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GENRES ET ESPÈCES

L'ordre des HoLocÉPHALES ne comprend qu'une seule famille, celle des Chimérides, composée d’un irès-petit nombre d'espèces qui forment deux groupes génériques très-distincts :

4° Le genre Chimère, sans cartilages rostraux et à proéminence du museau conique, et simplement cutané;

2 Le genre Callorhynque, dont le museau porte un prolonsement médian, soutenu par des cartilages latéraux, et auquel est suspendu un lambeau cutané transversal et aplati.

I. GENRE CHIMÈRE. CHIMÆRA, Linn., Museum regis Adolph. Frid., t. 1, p. 55.

CARACTÈRES. — Corps nu, allongé et comprimé; museau, le plus souvent, conique et relevé, sans cartilages rostraux ; plaques dentaires antérieures de la mâchoire supérieure, striées, à bord dentelé presque verticales, venant se mettre en contact avec le bord libre des plaques dentaires inférieures, où se voient des stries latérales (3); pectorales et ventrales très-dé-

(1) Relativement au rang assigné à ces cartilagineux dans la classe des Poissons, je renvoie à l'examen que j'ai fait plus haut (p. 664) des divers essais de classification auxquels ils ont été soumis par les zoologistes.

(2) Voyez pour l’origine de ces noms, p. 663, notes 2 et 3.

(3) L'aspect que les dents présentent est bien indiqué dans la phrase suivante de Linné, où elles sont comparées à celles des rongeurs : « Dentes incisores duo (præter molarem in superiori maxilla) lati, striati, tam in superiori quam in inferiori maxilla, ut in gliribus dispositi » (Mus. reg. Ad. Frid., p. 53).

GENRE CHIMÆRA. 685

veloppées; 2° dorsale commençant plus ou moins près de l'extrémité de la 1", beaucoup plus longue, et se terminant au niveau d'une petite échancrure, qui la sépare de la portion supérieure de la caudale (1), dont la portion inférieure forme d’abord, si ce n'est chez une espèce, un petit lobe court (2), à peine distinct de la portion suivante, puis diminue peu à peu de hauteur, et s'étend jusqu’à l’origine du filament caudal, ou presque jusqu'à l'extrémité de la queue s’il n'y a point de filament; appendice céphalique du © terminé par un bouquet de petites épines autrement disposées, et moins nombreuses que chez les CGallorhynques. (ArLas, pl. 13, fig. 3 et 4 et pl. 14, fig. letla.

La ligne latérale, divisée à son extrémité antérieure en ramifications, dont J'ai fait connaître précédemment le trajet (p.678), prolongée jusqu’à l'extrémité de la queue, se dévie au niveau de l’origine de la caudale, et elle se porte sur la région inférieure, où elle se continue en restant très-près de la nageoire.

Tableau de la division du genre Chimæra en 3 espèces.

[presque continue avec la 1re, à bord droit.. . . . . 1 monstrosa.

pas de crête; 2 dorsale

E éloignée et à bord ondulé. . 3 Colliei.

la tête,

je crête qui se continue de chaque côté de la ligne médiane dUROS NN MAN EME SN MS OEMNONESS 2 cristata.

(1) En me servant de ce terme, j'accepte la détermination de Cuvier complétée, il est vrai, par le prince Ch. Bonaparte et par d’autres zoologistes qui considèrent, avec raison, la caudale comme formée non pas seulement d’une portion inférieure à la queue, mais aussi d’une portion supérieure. Il ne faut donc pas dire avec Linné (Aus. reg. Ad. Frid., p.54) qui donnait le nom d’anale à toute la nageoire inférieure, qu'il n’y à pas de caudale proprement dite, ni qu’il y a 3 dorsales; mais en réduisant à 2 le nombre de ces dernières, conformément aux vues de Schneider (Bloch, Syst. posth., p. 349) et de Cuvier (R. an., t. IT, p. 382), il est indispensable d'ajouter que la 2 cesse au-dessus de l’origine de la nageoire inférieure, là où commence la portion supérieure de la caudale.

() Il n’y a aucun motif de considérer, avec le prince Ch. Bonaparte, ce petit lobe beaucoup plus développé chez les Callorhynques, comme une anale distincte de la caudale qui, composée ainsi, dans sa portion inférieure, d’un petit lobe antérieur suivi d’un autre lobe bien plus allongé, ressemble, suivant la remarque de Cuvier, à la candale des Squales.

680 HOLOCÉPHALES OU CHIMÈRES.

1. CaimærA monstRosA, Linn., 1754, Mus. regis Ad.-Frid., ti. 1, p. 53, pl. XXV; 1758, Syst. nat., éd. 10:, t. I, p. 286; 1761, Faun. suecica, ed. 2x, p. 294, et ed. Retz., p. 308; Syst. nut., ed. Gmel., t. I, pars II, p. 1488.

Sinmia marina, Gesn., De aquat., p. 877 (éd. 1620) (1), cop. par Aldrov., De pisc., p. 405, fig. irès-incorrecte cop. par sosie De pisc., pe VIE, fig. 6.

Galei genus, Clusius (Ch. de l'Ecluse) Exoticorum libri decem, 1605, cap. XX, p. 136, et fig. incorrecte, p. 137, copiée, ainsi que la deseript., par Willughb., avec des additions, Hisb pise., p.57, sous ce titre : Guleus acanthias Clusii eæoticus qui tamen ad hoc genus propriè non pertinet, et pl. B9, fig. 6, puis par Jonst., De pisc., pl. XLV, fig. 2 (considérée par Klein, Missus, HE, p. 9, mais à tort, comme la représentation d'un poisson factice, *est-ädire qui aurait été soumis à une de ces déformations artificielles dont les prétendus Basilics fabriqués avec des Raïies nous donnent un exemple).

Centrina prior œuthoris et Centr. vera Casteleiti altera authoris, Aldrov., De pisc., 2 fig., p. 402 et 408.

Galeus acanth. Clusii exot., Ray, Syn. pisc., p. 23, n° 15.

Gul Haae (Sq. doré), Pontoppidan, Norges, etc. (traduct. angl., Hist. Norway, t. H, p. 114, pl. 21), fig. très-incorrecte.

? Vulpecula, Strôm, Phys. 0g æconom. peste overfogder. Sündmôr, p. 289 (1762).

Chim. monstr., Gunner, Det Trondhiemske Gelskabs Skrifter, t. 1, 1763, p. 270, pl. V et VI, O’, cop. par Yarrell, Brit. fish., t. IL, P: 164 et 467.

Chim. argentea, Ascan., Icones rerum nalur., pl. XV.

Chim. monstr., 0. Müller, Prodr. x0ol. dan., 1716, p. 38, n° 320. — Jd., BL, Poiss., IV° partie, p. 69, pl. 124, © cop. dans l’Encycl., pl. 8, fig. 25. — Id., Id., Syst. posth., ed. Schn., p.349.— Id. (Chim. arctique), Lacép., Hist. nat. Poiss., t. 1, p. 392, pl. 19, fig. 1, Ç, cop. par Couch, Hist. fish. brit. islands, t. [, pl. XXXIV.

Chim. borealis, Shaw, Gen. %00l., t. Y, part. I, p. 365, pl. 157, de

Chim. monstr., Donovan, Nat. Hs brüt. fish, ik CXI, © à taches circulaires noires sur les nageoires. — Id., Risso, Ichth.. Nice, p.53, et Hist. nat. Eur. mérid., t: LI, p.168 (Chim. mediterranea).

Chimeria; Rafin., Analyse de la nature, 1815, p. 92.

Chim. monstr. (Northern Chim.), Pennant, Brit. #ool.; fish., éd. 1812, t. I, p. 199.

(1) Une figure imaginaire a été donnée par Gésn:, p. 878, d’après Cardan, et cop. par Aldrov., p: 406, sous le nom de Simia marina alia, Se’pens indicus Cardani, et par Jonston, pl. 7, fig. 7 : Sim. mar. danica (Ruysch, id.).

Notez que le Sün. mar. de Belon (De aquat., p.65, sans fig.) paraît être le Sq. dit Alopias vulpes (voy. plus haut, p. 421).

GENRE CHIMÆRA, À. 687

…Chim. mnonstrosa, Cuv., R. an.; t: IL, p. 382 (édit. illustr., Poiss., pl. 113, fig. 2, sous le nom de Ch. monstr., représente un Callorh. antarct. g'; dont le prolongem. rostral aurait été détruit).—H. Cloq., Dict. se. nat., t. VII, p. 581, pl. 14. —Id., Faber, Naturgesch. fisch. Islands, p. 41.—14., Nilsson, Prodr. ichth. scand., p. 112, et Skand. faun., Fisk:, 1855, p. 705. — Id., Gaim., Voy. en Isl. et au Groënland, Zool:, pl. 20 (9), sans texte.—Jd., Bonap., Icon. faun. it. (9) (cop. par Yarrell, Brit. fish., t. IL, p.466), et Catal. pesei europ., p.20, n° 82. — Id, Costa, Faun. regno Napoli, 1852, pl. IVIL (S et détails anatom.). — 1d., Schleg., Faun. japon. Poiss., p.300, pl. CXXXIL. zx Id.» Blkr, Ichth. fauna van Amboina en Cerum, 4852, p. 84, et Elfde Bijdrage. vischfaun. Amboina, 1859 (le mauvais état des 2 individus qu'il a eus entre les mains ne lui a pas permis d'en donner la description). — Id., Krôyer, Danmark’s Fiske,.t. WI, p. 783, fig., ©.

CARACTÈRES. — Muséau proéminent au-devant et au-dessus de la bouche; point de crête sur la tête, ni sur le dos : % dorsale très-rapprochée de la 1°, avec laquelle elle est presque continue à sa base, et commençant bien au-devant de l’origine des ventrales, à bord droit, et, par conséquent, n'offrant aucune inégalité de hauteur dans toute son étendue ; lobe supérieur de la caudale un peu convexe, plus bas que la 2° dorsale dont il égale le tiers à peu près en longueur, et dont il est séparé par une échancrure; lobe inférieur (précédé d'un petit lobe dont la limite postérieure est indiquée par une échancrure située juste au-dessous de la précédente) moins élevé que le supérieur et prolongé un peu plus loin en arrière; filament caudal très-grêle, égal au tiers environ des dimensions totales (1).

. Les pectorales dépassent, à peu près de la moitié de la longueur de leur bord externe, l’origine de la 1'° dorsale, et atteignent la fin de la base des ventrales.

La © présente sous la queue, derrière l’ouverture cloacale, à une distance égale à la moitié de la longueur de l’aiguillon dorsal, un sillon peu profond, d’une étendue semblable à l'intervalle compris entre son origine et l'extrémité du cloaque, lubrifié par du mucus que versent, à sa surface, de très-fines ouvertures en communication avec.une petite glande signalée par M. Costa (loc..cit., p. 9), mais sur la nature de laquelle de nouvelles recherches, propres à la mieux faire connaître, devraient être reprises chez des sujets frais.

Les appendices mâles, situés au-devant des ventrales, consistent

(1) C’est probablement d’après la forme et la longueur de ce filament, que la Chimère:a reçu, des habitants des pays septentrionaux, le nom de Rat. de mer. Sur la côte de Nice, on lui donne celui de Cha, peut-être à cause, de son aspect et de l'éclat de ses yeux.

688 HOLOCÉPHALES OÙ CHIMÈRES.

en une lame cartilagineuse ayant la forme d'une rondache à bord externe muni d'épines courbes et acérées, dont la pointe est dirigée en avant (Arzas, pl. 14, fig. 1) (1). Les appendices postérieurs sont divisés en 3 tiges.

Teinte générale brune, mais disparaissant, en partie, sous l'éclat argenté dont tout le corps brille pendant la vie. On voit cependant des bandes longitudinales plus sombres que le fond ; les régions inférieures sont plus claires et semées de petits points bruns; les nageoires sont d'une couleur grise, que relève, sur celles du dos et de la queue, une bordure noire.

Habitat. Mers septentr., Méditerranée, Cap de B.-Espér. Le Muséum possède des exemplaires de Nice et du Cap, et Gaimard en a rapportéun d'Islande. La conservation des individus dans l’alcool offre de grandes difficultés. Un spécimen Q de Nice, en bon état, mesure 0®.82 (2) :

Du bout du museau au niveau du cloaque, 0.95;

Du cloaque à l’origine du petit lobe de la caudale, 0%.17;

Caudale, 0®.14;

De la fin de cette nageoïire au bout du filament Ses, 0®.96.

2. CHIMÆRA CRISTATA, Faber, Naturgesch, Fische Islands, p. 45.

CARAGTÈRES. — Museau mousse ; sur la tête, depuis le front jusque derrière les yeux, une crête élevée, forte et comprimée, semblable par sa forme, à la saillie du bréchet d’un oiseau, plus haute en avant qu'à son extrémité postérieure , où elle se divise pour se prolonger de chaque côté, parallèlement à la ligne latérale, sur le dos et sur la queue, dont l'extrémité se termine par un long filament.

Le corps est plus court, mais plus épais et plus robuste que celui de la Chim. monstr. La tête, derrière les yeux, a plus de hauteur, et la crête qui la surmonte lui donne quelque ressemblance avec le méléon. Les lèvres sont grosses.

Relativement aux nageoires, il n’y a d’autres différences à noter que les dimensions plus grandes des nageoires paires, et la longueur plus considérable de l’aiguillon de la 1e dorsale, qui, en outre, est plus pointu.

Teinte générale d'un brun foncé, plus clair en dessous; © prise à Bergues (Norwège), longue de 0.784, type unique. — Inconnue au Musée de Paris.

(1) La: disposition des pièces de la ceinture pelvienne est très-analogue à celle que j'ai décrite plus haut (p. 681), mais l’armure de la pièce mobile est bien plus simple.

(2) Les © sont beaucoup plus rarement capturés. Le Mus. ne possède qu'un individu de ce sexe. Sur 16 Chimères prises dans le golfe de Naples de 1830 à 1851, signalées par M. Costa, il n’y avait que 2 G'(loc.'cit., p. 10).

GENRE CHIMÆRA. 9 et 3. 689

M. Krôyer (loc. cit., p.785) rapporte cette espèce à la Chim. monsirosa, supposant qu elle est fondée sur l'examen d’un individu ayant subi quelque déformation. Il n’est pas dit, dans le texte de Faber, si le spécimen était desséché ou conservé dans l'alcool.

Il pourrait se faire que cette Chimère représentât la seconde espèce de Norwège, dont Pontoppidan a parlé.

3. CHIMÆRA COLLIEI, Bennett, Fishes (Zoology of the Captain’s Beechey voyage, p. T1, pl. XXII, ©).

Chim. Coll., Richardson, Fauna boreali-Americ., t. LE, Fish, p. 286 (1). — Id., Girard, Rep. of explorat. and surveys.……, from the Mississipi to the pacif. Ocean, 1859, Fish., p. 360 (2 ©, l’une adulte et l’autre jeune).

Hydrolagus (2) Colliei, Gill, Note on some genera of Fish. West N.- Amer. (Proceed. Acad. nat. sc. Philad., 1862, p. 331) (3).

CARACTÈRES. — Museau proéminent au-devant et au-dessus de la bouche ; seconde dorsale commençant à peu près au niveau de l’origine des ventrales, séparée de la 1" par un intervalle presque égal à l'étendue de la base de celle-ci, à bord supérieur assez fortement ondulé; lobe supérieur de la caudale (3° dorsale, Bennett) plus court que l’inférieur (anale Bennett), qui n’a pas de petit lobe, ets’arrêtant un peu au-devant de l'extrémité de la queue, dont le bout ne se termine point par un filament; pas de crête cutanée sur la tête, ni sur le dos; appendices génitaux des mâles, courts et robustes, ne dépassant pas les ventrales, et composés chacun de deux tiges seulement.

Les pectorales sont plus courtes que celles de la Chim. monstr., car leur extrémité atteint à peine l’origine des ventrales. Les appendices situés au-devant des ventrales et logés dans une

(1) Quoique la Faune de M. Richardson soit antérieure de 4 ans (1835) à la publication de la Zoologie du voy. de Beechey (1839), l’espèce y est cependant désignée comme ayant déjà été nommée ainsi par M. Bennett.

(2) De Yôwp, eau et Aayès, ionique pour Aayw6e, lièvre, par allusion sans doute à la conformation de la lèvre supérieure un peu comparable à celle de ce rongeur. — La séparation de l’espèce comme type d’un genre nouveau est motivée, dit M. Gill, par l'absence du petit lobe inférieur de la caudale, auquel il donne le nom de nageoire anale, et par la conformation des appendices génitaux qui ne se composent chacun que de 2 tiges seulement et non de 3.

(3) -Proceed. Californ. Acad. nat. se.; 1854 : il est dit, à la p. 11, que le lieutenant Stone a donné à l’Acad. un spécimen de cette Chim., mais elle n’y est point décrite.

Poissons. Tome I. 44

690 HOLOCÉPHALES OU CHIMÈRES.

cavité d’où ils peuvent sortir par une fente des téguments, sont aplatis, oblongs et munis de deux courtes épines à leur bord interne. Système de coloration. La Chim. Coll. a des reflets argentés sur le dos et sur les côtés ; elle est brune en dessus, blanche en dessous; les régions supérieure et latérales portent de nombreuses taches blanches arrondies, d’un diamètre de 0.007 à 02.010 disposées en lignes; les nageoires verticales sont blanches à la base et dans la plus grande partie de leur étendue, mais noirâtres sur les bords; les pectorales et les ventrales sont également blanchâtres; les premières ont un filet noirâtre le long de leur bord externe, et les secondes deviennent un peu De en dehors. La ligne latérale est blanche,

bordée de brun.

Habitat. — Océan pacifique, baie de Monterey et cap Flattery (Ca-

lifornie). — L'espèce est inconnue au Musée de Paris.

JT. GENRE CALLORHYNQUE. CALLORHYNCHUS (1), Gronovius, Mus. ichthiolog., t. T, p. 59, pl. IV, fig. 1 et 9, et Zoophylacium, fase. I, p. 31, pl. IV, fig. 1 et 2.

CARACTÈRES. — Conformation générale très-analogue à celle des Chimères ; sur la région médiane et antérieure du crâne, au-dessus des narines, une proéminence rostrale d’une longueur égale à l'intervalle compris entre sa base et le milieu de l'œil; formée par des cartilages cylindriques sur lesquels se prolonge la peau de la lèvre supérieure, plat et déprimé à sa base, mais rétrécietcomprimé dans sa moitié antérieure qui, devenant beaucoup plus haute qu’elle n’est épaisse, supporte, à une petite distance en arrière de son extrémité libre, dont le contour est arrondi, une large et mince expansion cutanée (2); plaques dentaires antérieures de la mâchoire supérieure, plus petites que celles des Chimères, mais surtout plus étroites ‘en avant, où elles sont pointues et non élargies comme chez ces dernières; saillies triturantes des plaques dentaires postérieures des deux mâchoires très-volumineuses ; pupille verticale; queue sans filament ierminal; 2° dorsale un peu plus longue que la 1"° dont elle est très-Cloignée, et terminée juste

(1) Kéoc, beauté, ou mieux xæoc, beau (mais Gron. n’a pas suivi Doette orthographe) et füyyoc, groin, bec.

(2) Gronovius a décrit ainsi le prolongement rostral, formé uniquement, suivant lui, par la peau : Rostrum membranaceum, mire formatum, pendulum ex dudbus quasi partibus constructum ; 1° cutis communis capitis protrahitur.... eaque in exortu satis lata et dub longius a capite recedit, eo latior evadit, ibique admodum compressa.…….; 2 huic parti alia pars etiam membranacea transversim afigitur.…..

GENRE CALLORHYNCHUS.. 691

au-dessus de l’origine de la caudale qui est formée, 4° en dessous, de deux lobes: l’un antérieur et l’autre postérieur, d’une plus grande étendue, séparés par une échancrure, ce dernier diminuant régulièrement de hauteur; % d’un lobe supérieur beaucoup moins élevé que l’inférieur, et se présentant sous la forme d’un pli cutané, prolongés, tous les deux, jusqu’à l'extrémité de la queue, dont la direction, comme chez les Squales, est un peu oblique de bas en haut relativement à celle de l’axe du corps (1).

Le lambeau charnu qui pend au-dessous du bec du Callorhynque est comparable, comme Cuvier l’a dit avec raison, et par sa forme et par sa direction, à l'instrument aratoire nommée houe, qui sert pour le travail des terres où la charrue ne peut être employée, et dont le manche est représenté par le rostre; mais sa conformation et ses dimensions varient suivant les espèces.— Le petit appendice frontal du o' est armé, en dessous et à son extrémité, d’épines recourhbées, et la cavité dans laquelle il est reçu est, elle-même, épineuse à son bord antérieur (ATL., pl. 14, fig. 2b).— La ligne latérale qui, comme chez les Chimères, se présente sous l'apparence d’un petit cordon, se divise, derrière l’œil, en 2 branches : 1° l’une passe au-dessus de l’orbite et envoie un rameau transversal qui s’anastomose, sur la ligne médiane, avec le correspondant du côté opposé, puis se continue jusqu’à l'extrémité du prolongement rostral; 2 l’autre passe sous l’orbite et se porte également en avant aussi loin que le précédent; mais, dans ce trajet au-dessous de l'orbite, il fournit trois autres rameaux : le 1* s'étend sur le museau; le 2° se dirige en bas jusqu’à l’angle de la bouche; le 3° gagne, en arrière, l'extrémité antérieure de la fente branchiale et se réunit, sous la gorge, à la branche semblable de l’autre côté (Arz., pl. 13, fig. 2).

(4) L’analogie entre la nageoire caudale et celle des Squales est beaucoup plus manifeste que chez lesChimères (voy. p. 685, notes et2). Aussi, Gronovius (Mus. ichth., p. 60) la décrit-il comme formée (ainsi qu’elle l’est chez les Squales) de 2 lobes, l’un supérieur et l’autre inférieur, à la base duquel en est annexé un autre beaucoup plus petit.

HOLOCÉPHALES OU CHIMÈRES.

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GENRE CALLORHYNCHUS, 4. 693

1. CaLLORHYNCHUS anTarcricus, Cuv., Règne animal, 4'° éd. t. IT, p. 140; 2° éd., t. II, p. 389, et Iconographie, Poiss., pl. 67, fig. 3,9, et 3a, tête de ©.

ArLas, pl. 13, fig. 1, La, 1, 2, pl. 14, fig. 2, 24, 2h.

Peje gallo (poiss. coq), Demoiselle, Eléphant, Frezier, Relat. du voy. de la mer du Sud aux côtes du Chili et du Pérou, fait de 1719 à 1714; 1716, p. 110, pl. XVII, fig. 2 médiocre.

Acipenser proboscide elephantino, Klein, Miss., IT, p. 16, n° 10.

Callorhynchus, Gronovius, 1754, Mus. ichth., 1. 1, p. 59, pl. IV, et 1763, Zoophylacium, Fasc. I, p. 31, n° 441, pl. IV, fig. 1 et 2.

Chim. callorh., Linn., Syst. nat., 10 ed., p. 236; 12% ed., t. I, p. 402, et éd. Gmel., t. I, pars, II, p. 1489. — Id. (Roi des harengs du Sud), Bonnaterre, Encyclop., p. 14. (La Chim. monstrosa y est nommée Roi des harengs du Nord, p. 13, et pl. 8, fig. 25.)

Chim. antarct., Lacép., Hist. poiss., t. 1, p. 400, pl. 42, fig. 2 médiocre.

Chim. australis, Shaw, Gener. x001., t. V, part. Il, p. 368, pl. 158 et 158*, cop. de Gronovius.

Chim. callorh., Molina, Saggio storia natur. Chili, 2% ed., p. 194 (Chalhua Aciahual ou poisson-coq, dans la langue des Araucans).

Callorh. antarcticus, Chim. australis et Chim. antarct., Swainson, Fish., t. 1, p. 195, fig., et t. Il, p. 323, in : Lardner’s, Cabin. Cyclop.

Callorh. antarct., Guichenot, Pisces, in : Cl. Gay, Hist. de Chile, Zoolog., t. IL, p. 358.

CARACTÈRES.—Pector. atteignant les ventr.; 1"° dorsale commençant un peu plus loin quela fin del'insertion des premières, un peu au-delà de l’orifice branchial, et la 2° dorsale, avant l'extrémité de la base des ventrales; aiguillon dorsal long 2 fois à peine comme l'intervalle qui sépare sa base du bord postérieur de l'œil, libre, sur toute son étendue, dans ses 3/4 antérieurs, dentelé en arrière jusqu’à la pointe; lambeau cutané du museau ovalaire, à bords arrondis, deux fois aussi large que long; région dorsale lisse, sans épines.

Teinte générale sombre, à reflets argentés ; sur la ligne médiane supérieure, une bande d’un brun foncé interrompue par les nageoires.

Habitat. — Les exempl. du Mus. sont sans indication d’origine; ils sont tous adultes o& et ©. Je trouve les dimensions suivantes sur une ® conservée dans l'alcool.

Du bout du museau à la 1re dorsale. . . . . 0On.121 Long. de la {re dors. à sa base. . . . . . . . . 0.170 De la fin de la base de la {re dors. à la 2. . . . 0.060 Long. de la 2% dors. à sa base. . . . . . . . . 0,185

De la fin de la 2 dors. à l’extrém. de la queue. 0.300 Longueur totale, . , . 0m.836

694 HOLOCÉPHALES OU CHIMÈRES,

2. CazzorHyncHuSs PEroNnr, À. Dum. (Callorh. antarcticus, Atlas du Dict. de Levrault, Poiss, pl. 15, fig. 1) (1).

Arzas, pl. 14, fig. 4 et 4u, épines.

CARACTÈRES. — Pectorales commençant juste au-dessous de l’origine de la 1"° dorsale et atteignant les ventrales ; 2° dorsale commençant plus loin que la fin de la base des ventrales, aiguillon de la dorsale libre sur toute son étendue dans ses 3/4 antérieurs, à bords postérieurs dentelés jusqu'à la pointe; lambeau cutané du museau ovalaire, deux fois aussi large que long (2); de chaque côté de la région sus-céphalique et de la ligne médiane du dos, entre la 4'* et la 2° dorsale, ainsi que de la queue entre la fin de la 2° dorsale et l’origine du lobe superieur de la caudale, une rangée d’épines dont la pointe seule fait saillie, mais qui ont une base bifurquée et presque horizontalement logée dans l'épaisseur du tégument.

Ce dernier caractère est-il propre exclusivement à l’espèce actuelle ou bien se rencontre-t-il, mais pendant les premiers temps de la vie seulement, chez toutes les espèces? Je l’ignore, ne connaissant les deux autres Call. que le Muséum possè de (C. antarct. et capensis) qu'à l’état adulte. Peut-être, cependant, l’armure singulière que constituent les épines est-elle conservée durant toute la vie, comme l’est celle du Scylliüm acanthonotum, Filippi (p. 324), tout aussi étrange parmi les Roussettes que l’est le Call. Peronii dans la famille des Holocéphales.

Outre le caractère tiré des épines dorsales, il se distingue du C. antarcticus par la position de ses dorsales relativement aux nageoires paires antérieures et postérieures, et du GC. capensis par la forme du lambeau cutané du museau.

Système de coloration et Habitat. — Un très-jeune sujet rapporté par Péron de son voyage aux Terres australes, est tout-à-fait décoloré; il ne mesure que 0.16. Un autre individu, pris à Valparaiso, a été déposé au Muséum par M. Busseuil, à la suite de l'expédition autour du monde, de la Thétis et de l'Espérance (1824-26), sous le commandement de Bougainville. Il est le moins petit :

(1) Bory St-Vincent considérait, comme distincte du Callorh. ontarclicus, l'espèce figurée dans l’Atlas. Il fondait cette différence sur la présence des épines, mais il n’a donné ni nom spécifique, ni diagnose (Dict. class. Hist. nat., t. III, p. 62).

(2) C’est par conséquent au lobe cutané du Call. antarct. que celui-ci ressemble, mais la différence de position des dorsales relativement aux pectorales et aux ventrales établit une distinction très-manifeste.

GENRE CALLORHYNCHUS, 2, 3. 695

Du bout du museau à la re dorsale, , . . . . 0m.063 Long. de la 1re dorsale à sa base. . . . , . . , O0m.028 De la fin de la base de la {re dors. à la 2% dors. 0,038 Long..de la 2 dorsale à sabase... 2... . 0,040 De la fin de la 2e dors. à l’extrém, de la queue. . 0m.105

On.274

Il a conservé ses reflets argentés qui cachent, en partie, la teinte brunâtre générale, et sur lesquels tranchent des taches foncées : l'une à la région supérieure de la tête, une autre entre les deux dorsales, et une troisième au-devant du lobe caudal supérieur ; les nageoires sont foncées. Un 3° spécimen de 0.26, dont la protubérance nasale est détruite en partie, mais qui, par tous ses caractères, se rapporte à la même espèce, fait partie des collections offertes par M. Arnoux, chirurgien à bord de la corvette le Rhin. Il a été pêché, selon toute probabilité, dans les mers du Sud. Deux autres exemplaires de Patagonie, donnés par M. Dupuis, ont 0®.22 et 0.13.

3, CALLORHYNCHUS CAPENSIS, À. Dum.

ArLas, pl. 13, fig. 5 et 54.

CARACTÈRES. — Pector. atteignant les ventr.; 1"° dorsale commençant plus en avant que la fin de l'insertion des premières, et que l'extrémité postérieure de l'orifice branchial ; origine de la 2 dorsale plus reculée que la terminaison de la base des ventrales ; aiguillon plus de deux fois aussi long que l'intervalle qui le sépare du bord postérieur de l'orbite, libre sur toute son étendue dans ses 3/4 postérieurs, dentelé en arrière jusqu’à la pointe; lambeau cutané du museau, trois fois aussi long que large, à bords latéraux et postérieur rectilignes; région dorsale Sans épines.

La différence dans la forme du lambeau rostral suffirait seule pour distinguer l’espèce de la première, mais il faut noter, en outre, que chez le Call. capensis, la 1'e dorsale est située plus en avant, comme on le voit, si l'on abaisse une ligne verticale descendant du pied de l’aiguillon à la région inférieure, car, au lieu de tomber plus loin que la fin de l'insertion des pectorales et que l'extrémité de la fente branchiale, elle atteint, dans son passage, et l'ouverture des branchies et la base des pectorales ; de plus, la 2 dorsale est séparée de la 1e par un plus grand intervalle, puisqu'elle n'est pas, comme chez l’autre espèce, opposée, mais, au contraire, postérieure à la base des ventrales : les pectorales sont moins larges, leur plus grand diamètre transversal étant compris juste 2 fois dans la plus grande longueur de leur bord externe mesuré là où commencent les rayons cornés de la

696 HOLOCÉPHALES OU CHIMÈRES:

nageoire, tandis qu'il n’y est pas compris 2 fois chez le Call. ant.; l’aiguillon dorsal est proportionnellement plus long et plus épais.

Le système de coloration n’est pas absolument le même : toute la teinte générale est plus claire et tire un peu sur le jaunâtre; il y a, sur le milieu du dos, une bande sombre, interrompue par les nageoires qui sont un peu foncées.

Habitat. — Les 3 types © adultes sur lesquels l'espèce est établie et qui sont conservés dans l’alcool, ont été rapportés du cap de B.- Espér. au Muséum, par M. Lamare-Picquot. Ils sont presque de la même taille. Sur l’un des trois :

Du bout du museau à la 1re dorsale. . . . . . 0m,130 Long de la {re dors. à sa base. . . . . . . . . On.210 De la fin de la base de la 1re dors. à la 2%. . . . . Om.054 Long. de la 2 dors. à sa base. . . . . . . . . Om.170

De la fin de la 2% dors. à l’extremité de la queue UN APEUNTONQUÉE. ee ee NES 0m.293 Longueur totale. . . . Om.857

L. CALLORHYNCHUS TASMANIUS, Richardson, Australian fish., Proceed. Zool. Soc., 1841, p. , et Trans. Zool. Soc., t. UT, p. 174.

?Callorh. Milii, Bory St.-Vincent, Dict. cluss. hist. nalur., t. AT, p. 62, pl. V.

CARACTÈRES. — Forme générale très-analogue à celle du Call. antarct., mais nageoires pectorales n’atteignant pas les ventrales, et, en même temps, moins larges que celles du Gall. antarct.; 2° dorsale plus reculée, commençant derrière la base des ventrales, juste au-dessus de l'extrémité terminale du cloaque, cessant avant l’origine du lobe antérieur de la caudale qui est triangulaire, un peu falciforme, et deux fois aussi haut qu'il est long à sa base, immédiatement suivi du 2° lobe de la caudale dont il est séparé par une échancrure seulement et qui, presque aussi haut d’abord que l’antérieur, s’abaisse graduellement, en se prolongeant jusqu’à l'extrémité postérieure de la queue ; placé au-dessous du lobe supérieur de la eaudale, il lui est exactement opposé (1); aiguillon de ia 1"° dorsale

-très-robuste, entièrement enveloppé par la peau, excepté à son sommet où ne se voit, sur les bords postérieurs, aucune dentelure.

(1) Je me sers ici des dénominations employées par M. Richardson; ce sont précisément celles dont j'ai fait usage dans les descriptions et qui me paraissent le mieux expliquer la véritable signification des Neon (voy. p. 685, notes 1 et 2, et p. 691, note 1).

GENRE CALLORHYNCHUS, 4, 5. 697

Système de coloration. Il n’a point été noté pour le œ, mais celui de la ©, tel qu'il put être observé après que l’animal avait séjourné dans l'alcool, consistait en une teinte générale d’un gris perlé ou argenté clair, prenant une nuance noirâtre vers le dos; au-dessus de la pectorale, il y avait une grande tache oblongue d’un blanc de lait, entourée par une bordure noire mal limitée, qui se confondait insensiblement avec la teinte générale. Les nageoires et le sommet de la tête étaient foncés.

Habitat. —2 individus &' et ©, observés par M. Richardson, l'un mesurant 0".936, et l’autre 0.784; inconnu au Muséum.

La très-courte description du Callorh. Milii faite par Bory St-Vincent, d’après un dessin seulement, est insuffisante pour permettre de constater s’il y a vraiment identité avec le Call. tasmanius; mais je signale comme analogies entre les deux espèces, les caractères suivants, indiqués par Bory : absence de dentelures à l’aiguillon dorsal, la tache blanche au-dessus des pectorales, et, de plus, la brièveté relative des pectorales que montre le dessin.

5. CALLORHYNCHUS SMYTHI, Bennett, Fishes in : Zool. of the Captain's Beechey voyage, p. 75, pl. XXII, fig. 3.

CARACTÈRES. — Pectorales n’atteignant pas les ventrales qui sont plus reculées que chez les autres Callorh., ainsi que la 2° dorsaie qui commence juste au-dessus de l'origine des ventrales.

Tels sont les seuls caractères donnés par M. Bennett d’après le dessin de Smyth, reproduit dans l'Atlas du voyage du capitaine Beechey.

La seule espèce avec laquelle elle pourrait être confondue, en raison de l'éloignement qui se remarque entre les ventrales et le bout des pectorales, est le Call. tasmanius; mais M. Richardson fait observer que, chez cette dernière, la proéminence rostrale paraît plus longue et son lobe cutané plus long ; que l’aiguillon dorsal qui n’est pas dentelé, semble plus court, et, enfin, que la 2 dorsale et la caudale ont une forme différente.

Système de coloration. Sur un fond brun, à reflets argentés, des taches d'un bleu foncé, sur le dos et sur les régions latérales; le bord des nageoires est bleuâtre.

Habitat. — Océan pacifique : île de la Conception sur la côte de -l'Amérique australe.

Il n’est pas fait mention de la taille.

Page 29, ligne 40°, au lieu de : Arras, pl. T, fig. 7, lisez : pl. 9, fig. 7.

Page 67, 2 ligne, au lieu de : dont l'exactitude est.…, lisez : et l'exactitude en est.

Pages 130-149. Dans le passage relatif aux dents, il faut se rappeler que tout ce qui est dit des Cestraciontes, se rapporte non aux Squales marteaux qui, dans les descriptions (p. 380-385), sont nommés Cestraciontes, mais aux Hétérodontes (p. 423-427) dont le type est le Squalus Philippi, Lacép.

Une observation analogue doit être faite relativement aux Fhines.

Dans le passage mentionné, ce nom s’applique au Rhina ancylostoma devenu dans les descriptions (p. 481 et 482) Rhamphobatis ancylostomus, tandis que les vraies Rhines sont, par droit de priorité, les Squatines, p, 462.

Page 209, 12 ligne, au lieu de : on compose..….,

lisez : se compose.

Page 264, 13° ligne de l’alinéa du milieu de la page, au lieu de : (p. 000), lisez : (p. 255).

Page 319. Scyllium maculatum. Ajoutez aux synonymes :

Seylliun marmoratum, Bennett, Life of Raffles, p. 693.

Page 325. Pristiurus melanostomus, ajoutez en tête de la description : ArLas, pl. 6, fig. 10, dentelures de la queue.

Page 338. Crossorhinus barbatus, — 3. C. Brevoort, Notes on some figures of japonese fish. (Narrative of an cxpedit. to Jap. and Chin., 1852-54, Capt. Perry) a donné, pl. XII, fig. 4, une représentation de cette espèce sous le nom de Triakis scyllium.

Page 538. Idem. Ajoutez : Crossorh.tentaculatus, W. Peters, Monatsber. kôün Akad. Wissensch., Berlin, 25 febr. 1864, p. 193 : Tentacules cutanés simples, non divisés en lobules; dorsales très-rapprochées l’une de l’autre; teinte brune en dessus, avec de larges bandes plus foncées ; Australie. Inconnu au Musée de Paris.

Page 371. Carcharias (Prionodon) obscurus. L'espèce devient, pour

M. Gill, Platypodon obscurus, Synops. east. americ. sharks (Proc. Acad. nat. hist., Philad., 1864, p. 262).

Il rapporte également à ce genre dont il donne la diagnose (id., p. 264), et caractérisé par l'absence de dentelures aux dents inférieures, les espèces nommées par M. Poey Squalus tiburo et Sg. acronotus que je mentionne à la p. 376.

Page 403. Parmi les espèces du genre Mustelus que je dois me borner à citer, il faut placer deux espèces nouvellement signalées par M. Gill : Must. californicus et M. dorsalis (Second contribut. to the Selachology of California, in : Proc. Acad. nat. sc., Philad., 1864, p. 147).

Page 493. M. Gill : On the classificat. of the fain. and genera of the Squali of California (Proc. Acad. nat.sc., Philad., 1862, p. 488-992) a établi, dans la famille des Hétérodontes, 3 genres pour les 3 seules espèces connues jusqu’à ce jour.

I. Région branchiale plus haute que longue, en raison de l’étendue verticale des fentes des branchies : Heïerodonius (H. Philipp, p.424).

II. Région branchiale plus longue que haute par suite du peu de longueur des fentes des branchies :

a Dents molaires arrondies et carénées au milieu; angle antérieur (supérieur) des dorsales peu prolongé : Tropidodus (T. pantherinus, Cestrac. panther.,Vaï., qui, par droit de priorité, est décrit plus haut, p. 427, sous le nom de Heter. Quoyi, Freminville).

b Dents molaires plates et très-rapprochées; angle antérieur (supérieur) des dorsales prolongé en arrière : Gyropleudodus (G. Francisi, Heterodon Francisi, décrit plus haut, p. 426).

Ce dernier genre avait été établi quelques mois auparavant par M. Gill (Proc. Acad., ete., 1862, p. 351).

Page 435. Dans la famille des Spinaciens, M. Gill a établi une nouvelle coupe générique (Proc. Acad. nat. sc., Philad., 1862, p. 495-99), pour l'Acanthias uyatus (Sq. uyatus, Rafin.), qu'il nomme Entoxychyrus uyatus.

Considérant la Centrine (Oxynotus centrina) comme le type d’une famille particulière, Oxynotoidæ, celle des Spinaciens ainsi réduite comprend, dans la nouvelle division du naturaliste américain, 6 genres :

I. Souazus, Rafin. [Artedi]. Ce nom est substitué à celui de Acanthias, paree qu'il a été réservé par Rafinesque (Indice tliiol. sicil., p. 45, n°5 333-335) pour les Squales épineux (1) (1° Sg. acanth., 2 Sq. americanus [Ac. amer. Stor.], 3° Sq. Suckli [Ac. Suck., Gir.], 4° Sq. Blainvillii [Ac. BI., Risso].

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