‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 186 sur 216 · CERATOPTERA EHRENBERGI, M. H. (Plag., p · texte numérisé non relu

CERATOPTERA EHRENBERGI, M. H. (Plag., p

CARAGTÈRES. — Dents ne couvrant pas toute l'étendue de la mâchoire inférieure, quadrangulaires, plus longues que larges,

(1) L'espèce n'avait jamais été décrite avant la publication de l'ouvrage de MM. Müller et Henle, mais il en est fait mention dans une partie restée, à ce qu’il paraît, jusqu’à présent inédite, du grand ouvrage publié par MM. Ehrenberg et Hemprich sous le titre de Symbolæ physicæ, seu icones et descript. Mamm.,etc.,etanim. evertebr. quæ ex itinere per Africam.,etc.s et ces naturalistes en ont rapporté au Mus. de Berlin un exemplaire, de taille moyenne (disque large de 1.786, long de 0.73). — M. Rüppell a vu à Massua, sur les bords de la mer Rouge, un spécimen de la même espèce, comme on peut en juger par la similitude du système dentaire, mais beau-

662 PLAGIOSTOMES HYŸPOTRÈMES OU RAIES.

à bord libre tourné en arrière, droit ou arrondi, ou bien échancré, à surface supérieure souvent un peu creuse au milieu, formant 200 rangées environ, très-serrées les unes contre les autres, et composées chacune de 7 dents; pectorales notablement plus courtes que larges; peau rude en dessus et en dessous; queue couverte de petits tubercules à base dentelée; régions supérieures verdâtres.

Les Raies cornues ont toujours paru si remarquables, qu'il n’est pas étonnant de les trouver mentionnées ou figurées par différents zoologistes ; mais, trop souvent, les caractères distinctifs des espèces sont omis. Par ce motif, il est impossible de rapporter à l’une d’elles, en particulier, les Poissons dont les noms suivent : Diabolus marinus, Nieuhof, Append., Willughbey, Hist. piscium, p. 5, tab. 9, fig. 3. — Sea-Divel, Petiver (J.), Opera Hist. natur. spectantia or Gaxophylacium, 1764, t. 1, pl. 54, fig, 2 (la même que celle donnée par Will.). — Diable de mer, Legentil, Voy. dans la mer des Indes, 1779-81, t. I, p. 617, pl. 8, mauv. fig. où les prolongements sont en fer à cheval. — R. manalia, Lacép., Hist. Poiss., t. 1, p. 160, pl. 7, fig. 2 — R. Banksiana, I., Id., t. I, p. 115, pl. 5, fig. 3. — R. fimbriata, Id., Id., t. IV, p. 677, pl. 16, fig. 3.— R. cephaloptera, Schneider, Bloch, Syst. posth., p. 365. C’est le même poisson dont Schneider (Leipz. Magax. sur Naturkunde, etc., 1787-88, p. 83) avait décrit la tête comme appartenant à la R. mobular. — Geph. hypostomus, Bancroft, de la Jamaïque (Proc. x00l. Soc., 1830-31, p. 134, et Zool. journ., t. V, p. 414, pl. L, Suppl.), dont la très-courte description est complétementinsignifiante.

J'en dirai autant de celle que l’on trouve dans le journal The x00logist, 1849, n° 74, reproduite dans les Froricp’s Neue Notisen, 1849, p. 328, n° 44, et concernant un poisson que M. Newman a nommé Brachioptilon (de Bpaxiwv, bras, et nruov, aile) Hamiltoni. [1 ne donne sur cet animal, dont on a vu 2 exemplaires dans le golfe de Californie, mais un seul put être pris, que les vagues indications qui suivent : la largeur du dos était de 5%.776; celle de la gueule, garnie de deux rangées de dents effroyables, était de 1m.039; la chair avait 02.912 d'épaisseur. La nageoire pectorale ressemblait à un bras. Ne sont-ce pas les nageoires de la tête qu’on aura prises pour les pectorales ?

Il fallut se servir d’un mouffle mis en mouvement par 60 hommes pour hisser à bord cet énorme poisson. Il n’était cependant pas aussi volumineux que celui qui échappa aux pêcheurs, car le capit. Hamilton estima à 6.692 la largeur de ce dernier.

coup plus considérable, et mesurant en travers, au-delà de 4.50 (Neue Wirbeliniere faun. Abyss.; Fische der roth. Meer., 1835, p. 71).

Enfin, J. Müller (Supplém. à son Mém. Vergleich Anat. Myxin. Ost. und Myol., in Mém. Ac. Berlin. 1834 (1836), p. 311) a nommé ce Céphalopt., sans désignation spécifique, à l’occasion de l’absence, sur le sujet rapporté par M. Ehrenberg, des cartilages des valvules nasales,

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