‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 185 sur 216 · RHINOPTERA QUADRILOPA, Cuv., R. an., 2 éd.,t. IL, p · texte numérisé non relu

RHINOPTERA QUADRILOPA, Cuv., R. an., 2 éd.,t. IL, p

Raja bonasus (Covv-nosed Ray, R. à museau de vache), Mitchill, Fish. N.-York (Trans. litt. and phil. Soc. N.-York, 1815, t. I, p. 479), -sans descript: — R. quadriloba, Lesueur, Journ. Ac. nat. sc. Phil., 1. I,p.44..

Rhin. quadril., Dekay, Faun.N.-York(fish.), p. 375, pl.66, fig.247. — Id., Gill, Cat. fish. east. coast N.-Amer., p. 62.

CaRACTÈRES. — Disque plus large que long, dans le rapport de 3 à 1; bords antérieurs presque droits, les postérieurs concaves derrière l’angle externe qui est pointu, et un peu convexes dans leur portion interne; angles postér. mousses, mais moins arrondis chez le & que chez la 9; bord antérieur de la tête assez fortement échancré et dont les lobes sont à peine dépassés par les nageoires céphaliques; 7 rangées de plaques dentaires dont la médiane, qui est la plus large, offre, dans le sens transversal, une étendue qui est, à la longueur, : : 4:14; queue très-grêle, un peu plus longue que le disque.

Teinte générale : un brun olive. — Habitat. — Côte atl. des Et.- Unis où il est, dit-on, très-abondant, et atteint une grande taille. — PSE au Muséum.

TT. RHINOPTERA ADSPERSA, Val, MSS (M., H., Plag., p. 183).

CARACTÈRES. — Disque à peu près 2 fois aussi large que long ; bords antérieurs presque droits, les postérieurs concaves ; angles externes pointus, les postérieurs droits ; nageoires céphaliques arrondies, ne se prolongeant pas aussi loin que le bord antérieur de la tête, qui est concave au milieu; queue triple du disque et dont la nageoire commence à une nn distance derrière la fin de Méeution des ventrales; 9 rang de dents en haut, dontle médian se compose de dents2f0is4/2 aussi larges que longues, mais plus étroites de 1/3 environ que les re de cas des rangées contiguës; sur le 2° rang latéral, elles n’ont que les 2/3 “de la largeur de celles du rang en dehors duquel elles sont placées, et par conséquent die rent à peine des médianes, mais elles sont le double des plaques du 8° rang; enfin, dans la rangée la plus extérieure, elles restent très-petites et ont la forme d’un pentagone; 7 rangs de dents en bas dont lés dimensions transversales diminuent gra-

MYLIOBAT. G. RHINOPT., 6-8. CÉPHALOPTÈRES. 649

duellement à partir du médian, toute la face supérieure rude au toucher, semée d’un très-grand nombre de petites épines à base étoilée, plus abondantes encore à la région dorsale et sur la tête que sur les ailes.

Teinte générale d'un brun verdâtre, un peu moins foncé en dessous. Habitat. — Mer des Indes : © Type unique rapportée au Muséum par M. Dussumier : 1.91 (disque 0".49, queue 1%.42) ; larg. 0.95. La rudesse des téguments et l’étroitesse comparative des dents médianes supér. éloignent le Rh. adspersa de tous ses congénères.

8. RHINOPTERA VESPERTILIO, Girard, Proceed. Acad. nat. sc.. Philad., t. VIII, 1856, p. 137.

Id., Id., Boston Journ. nat. hist., 1857, t. VI, p. 544, pl. 26.—14., Id., Report, Explor. from Mississ. to the pacif. Oc.(Fish.), p. 375. — Holorhinus vesp:, Gill, Proc. Acad. nat. sc., Philad., 1862, p. 331.

GarAcTÈREs.—Disque 1 fois 3/4 environ aussi large que long, assez semblable à celui du Rh. javan., mais à angles externes moins pointus, et bord antérieur du museau arrondi, à peine échancré au milieu; en outre, ventrales plus larges et plus longues ; queue presque double du disque.

Teinte générale d’un bleu pourpre; le dessous olivâtre. Habitat. — Californie. Le spécim. unique type est long de 0.493 (disque, 0".172; queue, 0.321) larg., 0®.303. Inconnu au Muséum. —Je ne puis que signaler, aucune descript. n’en ayant été donnée, l'espèce rapportée des mers antarctiques au Musée brit. et nommée Rhinopt. Smithi, Gr. (Cat. chondr. fish. brit. Mus., p. 132) (4).

NIIT. GINQUIÈME FAMILLE.

CÉPHALOPTÈRES. CEPHALOPTERÆ (2).

CARACTÈRES. — Sur les côtés de la tête, au niveau du bord postérieur des yeux, commencent des nageoires céphaliques qui peuvent être considérées comme une continuation des peciorales, et prolongées en forme d'oreilles ; bord antérieur de la tête rectiligne ou concave; yeux latéraux, séparés des évenis par un intervalle; bouche transversale, en dessous où terminale, occupant tout l’espace compris entre les racines des na-

(4) Ajoutez, à la fam. des Myliobat., Myi. Freminvillii, Lesueur, Jouwr'n. Ac. nat, sc. Philad.it. IV, part. Il, p. 111, inconnu des zoolog. américains, et qui doit appartenir au genre Myliabatis.

(2) eva, tête et mrepov, aile ou nageoire.— Voy. p. 36 et 650, note 2.

650 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES:

geoires céphaliques; munie, aux 2 mâchoires, ou à l’inférieure seulement, de dents petites, tantôten pavés de forme variable, tantôt semblables à de petites scutelles cutanées ; narines ouvertes près des angles de la bouche; valvules nasales réunies, à bord postérieur et horizontal prolongé dans toute la largeur de la fente buccale; dorsale unique, au-dessus des ventrales ; queue assez effilée, aussi longue ou plus longue que le corps, munie detubercules dans toute sa longueur ou dans une partie seulement de son étendue, et d’un aiguillon dentelé (1).

La famille comprend : 1° le genre Céphalopière, et 2 le genre Cératoptère distinct du premier, en ce que la bouche qui ést terminale ne porte des dents qu'à la mâchoire inférieure, et que les nageoires céphaliques ne sont pas contournées de même.

S'il était bien prouvé que, parmi les vrais Céphaloptères, le C. Giorna et le C. Massena sont les seuls dont la queue soit armée d’une épine, je considérerais les autres espèces de ce groupe comme les types d'une 3° division générique pour laquelle je choïsirais, parmi les différents noms de genre proposés, mais non acceptés, celui de Mobula, Rafin. Quoique. insignifiant, il a l’avantage d’être resté, jusqu'ici, sans application possible.

Il y aurait donc, d’une part, CEPHALOPTERA Giorna et Massena à aiguillon caudal; d'autre part, Mosura Fabroniana, Olfersir, Kuhli, Br eg00d00, japonica sans aiguillon. ;

La présence des nageoires céphaliques chez les 1 MTiobates et nez les Céphaloptères, étébIit une certaine analogie entre ces poissons. Ils sont cependant si différents entre eux et par la forme des nageoires céphaliques et par celle des dents, qu'ils doivent être considérés comme représentant deux familles distinctes. M: Swainson, au contraire, les rapporte à l’une des 5 sous-familles que comprend, suivant son mode de classification (voy. plus haut, p.277), la famille des Raïies. Cette sous-famille est celle des Pferocephalinæ divisée, elle-même, en 5 genres : Myliobatlis, Rhinoptera, Ceratoptera, Aelobatis, Ptérocephala (Gephalopt. ) (Classif. fish. Nat. hist. fish., etc., t. IT, p. 390, in: Lardner’s Cab. Cyclop.).

(1) Giorna a décrit l’aiguillon de la queue de l'espèce qui lui a été dédiée, et Risso celui du C. Massena. Certains zoologistes qui ont vu des Cératoptères intacts ont mentionné la présence de cet aiguillon. Je dois faire observer, cependant, que sur deux échantillons des C. Olfersü et Kuhlii, les seuls où une partie de la queue reste, je ne trouve ni le dard, ni la trace du lieu de son insertion. MM. Müll. et Henle qui, les premiers, ont signaléile €. Kuhlü, ni M. Bleeker, dans une description de la même espèce faite sur un spécimen d’Amboine, n’ont parlé d’un aiguillon que ne représente pas un dessin inédit du zoologiste hollandais. Il n’en est pas question non plus à propos des C. Olfersii et C. japonica (M. H., Ptag.), ni dans le/passage du Catal. de M. Cantor, relatif au C. Eregoodoo figuré sans dard par

CÉPHALOPTÈRES. GENRE CEPHALOPTERA. 651

I. GENRE CÉPHALOPTÈRE. CEPHALOPTERA, C, Dum.(l}, DICEROBATIS, Blain,

CARACTÈRES. — Bouche en dessous ,:à bords droits; dents aux deux mâchoires, petites, plates et en pavé, ou granuleuses et un peu pointues en arrière, de forme différente selon les espèces, et quelquefois chez la même, suivant la place qu’elles occupent sur les carülages dentaires; rayons des pectorales s'étendant jusque derrière le crâne et jusqu'à la base des nageoires de la tête qui sont enroulées de façon que leur concaviié est tournée en dehors; bord antérieur des pectorales droit ou convexe, le postérieur plus ou moins concave; peau de la région dorsale presque lisse ou couverte, dans une portion de son étendue, de très-petites scutelles.

Russell. Enfin, il en est de même sur les différentes planches qui semblent appartenir au C. Fabroniana.

(1) Le nom spécifique de Raja cephalopt., Schn. (Bloch, Syst. posth., p.365), était devenu un nom de genre pour mon père, dans ses cours, comme je le constate sur les anciennes notes MSS. de ses leçons, et avant la publication de l’Ichthyologie de Nice, en 1810. Ayant été prié par Risso, quile dit dans sa Préface, de revoir le manuscrit de l'ouvrage et d'en surveiller l'impression, mon père l’informa de l'établissement du genre nouveau qui fut adopté par l’auteur sous le nom de Cephalopterus.

En 1809, il est vrai, Et. Geoffr St.-Hil. avait nommé (Ann. du Mius., t. XIII, p. 255, pl. 15) Cephalopterus ornatus, un oiseau du groupe des Muscicapa. Par ce motif, M. Cantor (Catal. Malay. fishes, p. 1419) rejette, pour les Raies cornues, le nom dont il s’agit et lui substitue celui de Dicerobatis (raie à deux cornes) employé en {828, par Blainville (Faune franç., Poiss., p. 40), et qui est une légère modification de Dicerobatus, Id.(Prodr. nouv. distrib. systéin. regne anim. in: Nouv. Bull des sciences, 1816, p. 112:.

Or, malgré ce droit de priorité dans la classe des oiseaux, il n’y a pas absolue nécessité d'abandonner l’ancienne dénomination que Cuvier (A. anim., dre éd., 1817, t. II, p. 138), sans cesser de l’attribuer à mon père, a transformée en Cephaloptera. À plus forte raison, faut-il rejeter le mot Pterocephala proposé, en 1839, par Swainson (Fishes, in : Lardner’s Cabin. Cyclop., t. II, p. 321).

PLAGIOSTOMES HYPOTRÊMES OU RAIES.

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CÉPHALOPTÈRES. GENRE CEPHALOPTERA, 4. 653

1. CEPHALOPTERA GioNA, Risso, Ichth. Nice, p. 14, et Hist. nat. Eur. mér., t. IT, p. 163, pl. V, fig. 10 (Vachetta). Grande Raïe, Donbe Mém. Ac. sc., Pari, 1805-1808, p. 4.

ATLAS, pl. 6, fig. GetT, dents.

R. Giorna, Lacép., Hist. Poiss., t. V, p. 666. — C. Giorna, Cuv., R. an., Are éd., t. I, p. 138, 2° éd., t. Il, p. 402, et Iconogr., pl. 69, fig. 4 — Id., He Cloquet, Dict. sc. nat., t. VIX, p. 407, pl. 23. — Id., Müll. Henle, Plag., p. 184.—Id., Horned Ray, Yarrell, Brit. fish. 3e éd., t. Il, p. 600.—Id., Val., Ichth. des Canaries, p. 97, pl. 22

CARACTÈRES. — Pectorales mesurées depuis leur origine, derrière l'œil jusqu'à leur angle postérieur, beaucoup moins considérables que la largeur de la moitié du disque (0.51 sur 0.72), rétrécies vers leur extrémité externe qui se termine en un angle pointu et eftilé (1); à bord antérieur un peu convexe

t à bord postérieur concave; dents excessivement petites, formant des rangées régulières prolongées jusqu'aux angles de la bouche; 1/2 antérieure du dos complétement lisse, mais la 1/2 postérieure couverte de très-petites scutelles extrêmement rapprochées qui donnent à cette région l'aspect d'un chagrin à fines granulations. « Queue (2) égale à peu près 3 fois à la longueur du corps (Risso ne la représente que 1 fois 1/2 aussi longue), lisse dans son premier quart, tuberculeuse des deux côtés dans le reste de son étendue; dard dentelé sur chacun de ses bords. »

Sur une tête isolée de Ceph. Giorna, les dents, très-petites, sont disposées, à la mâchoire supérieure, sur 460 rangs environ, parallèles entre eux, dirigés d'avant en arrière dans le milieu, mais obliques en sens inverse sur l’un et sur l’autre côté. Chaque rang, et tous paraissent manquer de 2 ou 3 dents, se compose de 10 à 12 dents. Comme le nombre est presque le même à la mâchoire inférieure, on en trouve en tout, si l'on compte seulement celles qui se voient, 3200 à 3840.

Tous les grains dentaires sur cette tête, comme sur un autre spécimen, sont un peu pointus en arrière et ressemblent aux scutelles eutanées de certains Squales ; on s'explique ainsi que Giorna ait dit (loc.

(1) Giorna dit, avec raison : chaque pectorale représente à peu près la figure d’un triangle isocèle, dont la base, qui tient au corps de l’animal, est, aux côtés, : : 2 : 3.

{2) Elle est brisée à son origine sur l’exemplaire unique du Musée de Paris; ce que je dis ici de cet organe est emprunté à la description de Giorna, en partie reproduite par Lacépède.

654 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OÙ RAIES.

, p. ) : «Point de dents, mais les lèvres solides et scabres comme une elime ».

La coloration est «en dessus, un bleu indigo à reflets glauques et violets; le dessous est d’un blanc mat; la ne d’un bleu foncé, liserée de blanchâtre au sommet et l'iris d’un bleu argentin, les prolongements céphaliques unicolores » (Risso).

Le seul échantillon entier, sauf la queue, conservé au Muséum, mesure, de l’angle externe d’une pectorale à l’autre, 1".44, et, du bord antérieur .de la tête à l’origine de la queue, 0.51. La largeur de la bouche est de 0.13 ; les DUROUUNS céphaliques, à partir du = vant des yeux, ont om. 11.

Cet individu et la tête isolée sont sans indication d’origine, mais ils doivent provenir de la Méditerranée.

2. CepHaLoprera Masse, Risso, Échth. Nice, p. 15, et Hist. nat. Europ. mér.,t. HI, p 164 (1).

CARACTÈRES. — Disque de forme probablement analogue à celle du disque du C. Giorna (2), mais la queue « garnie, dans toute sa longueur, de plusieurs rangées de tubércutes: armée, à sa base, di un aiguillon sagitié; » Cdisque d'un noir bleuâtre en dessus, d'un DL mat, avec une infinité de petits points noirs en dessous, et argenté vers les parties latérales ; » «prolongements céphaliques noirs à leur extrémité » (Risso).

J'ajoute que le G. Mass. acquiert une plus grande taille, et que les dimens. transvers. sont proportionnellement moins considérables : long. 1.80, envergure 3". 2 . que Risso indique, po IEC: Giorna, 0,50, et enverg. 1.4

9. CEPHALOPTERA RUHLH, Val., MSS. (Müll. Henle, Plag., p- 185, pl. 59, fig. 1).

ATLAS, pl. 6, fig. 9 et 92, dents.

C. Kuhli, Blkr, Bidrage 9 der Vischfauna Amb., p.6, et Enumeratio, p. 214, dess. inéd. donné en communication.

CARACTÈRES. — Pectorales mesurées à leur origine, derrière

(1). Espèce dédiée au maréchal Masséna. — Je n'ai point de synonymies à citer; parce qu'on a supposé l'espèce identique au Ceph. Giorna. C’est ainsi que MM. Müll. et Henle (Plag., p. 184) et le prince Ch. Bonap. (Cat. pesci europ., p. 11, no 1) l'ont mentionnée comme un doubleemploi, à l’occasion de ce dernier. Cependant, les caractères indiqués dans la description de Risso, me paraissent suffisants pour faire admettre une distinction spécifique, malgré l'impossibilité où je me trouve, par suite de l’absence de sujets, de me prononcer d’une façon définitive à cet égard.

(2) Risso dit cependant : pirnarum margine incurvo, et, en parlant du €.

CÉPHALOPTÈRES. GENRE CEPHALOPTERA, 2-4. 655

l'œil, jusqu'à leur angle postérieur, presque égales à la moitié de la largeur du disque (0".35 sur 0".37), dents occupant presque toute l'étendue de l'ouverture buccale, plates, à bords antérieur et postérieur droits et un peu pointues à leurs deux bouts; beaucoup plus larges que longues, et, sur quelques rangées, dans le rapport de 4 à 1, ou même au-delà pour les médianes ; disposées régulièrement en petites bandes longitudinales au nombre de 36 à 38 sur l’une et sur l’autre mâchoires, composées chacune de 6 à T dents, et rappelant, par leur forme aussi bien que par leur disposition, mais très en petit, les dents des Myliobates.

Région antérieure du dos tout-à-fait lisse ; sur la moitié postérieure, de petits tubercules espacés entre eux; pores cutanés très-nombreux, et disposés, sur les pectorales, en rangées transversales régulières. L’extrémité de la queue, sur l'échantillon unique du Muséum, manque; elle est sans tubercules et sans dard, on ne voit même. pas le lieu de son insertion.

Teinte générale brune sur l'échantillon unique du Musée de Paris conservé dans l'alcool. M. Bleeker la dit: d’un vert cuivré, avec les bords du disque d’un vioiet foncé ou noirâtres.

Longueur du disque, depuis le bord antérieur de la tête jusqu’à l'origine de la queue, 0".35; largeur, de l’angle ext. d’une pector. à l’autre, 0".74; largeur de la tête, d’un œil à l’autre, 0.13; espace entre les 2 prolong. de la tête, d'un angle de la bouche à l’autre, 0%.045; long. du prolong. à partir de l'angle de la bouche, 0.040; portion de la queue conservée, 0.37.

Habitat. —:Le spécimen Tyre de cette espèce est unique au Muséum; mer des Indes: Dussumier. — Le C. Kuhlii décrit par M. Bleeker avait été pêché à Amboine.

L, CEPHALOPTERA ÊREGOOD00, Cuv., R. an., 2° édit., t. IT, p. 402, note 1.

ATLAS, pl. 6, fig. 2-5, denis.

Eregoodoo Tenliee, Russell, Fish. Corom., t. L, p. 5, pl. IX, R (c.-à.-d. gravée par Reeve).

Dicerobatis eregoodoo, Cantor, Calal. malay. fishes, p. 1420 (1).

CARACTÈRES. — Pectorales mesurées à leur origine, derrière

Giorno : pinnarum marginibus rectis. — Il ne parle pas des dents, sans doute par ce qu’elles lui ont paru semblables à celles du C. Giorna.

(1) MM. Müll. et Henle (Plag., p.185) et M. Bleeker (Enumeratio, p. 214), rapportent avec doute la pl. IX R. de Russell, au C. Olfersi du Brésil,

656 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OÙ RAIES.

l'œil, jusqu'à leur angle postérieur, égales environ aux 2/5 de la plus grande Lreeur du disque ; à Angles aigus; à bord antérieur concave dans sa moitié externe et convexe dans l’autre; à bord postérieur concave; régions supérieures lisses au toucher, si ce n’est à la partie postérieure du dos où se voient quelques petites scutelles écariées les unes des autres; queue

plus d’une fois et demie aussi longue que le corps, nue et sans dard (1).

Dents plates, plus larges (deux fois environ) que longues, irrégulièrement pentagonales, ayant souvent une ou deux échancrures à leur bord postérieur, et des dimensions inégales, quelques dents l'emportant sur les autres par leur grandeur; disposées en 80 rangs à la mâchoire supérieure et en 95 à l’inférieure (2).

La teinte noirâtre de la petite portion conservée des régions supérieures de la tête ainsi que du bord supérieur des nageoires céphaliques contraste avec la blancheur de la concavité de ces nageoires. Il y a là identité avec cc que montre la pl. de Russell et avec ce que la description de M. Cantor mentionne.

L’° origine de cette tête que le Muséum possède depuis très-longtemps est inconnue, mais le C. dont elle provient a dû être, selon toute probabilité, pêché dans la mer des Indes (3).

mais il est évident que l’espèce indienne en est différente, comme la description de M. Cantor en donne la preuve.

{1} L’énoncé de ces caractères est emprunté à la description faite par M.Cantor, et je ne m'y étends pas davantage, parce que l’animal entier est inconnu au Musée de Paris où se trouve une tête isolée, que MM. Müll.etHenle ont signalée comme provenant d'un C. Kuhlii. La comparaison attentive que j'ai faite du système dentaire de cette tête avec celui du type du C. Kuhlii conservé dans l'alcool ne me laisse aucun doute (voy. la description des dents) sur la convenance de la rapporter au C. Eregoodoo. Elle en à, d’ailleurs, le système de coloration qui est différent de celui du C. Kuhiti,

(2) Ces nombres fournis par la tête conservée au Muséum sont identiques à ceux que M. Cantor donne d’après son unique spécimen. Ils constituent un caractère excellent, même sans parler de la différence de forme, pour distinguer la présente espèce du C. Kuhlii et du C. Olfersii, qui a, sur chaque mâchoire, une bande dentaire dont l'étendue transversale est moindre qu’elle ne l’est chez ses congénères.

(3) M. Cantor compare le C. Ereg. au C. Olfers., d'après quelques-uns des caractères assignés à ce dernier par MM. Müll et Henle, mais sans parler du système dentaire. Or, c’est là précisément que se trouve la dif-

férence essentielle, et qui est telle que toute autre comparaison devient inutile.

CÉPHALOPTÈRES. GENRE CEPHALOPTERA, D-1. 657

9. CEPHALOPTERA OLFERSH, J. Müll., Vergleich. Anat. Myxin., Ost. und Myol., in Abhandl. Akad. Wissensch., Berlin, 1834 (1836), p. 311, et Plag., p. 185.

ATLAS, pl. 6, fig. 8, dents.

CARACTÈRES. — Pectorales mesurées à leur origine, derrière les yeux, jusqu'à leur angle postérieur, presque égales à la moitié de la largeur du disque (0".62 sur 0.68); bords antérieurs du disque un peu convexes; Les postérieurs légèrement concaves (1); dents petites, tout-à-fait plates, en mosaïque, ayant la forme d’un triangle à sommet dirigé en arrière, disposées, sur l’une et l’autre mâchoires, en une bande étroite, longue de 0.08 seulement (l'ouverture de la bouche mesurant 0".15), et formée de 38 à 40 bandes obliques composées chacune de 10 à 12 dents et disposées en quinconce (2).

Région moyenne du dos parsemée, dans toute son étendue, de tubercules très-fins, plus petits, moins serrés que ceux du C. Giorno et ne donnant pas à la moitié postérieure de cette région, comme chez celui-ci, un aspect chagriné (3).

Teinte générale d’un brun noirâtre en dessus ; régions inférieures blanches.

Long. du disque, du bord antérieur de la tête jusqu’à l’origine

(1) Telle est, autant qu'on peut en juger sur un individu monté, la forme des bords du disque, dont le postérieur n’a jamais dû être fortement concave, comme le disent MM. Müll. et Henle.— En comparant les dimensions des C. Olfers. et Kuhl. à celles du C. Giorna, on voit que le dernier est, relativement à sa longueur, plus large que les deux autres.

(2) MM. Müller et Henle portent à 80 le nombre des dents, par rangée transversale ; mais on n'arrive à ce chiffre que si l’on compte, outre les dents d’une même rangée, celles de la rangée suivante qui, sans étre au même niveau, viennent, en raison même de l’arrangement en quinconce, occuper chacune, par sa portion antérieure, une partie de l’espace intermédiaire aux deux dents derrière lesquelles élle est placée.—Ils disent que, généralement, celles de la mâchoire inférieure sont échancrées en arrière, de sorte que leur angle postérieur semble double. Serait-ce une différence de sexe? L’individu que j'ai sous les yeux et qui a été déterminé par ces zoologistes eux-mêmes, est une ®, mais ils n’indiquent pas le sexe de leur spécimen. — En raison de l'impossibilité où je suis d'établir d’une façon exacte chez des Cephalopt. soumis à la dessiccation, le rapport entre la largeur de la bouche et l'étendue de l’espace qui sépare les dents du bord antérieur de la tête, je néglige cette mensuration comparative qui semble, d'ailleurs, offrir peu de différences.

(5) Je ne puisrien dire de la queue; MM. Müll. et Henle n’en parlent pas, et celle de notre exempl. est, en partie, brisée : elle n’est longue que de 0,30. Dans cette étendue, elle est sans tubercules et sans dard; on ne voit même aucune trace de son insertion.

Poissons Tome I. 42

658 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

de la queue, 0.62; larg., de l’angle ext. d’une pector. à l’autre, 1.37; larg. de la tête, d'un œil à l’autre, 0.23; espace entre les deux prolong. de la tête, d’un angle de la bouche à l’autre, 0.15 ; long. des prolong., à partir de l’angle àe la bouche, 0.15.

Habitat. — Brésil : Delalande.

6. CEPHALOPTERA FABRONIANA (Raja Fabr., Lacép., Hist. nat. Poiss., t. Il, p.111, pl. 5, fig. 4 et 2) (1).

?? Eregoodoo tenkee, Russell, Fish. Corom., pl. IX, N (c.-à-d. gravée par Neele).

Cephaloptera.…, Thompson, Proceed. 2001. Soc., Lond., 1835, p. 78.

C. Giorna, Id., Report meet. brit. assoc. advancem. sciences, 1840 (1841), p. 399 et 409.

?C. Fabroniana, M'Coy, Ann. and Magaz. nat. hist., 1847, t. XIX, p. 176, pl. XI, fig. 1 et 2.

Ox Ray, J. Couch, Hist. fish. brit. islands, t. 1, p. 139, pl. XXXIII.

CarAcrÈREs. — Disque mesuré de l'angle externe d’une pectorale à l’autre, offrant des dimensions doubles de la longueur du corps, prise du bord antérieur de la tête à l'origine de la queue ; pectorales assez concaves en arrière, un peu falciformes et tout le disque plus analogue, dans sa conformation générale, aux C. Kuhlii et Olfersii qu'au C. Giorno; bord antérieur de la iète droit.

Teinte générale brune en dessus, blanchâtre en dessous.

Habitat. — Méditerranée, côte d'Irlande. Inconnu au Muséum.

Les dessins donnés par M.M’Coy d’après l'individu que M. Thompson avait mentionné, et par M. Couch d’après un spécimen qu'il suppose originaire de la Méditerranée, ont assez de ressemblance avee la fig. citée de Lacépède et montrent, dans la conformation du disque, des différences avec le C. Giorna, suffisantes pour motiver l'inscription, comme espèce distincte, du C. Fabr. Lacép.

Aux caractères tirés de la forme et des dimensions proportionnelles du disque, il faut joindre ceux que fournissent 1° la direction tout-à-fait horizontale du bord antérieur de la tête; 2° la tendance plus marquée des nageoires céphaliques à s'enrouler en spirale, mais beaucoup trop exagérée sur la pl. de Lacépède ; 3° la couleur franchement brune des régions supérieures; 4° peut-être l'absence d’un aiguillon caudal. — Je ne puis rien dire du système dentaire dont il n’est pas fait mention.

Ce n’est point une description que je donne ici. J'ai seulement voulu appeler l'attention sur la présence probable dans la Méditerr., dans l'Océan et dans la Manche, d’une espèce distincte, par sa forme générale, des C. Giorna et Massena. S'il en est ainsi, le nombre des

(1) Voy. p. 652, note 1, à la suite du tableau des espèces,

CÉPHALOPTÈRES. GENRE CERATOPTERA. 659

synonymies douteuses qui se rapportent à la famille des Céphaloptères encore trop imparfaitement connue, serait un peu diminué.

T. CEPHALOPTERA sAPONICA, M. H., Plag., p. 185, et Schlegel, Fauna japon., Poiss., p. 310.

Je renvoie, pour ce qui concerne cette espèce inconnue au Mus., à ce que j'en ai dit à la p. 652, note 9, à la suite du tableau des espèces du genre Cephaloptère.

J'ajoute seulement que le bord interne des prolongements céphaliques porte, à sa face inférieure, un liseré noir.

— C'est dans le genre Cephaloptera, et, selon toute probabilité, dans l’une des trois espèces de nos mers {C. Givrna, Massena, Fabroniana) que rentrent les espèces suivantes, mais comme il est impossible d'arriver à une détermination plus précise, je me borne à rappeler ici leurs noms : 4° Sg. edentulus, Brunnich, Ichth. massiliensis, p. 6, n° 14, dont ce naturaliste n’a connu que la tête. D’après son indication, Bonnaterre a introduit ce Chien de mer cornu dans l’'Encyclop. (Ichth., p. 13); puis Lacépède l’a rapporté à son genre imaginaire Aodon : À cornu (Hist. Poiss., t. I, p. 300). --2 Hobula auriculata, et Aplerurus Fabroni, Rafin. (Indice d’itt. sicil., n°5 367 et 370, p. 48, et Append. XXI, p. 61; XXIV, p. 62), d'après les R. mob. et Fabr. de Lacépède, maisindéterminables.—3° Dicerobatus, puis Dicerobatis mobular, Blainv. (Prodr. in Nouv. Bull. sc., 1816, p. 8, et Faune franç., Poiss., p. 41, pas de pl.), d’après la Raïe cornue des Açores, Mobular des Caraïbes, de Duhamel, Hist. pêches, t. IE, partie I, sect. IX, p. 293, pl. 17, inscrite par Lacép. dans son Hist. des poiss., Cp

II. Genre CÉRATOPTÈRE. CERATOPTERA (1), Müll. Henle (Plagiost., p. 186).

CARACGTÈRES. — Bouche non en dessous, mais au bout du museau; cartilage dentaire supérieur privé de dents (2), concave; l’inférieur, au contraire, légèrement convexe, dépassant un peu l’autre et garni, soit dans toute sa longueur, soit dans une partie de son étendue seulement, de petites dents trèsnombreuses, offrant, en quelque sorte, l'apparence de scutelles; rayons des pectorales ne s'étendant pas jusqu’au crâne; par là même, se trouve, de chaque côté, entre la racine de ces

(1) De xépac, corne, et mrepèv, aile. — Voy. à une note suivante, ce qui concerne la dénomination générique de Manta proposée par Bancroft.

(2) Tel est le caractère assigné à ce genre par MM. Müller et Henle, mais je dois faire observer que Lesueur et Dekay, disent seulement qu’elles sont à peine visibles à la mâchoire supérieure. Je ne puis rien préciser à cet égard, le sujet unique du Muséum n’ayant pas de mâchoires.

660 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

nageoires et celle des nageoires céphaliques, un espace assez considérable sans rayons, d’où il résulte que le bord latéral du disque ne se porte pas en dehors depuis le crâne, et prend cette direction seulement au niveau des premières fentes branchiales; nageoires céphaliques non enroulées comme celles des Céphaloptères, mais dirigées de telle façon que leur bord externe est tourné en bas ei l’interne en haut (1).

L'une des 2 espèces (C. vampirus) a des dents sur toute la largeur de la mâch. infér.; l’autre (C. Ehrenbergü) en manque de chaque côté, sur le 1/4 ext. de l'étendue de cette mâchoire.

4. CerAToPTERA VAMPIRUS, Müll. Henle, Plag. (p. 186, pl. 59, fig. 2 : C. Johnü), et p. 198, sous le nom de C. vamp.

Ceph. vampyrus, Mitchill, Ann. Lyc. nat. Hist., N.-York, 1893, t.I, p. 23, pl. IL fig. 4, reprod. in: Isis, 1832, pl. XXVIIL, fig. 4, p. 1063; la deser. est résumée in : Bull. sc. nat., Ferussac, 1824, t. I, p. 189.

Ceph. Giorna, Lesueur, Journ. Acad. nat. sc. Philad., 1824, t. IV, part. I, p. 415, pl. VI.

Sea-Devil, Lamont, Account of a colossal Ray, in Edinb., philosoph. Journ., 1824, t. XI; p. 113-118.

Ceph. manta (2) (Manta americana), Bancroft, On the sea-Devil of Jamuica, in The xoolog. Journ., 1828-29, t. IV, p. 444-457.

C. vampirus, Dekay, Fauna N.-York, Pisces, p.377, pl.67, fig. 219.

Ceph. diabolus, Val. in Cuv., R. anim. illustré, Poiss., pl. 119.

?Diabolichthys Ellioiti, Holmes, Proc. of the Elliott Soc. of nat. hist., Charleston, 1856, p. 39.

Cerat. vamp., Gill, Cat. fish. east. coast N.-Am., p. 62.

CarAcTÈRES. — Dents sur toute l'étendue de la mâchoire inférieure, en forme de croissant, avec un prolongement plus étroit et plus court, représentant une sorte de racine; disposées

(1) Chez l'individu observé par Lesueur, et dont le disque mesurait, dans sa plus grande étendue, d'avant en arrière, 2.35, ces appendices qui avaient une longueur de 0m.67 et une largeur de 0.30, étaient flexibles et paraissaient, dit-il, reproduisant ainsi l’ancienne supposition de Lacépède, remplir le rôle d’organes du toucher. Il a trouvé ceux d’un fœtus ramenés, l’un et l’autre, au-devant de la bouche.

(2) Nom par lequel dans les pêcheries de perlés, entre Panama et Guayaquil, on désigne un énorme poisson très-redouté des plongeurs qu’il dévore, dit-on, après les avoir enveloppés dans ses vastes nageoires.

Des détails sur ce sujet, empruntés aux voyageurs qui ont parlé de la Mante, sont donnés par Bancroft. On se trouve ainsi amené à se demander si le passage de Pline (Nat. Hist., lib. IX, cap. LXX) où il est question d’une espèce de nuage, semblable pour la forme aux poissons plats, qui s’épaissit au-dessus de la tête des pêcheurs d’éponges et les empêche de remonter à la surface, ne se rapporte pas aux Céphaloptères

CÉPHALOPTÈRES. GENRE CERATOPTERA, 4, 2. 661

en séries longitudinales, au nombre de 100, séparées les unes des autres par des intervalles égaux en largeur; pectorales falciformes, fortement échancrées en arrière et à angle externe pointu; mesurée à partir de cet angle jusqu'à la ligne médiane du dos, la pector. a moins d’étendue que le tronc; ventrales arrondies en arrière, non dépassées par la dorsale qui est presque quadrangulaire ; queue ordinairement aussi longue que le corps, y compris les prolongements céphaliques, munie de deux petits dards situés l’un au-devant de l’autre.

Téguments sans grosses épines, ni gros tubercules, mais couverts sur tous les points, en dessus comme en dessous, sur les prolongements céphaliques et sur la queue, de petites saïllies tuberculeuses à base étoilée, qui leur donnent une assez grande rudesse.

Teinie générale d’un rouge-brun ou verdâtre, avec une bordure foncée sur tout le pourtour du disque et des nageoires de la tête; les inférieures d’un blanc sale, portant, vers le bord postérieur du disque, des taches irrégulières, foncées.

Le spécimen unique du Mus. a 4 mètre de longueur, du bord antérieur de la tête à l’angle postér. des pector., et 12.25 de largeur de l’angle ext. de cette nageoïre jusqu’à la ligne médiane du dos; prolong. céph. 0.21, et queue brisée, au-delà du dard qui manque, 0,28. Le plus grand individu qui ait été mesuré est celui que Mitchill a décrit : sa largeur, de l’angle externe de l’une des pectorales à l’angle opposé, était de 42.864 en mesurant à la région ventrale, et de 5%.472 en suivant la courbure du dos. Le disque avait une longueur de 3.265, du bord antérieur de la tête jusqu’à la racine de la queue, sans doute brisée, dont les dimensions étaient de 1".216; prolongements céphaliques : 0.608. En raison de son poids énorme, il fallut, pour le tirer sur le rivage, 3 paires de bœufs, un cheval et 22 hommes.

Habitat. — Jamaïque et côtes des Etats-Unis. Le spécimen du Muséum a été pris à New-York par Milbert.

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