‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 189 sur 216 · CIRCULATION. RESPIRATION. ORG. DES SENS · texte numérisé non relu

CIRCULATION. RESPIRATION. ORG. DES SENS

rayons cartilagineux et une petite plaque également cartilagineuse réunie au bord postérieur des 2° et 3° pièces latérales de l'os hyoïde. 3. Müller (loco citato, pl.V, fig. 2, n) l'a représentée chez le Callorhynque. Elle supporte en arrière 4 ou 5 rayons; d’autres sont fixés au bord postérieur de la 3° pièce latérale dé l’hyoïde : ce sont les soutiens de la lame membraneuse et vasculaire qui constitue la demi-branchie antérieure, et qui est l’analogue de la branchie accessoire ou operculaire, qu’on trouve chez un grand nombre de poissons; elle est mème décrite sous ce nom, chez les Chimères, par Meckel (Anat. comp., de ft Xp 219):

La paroi postérieure de la première cavité et la paroi antérieure de la 2° adossées l’une à l’autre, sont fixées au 4‘ arc branchial ; le 2 supporte la paroi postérieure de la 2° cavité, et la paroi antérieure de la 3° dont la paroi postérieure, ainsi que la paroi antérieure de la 4° sont soutenues par le 3° arc branchial ; le 4° manque de rayons, et, avec le cartilage pharyngien inférieur, sert de point d'attache à la membrane vasculaire qui forme la paroi postérieure de la 4° cavité.

Chacun des arcs branchiaux porte une double rangée de six petits prolongements membraneux et fermes, qui représentent les tubercules branchiaux des autres poissons. DE

Pour ce qui concerne les organes des sens (1), et en particulier le sens de l’ouie, je dois faire observer que le labyrinthe se trouve en partie seulement dans l’intérieur de la substance cartilagineuse, et en partie dans l'intérieur du crâne, comme chez les poissons osseux. De même que chez la plupart des Plagiostomes (voy. plus haut, p.117, 118), une communication existe entre l'extérieur et le vestibule au moyen d’une double ouverture à la région supérieure et médiane de la tête (p.668).

J'appelle aussi l'attention sur le volume énorme du cristallin.

Les téquments sont complétement nus, c’est-à-dire que nulle part, il n'ya de véritables écailles; mais ontrouve, sur différents points, des scutelles épineuses comparables à celles des Plasiostomes. Ainsi,chezles mâles, onen voit à la face inférieure, et

(4) Dans les détails que je donne sur l’organisation des Holocéphales, je laisse nécessairement des vides, par suite du défaut de matériaux pour l'étude. C’est ainsi que, relativement au système nerveux, je me borne, à renvoyer aux ouvrages où il en est question, mais particulièrement aux mémoires de M. Valentin, de M. Leydig et à la Faune de M. Costa, n'ayant pas pu, jusqu'à présent, examiner, à l’état frais, l'axe cérébro-spinal dela Chimère.

678 ORGANISATION DES HOLOCÉPHALES OU CHIMÈRES. principalement à l'extrémité du petit cartilage sus-céphalique

mobile, sur les lames ventrales destinées à retenir la femelle pendant l’accouplement (Arzas, pl. 14, fig. 1, 1 a; 2, 2 a, 2b), et enfin, sur les appendices génitaux externes.

En outre, de jeunes individus portent sur les côtés de la région sus-céphalique et de la région dorsale moyenne, des épines à base bifurquée (ArLas, pl. 14, fig. 4, 4a, Callorhynchus Peronti, voy. la descript. de l'espèce).

Les reflets argentés des téguments qui, pendant la vie, ont, à cequ'il paraît, un éclat magnifique, sont dus à la présence d'un pigment spécial, formé de petits cristaux microscopiques de forme un peu allongée. Sur certains points, la peau porte des taches noirâtres.

L'appareil des canaux cutanés de la ligne latérale et de ses divisions offre, chez les Holocéphales, un développement considérable. Voici comment ils sont disposés chez la Chimère.

La ligne latérale se prolonge très-loin en arrière, jusque sur le filament caudal. Elle ne donne pas de ramifications, si ce n’est à son extrémité antérieure , sur la tête, où elle a une disposition très-régulière. Derrière le bord postérieur de l'œil, elle se bifurque :

1° La branche supérieure se portant d’abord en haut et un peu en avant, fournitun rameau transversal bientôtréunià celui du côté opposé; du milieu de cette anastomose, part un court ramuscule dirigé en arrière. La branche supérieure, au-delà de cette division anastomotique, continue son trajet, passe audessus de l'œil, se prolonge jusqu’à la pointe du museax, et s’avance un peu sur la face rostrale inférieure, où elle se confond avec la branche parallèle, en formant une anse à convexité tournée en arrière.

2° La branche terminale inférieure de la ligne latérale contourne l'œil en dessous, et fournit 8 ramifications : hi

La 1'° s’abouche avec l’anse déjà mentionnée;

La 2° se partage en 2 branches qui, à la face infér. du museau, se réunissent avec les divisions semblables du côté opposé, en deux anses parallèles, assez distantes l’une de l’autre et à convexité antérieure. L’anse moyenne est réunie à celle qui la précède, par une branche médiane impaire;

La 3° ramification court et se divise sur les faces latérales de la tête, derrière les yeux (Arzas, pl.13, fig. 3 et 4). Voyez aussi comme représentation assez exacte de la marche des divisions

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