47, fig. 1 et 1 a, mâch. et dents (1).
Raïa asterias stellata aut stellaris, Belon, De aquatil., p. 83 et 84, fig., et Raye estellée que les Grecs appellent Asterias pour ce qu'elle ha
(1) J'ai cherché, d’après l'étude des sujets de la collection du Muséum, à rendre aussi manifestes que possible, dans les descriptions, les différences qui se remarquent entre l'espèce dont il s’agit et la suivante, avec laquelle on l’avait toujours confondue jusqu’à l'époque des études de MM. Müll. et Henle sur les Plag. Ilrésulte decette confusion motivée par desanalogiesincontestables, qu’on ne peut pas considérer, comme absolument exacte, la synonymie rapportée à la R. Schultz. Cependant, les dissemblances que présentent les R. aster. de Belon et de Rondelet, qui, selon toute probabilité, sont nos Raies n° 12 et n° 13, se retrouvant quand on compare la R. aster. proprement dite à la R. Sck., on est autorisé à prendre, comme lypes, les 2 espèces figurées par ces anciens naturalistes.
Je dois faire observer que le prince Ch. Bonaparte (Faun. ital ) considère la figure jointe au texte de Belon comme représentant la R. macrorhyncha; mais le rapprochement proposé ici, à l'exemple de MM. Müll. et Henle, me paraît plus exact.
Quant à la R. stellaris,, Salviani (Hist. aquatil. p.150, pl.51, cop. par Jonston, Pl. X, fig. 2); une, identification piépie( n'est. pas possible.
549 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.
certaines taches blanches sur le dos semblables à des éstoiles, Id. Nat. et diversité des poiss., p. 74 et T5.
R: asterias aspera, Rond., De pisc., p. 352, et édit. fran. P. 978, fig. cop. par 1° Gesner, De aodétis p. 794, édit. 1620 ; 2° Aldrov., De pise., p. 458; 3 Jonst., De pise., pl. X, fig. 7 (Ruysch, id.); 4 Willughb., Hist. pisc., pl. D5, fig. 4.
Dasybat., n° 5, d'après R. ast. asp., Rond., Klein, Miss. IT, p. 36.
R. aster., Fr. Delaroche, Poiss. Iviça (Ann. Mus.:, 1809, t.. XII, p. 321, pl. 20, fig. 1. — Id., B1., Faune fr., p. 23), d’après la précédente. |
R. punctata, Risso, Ichth. Nice, p. 12, et Hist. nat. Eur. mêér., 1. IUT, p. 153.— ?R. mueulaia (Mont), Pappe, Synops. edible fish. Cape good hope, 1853, p. 33. — Dasybatis ast., Bonap., Cat. pesci europ., p. 13, n° 14. — Id., Id., Faun. it.
Variété à grande tache ocellée sur chaque aile :
R. miraletus, Donov., Brit. fish., t. V, pl. CIEL — R. speculum, Blainv., Faune fr., Poiss., p. 29, pl. 4, fig. 1.—R. oculata, Riss., Hist. nat. Eur. mér., t. II, p. 149. — R. bispecularis, Bennett, Proceed. 2001. Soc., 1830-31, p. 148. — Peut-être une partie de cette synonymie convient-elle à la même Var. dela R. aster.? |
CARACTÈRES. — Disque rhomboïdal, plus large que long; museau peu proéminent, dont la longueur mesurée à parür d’une ligne menée au-devant des yeux, est, à peu près, le triple de l’espace inter-oculaire ; mâchoires assez fortement arquées, portant, sur chaque rangée transversale, 40 ou 45 dents pointues chez le &, mousses et à surface arrondie chez la © ; régions supérieures semées de taches foncées, souvent entremêlées de taches claires, entourées de maculatures noires et offrant ainsi l'apparence d’ocelles.
Le disque, dont la largeur est, à la longueur, :: 7 : 6, a les bords antérieurs un peu ondulés; l’angle externe des pectorales, tout-à-fait arrondi, est presque à la même distance de l'anus et de la pointe du. museau, dont la proéminence, égale au diamètre longitudinal de l'œil, est un peu plus du 1/4 de l’espace qui sépare l’une de l’autre l’extrémité antérieure de chaque pectorale. Des lignes menées du bout du museau à l’angle externe des narines, et d’un angle à l’autre, circonserivent un triangle isocèle, dont la base est, aux autres côtés, à peu près : DB: 7. [n'ya pas de fixité dans les caractères tirés des téguments; plusieurs jeunes sujets sont tout-à-fait rudes en dessus, tandis que des get 9 ad. sont lisses, excepté sur les bords antérieurs du disque où se voient, chez les «ÿ, les épines sexuelles des pectorales.
Par une remarque sur la R. aster. de Fr. Delaroche à dents mousses (et 9), et qui, à cause même de cette particularité, est une R. Sch., mais dont la peau ne porte pas d’aspérités (Plag., p. 195),
Müll. et Henle donnent la preuve qu'ils avaient été trop affirmatifs en signalant la rudesse de la peau comme propre à la R. Sch.
Le caractère vraïment essentiel de l'espèce consiste en ce que les dents sont moins nombreuses et plus volumineuses que dans l’autre espèce, et, en même temps, mousses chez la ®, tandis que celles de la R. aster. sont pointues dans les deux sexes. Au marché de Paris, les 2 espèces sont confondues sous le nom de Raies douces, qui leur est donné pour les distinguer de la R. bouclée.