‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 26 sur 216 · SANG · texte numérisé non relu

SANG

En avant, il se bifurque au niveau des nageoires pectorales et s’abouche aïnsi en deux points correspondants du sinus médian, l’un à droite et l’autre à gauche, par des ouvertures mumes de valvules. Avant d'y pénétrer, les divisions terminales reçoivent les lymphatiques de la tête.

Tous ces vaisseaux offrent dans leur structure, chez les poissons cartilagineux, comme chez les osseux, une grande analogie avec les vaisseaux veineux les plus fins; mais avec cetie différence qu'ils commencent par des réseaux. Leur surface interne est reyêtue d’un épithélium, mais ne présente pas de valvules, à l'exception du point où ils entrent en communication avec le système veineux.

Dans l’intérieur de plusieurs vaisseaux lymphatiques, M. Leydig (Beitr. mikrosk., ete., Rochen und Haie, p. 69, 44) a constaté la présence de petits corps vasculaires tout-à-fait particuliers. Ce sont comme de petits boutons saillants en forme de turbans; ils ont à l'intérieur une étroite cavité en entonnoir. Le micrographe les a représentés très-grossis sur sa pl. [, fig. 11. Leur volume est tellement peu considérable, que dans l'étendue d’une demi-ligne, on en compte environ 1920. Ils appartiennent au système des capillaires sanguins, qui sont pelotonnés avec une régularité extrême et baignent ainsi dans la lymphe. Les lignes et les noyaux qu'on y voit se rapportent aux muscles lisses de ces capillaires.

. J'ajoute, pour terminer ce qui concerne l'histoire des vaisseaux absorbants, qu'ils sont, comme chez les autres poissons, privés de ganglions.

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