I. Gehrb POLYPTÈRE. POLYPTERUS (1), Et. Geoffroy
Saint-Hilaire.
Ann. Mtu. hist. luU., 1802, 1. 1, p. 87.
Caractères. — Ceux de la famille; des nageoires paires postérieures situées à la région ventrale.
Tableau de la division^ du genre Pelyptère en 4 eipèces.
116 à 17. i bichir.
ii2; tête plate et large. 2 Endlicheri, [plus de 7< moins de 16 '*®î ^^^^ ^^^^^^ ^ wmçoIus.
(7 4 palnuu.
1. PoLTPTERUS BICHIR, Et. Gcoffroy Saint-Hilaire, Ann. Mus. hist. natur.^ 1802, 1. 1, p. 87, pi. V, et Descr. Egypte, Poiss. duiVi/, p. 4, pi. III.
Atlas» pi. 23, fig. 1, la, 16.
1803. PùlgpL bichir, Lacépède, Hist. Poiss.. t. V, p. 341.
1811 on 1812. Polypt. nUoticus, Shaw, Vivarium naturœy or The Naturàlist's Miscellany, fasc. XII, pi. 1027.
1817. Pclypt. bichir, Guv., R. an., i^ éd., t. Il, p. 182, 2« éd., t. H, p. 329, et Iconogr., pi. 59, fig. 3. — 1839. Id., Guichenot, Me-
(i) Cavier a prii, comme dénomiaation géoérique françaîBe, le nom de Bichir; mais ce dernier sert babltoellement à désigner l'espèce décrite par Geoffroy.
392 GAN0ÏDE8 HOLOSTfe. POUFTÉRIDiS.
nogr, des genres Lepis. et Polypt.:Magas. ZooL, Guériii, i839»Pois9.,
Caractères (3). — Télé, mesurée jusqu'au bord postérieur des scutelles occipitales, comprise 5 fois ou 5 fois i/2 à peine dans rintervalle du commencement du museau à Torigine inférieure de la G., et égale, dans sa plus grande largeur, an niveau du bord antérieur des opercqles, à la distance comprise entre le bout de la mâchoire supérieure et le bord antérieur ou le milieu des plaques pariétales ; espace interorbitaire fo^ mant presque 1/4 de la longueur de la tète jusqu*à son bord postérieur; plaques branchiostèges sous-maxillaires représentant, dans leur ensemble, un triangle plus long que large; 16 ou 17 D., la 1" précédée par 14 ou 15 rangées d'écaillés (3); 64-67, à la ligne latérale; V. commençant au-dessous de la 11* D.
Au-dessus de la ligoe latérale, jusqu'au rang médian du dos, 8 rangées longitudin. d'écaillcs, 13 à 15 au-dessous, jusqu'au rang médian inférieur : en tout, 4G ou 48 dans Tanneau oblique situé juste an milieu de l'intervalle des P. aux V. (4).
Le rayon épineux de chaque D. est très-faiblement convexe et sa longueur sextuple environ de sa plus grande largeur dépasse, par soa extrémité libre, quand la série des rayons est couchée, Todgine da suivant.
(1) Je laisse de côté, dans cette synonymie, les citatiofts des mémoires de H. Agassiz et de J. Millier et de plusieurs autres anatomistes çur le Bichir, ayant eu occasion déjà d'en parler en décrivant la structure de ce poisson. Je ne mentionne pas non plus différents ouvrages oH il n*est indiqué ou décrit que d'après Et. Geoffroy Saint-Hilaire.
(2) D'après 8 individus pécbés dans le Nil : il y en a 3 dont 1 sans tète qui, rapportés par Et. Geoffroy Saint-Hilaire au retour de la grande expédition d'Eg^'pte, ont été, pour lui, les types du genre; 3 autres 0goreat dans les collections par les soins de MM. les docteurs D'Àrcet et Glot-Bey et de M. Lenormand. Les â derniers sont un présent de MM. Htttorff et Thenberg.
Le plus grand est celui dont la tête manque : en ajoutant à la longaear du corps jusqu'au bout de la G., qui est de 0">.62, un peu plus de f/6de ces dimensions, conformément aux proportions ordinaires, on aurait, pour ranimai entier, On.72 à 0».73. Les autres portent 67, 66, 65, 60, S6, 53, 43 centimètres.
(3) Chez un seul individu, il n'y en a que 13, et, chez un autre, la ligne latérale en a 68.
{À) Seulement 44 sur un spécimen à 7 rangs au-dessus de la ligne latérale, et sur un autre qui n*en a que 12 an-dessous.
Il s'agit ici du rang oblique dont fait partie Técaille de la ligne latérale qui est à égale distance de l'origine des P. et de celle des Y.
Voy. p. 322, dans l'énoncé des caractères du genre Lépidosté, commeot doit être faite la numération des rangées d'écaillés.
GENRE POLTPTBtltfS, 2. 393
La numération des rayons articulés et branchas de chaque D. est impossible sur les animaux desséchés, et sur les sujets conservés dans Falcool^ les nageoires sont quelquefois incomplètes. J*ai cependant pu m'assurer d*après Texamen de 4 de ces derniers, qu*ii n*y a pas, chez tous, identité absolue dans le nombre des rayons de la même nageoire. Presque toujours, la i'* et les 2 ou 3 dernières en ont 2 seulement. Ce sont les intermédiaires à celles-ci et à la 1'* qui en ont le plus, c*est-à-dire 4 ou exceptionnellement 5.
Les écailles assez fortement striées chez les Bichirs de grande taille, ont, dans la i/2 antér. du tronc, le bord infér. ou libre convexe, et comme il empiète sur le bord super, de Técaille située au-dessous, celui-ci est légèrement concave. En arrière, ces bords sont rcctilignes et les écailles régulièrement rhomboldales.
Chaque plaque branchiostège est 3 fois i/2 aussi longue qu*elle est large dans son milieu.
Coloration. — a Le vert de mer est la couleur générale du Bichir; le ventre tire un peu sur le blanc sale ; cette couleur est relevée par quelques taches noires irrégulières et plus nombreuses vers la queue que vers la tête » (Et. Geoffroy Saint-Hilaire). De plus, il y a^ de chaque côté du corps, une bande longitudinale noire, plus claire dans son milieu.
2. PoLTPTERUS Endlicherii, Heckel, Russegger's Reisen, 184649, t. II, p. 310, pi, XXII, fig. I.
Atlas, pi. 23, fig. 3.
Caractères (1). — Tète trës-plate, mesurée jusqu*aa bord postérieur des scatelles occipitales, comprise un peu au-delà de 5 fois 1/3 dans Tintervalle du bout du museau à l'origine inférieure de la G. (2), et égale, dans sa plus grande largeur* au niveau du bord antérieur des opercules, à la distance comprise entre le bout de la mâchoire supérieure et le bord terminal des petites plaques de rocciput; espace inlcrorbitaire représentant 1/3 de cette dernière distance; plaques branchiostèges sous-maxillaires formant, dans leur ensemble, un triangle équilatéral; 12 D., la 1'" précédée par il ou 12 rangées d'écailles ; SS à la ligne latérale ; Y. commençant au-dessous de Torigine de la 9** D.
(1) D*«prô6 un spécimen de 0».77, provenant, de même que le type étudié par Heckel, du NU blanc d'où il a été rapporté par M. d*Arnaud.
(2) Si Ton compare la long, de la face latér. de la tète aux dimens. totales, on trouve, comme Hedcel le dit, qu'elle y est contenue 5 fois 2/3.
S94 GANOÏDK BpUSTiS. POLTPTtelDÉS.
Aandessns de la ligne Uténle jasqu^aa rang médian dn d06, 6 rangées iongîtudinales d*écaiUes; 13 au-dessous, jusqu'au nng aMiêu inférieur : en tout, 42 dans Tanneau oblique silué juste au miHeu de rintervalle des P. aux Y.
Le rayon épineux de chaque dorsale esi convexe; sa larg. est cootenue dans sa long, de 4 fois i/2 à 5 fois 1/2, suivant ses dimensioBi longitudinales» et, par son extrémité libre, il atteint ou ne dépasse pas Torigine du suivant.
Par suite de Tétat de dessiccation du sujet, je ne puis pas compter les rayons mous des D, Heekel en a vu et représenté 5 à la i** D., 6, 7 et 8 aux suivantes et 4 à la dernière. S*il avait eu plusiean exenplaires sous les yeux, aurait-il toujours trouvé les mêmes nonabres? (Voy. p. 393, ce que j*ai dit relativement aux différents Bichirs sv lesquels j*en ai fait la numération].
Les écailles striées comme celles du Pol. bichir, mais à bords plas rectil ignés, ont plus d'étendue d'avant en arrière, ce qui explique li différence dans le nombre de celles de la ligne latérale.
Chaque plaque branchiostège est moins de 3 fois aussi longue qu'elle est large dans son milieu.
Coloration. — La teinte génér. est plus foncée que celle du Richir. Il y a 5 bandes noirâtres (1) sur le dos et prolongées sur les flancs. La 1'" que la fig. ne montre pas et qui est très-peu apparente occupe les 6 premières rangées d'écaillés; la 2* est au-dessus de la l'* D., Is 3* au-dessus des 4* et 5*, la 4* au-dessus des 7« et 8*, la 9" enfin, commence avec la 12* et se continue sur les première rayons de laC.
Outre le nombre moindre des rayons épineux sur le dos, leur largeur et leur brièveté proportionnelles, le Polypt. EfuU, se distingue du Bichir par une tête plus large, plus courte et plus déprimée, la portion antér. du tronc est plus aplatie, enfin, par moins d'écaillés le long de la ligne latérale et dans l'anneau oblique situé juste au milieu de l'intervalle des P. aux V.
3. PoLTPTERus SENBGALus, Cuvler, R. ûfi.^ 2* édit., 1829, p. 330, et R. an. illustré, Poiss., pi. 105, fig. 2.
Atlas, pi. 23, fig. 2, 2a, 26, sons le nom de PoL AmaudH.
1839. Pol. seneg.^ Guiohenot, Mo^^as. %oot., p. 11, pi. 1. Caractères (2). — Tête, mesurée jusqu^au bord postérieur
(i) Quoique le spécimen type soit sec comme celai du Moséum, ses cooleurs sont mieux conservées, et je reproduis la description que Htfckel en a donnée.
(9) D'après le spécimen type de Tespèce long de (H".175 rapporté do Sénégal par le oontre-amiral Jubelin, et d'après 2 si^ets (c^ A large A., de
GraM MLTPTBMS, 3^ et 4. 3W
des scutelles occipitales, comprise de S fois 3/S à 7 fois dans l'intervalle du commencement du museau à Torigine inférieure de la G., et égale, dans sa plus grande largeur, au niveau du bord antérieur des opercules, à la distance comprise entre le bout de la mâchoire supérieure et une ligne tracée un peu audelà du milieu des plaques pariétales; espace interorbitaire formant 1/3 de la tête jusqu'à son bprd postérieur; plaques branchiostëges sous-maxillaires représentant, dans leur eusemble, un triangle sensiblement moins large que long;10D.(l), la 1'* précédée par 16 ou 18 rangées d*écailles; 56-57 (2) à la ligne latérale; Y. commençant au-dessous de la 6* D.
Au-dessus de la ligne latérale jusqu'au rang médian du dos, 5 rangées longitndin. d*écailles,ll au-dessous jusqu'au rang médian infér.: en tout, 36 rangées dans Tanneau oblique situé juste au milieu de rintervalle des P. aux V. Le rayon épin. de chaque D. à peine quintuple de sa plus grande larg. n'atteint pas tout if fait, par son extrémité, Torigine du suivant.
Les rayons mous ne sont pas en nombre égal pour chaque nageoire sur les 3 individus. Il n*y a de parité que pour les 3 dernières qui en ont 2 seulement. Chez l'un des 2 exempl. du Nil blanc, j'en compte 5 sur plusieurs nag., mais sur les autres j'en trouve 4 ou 3.
L'A. du cf a 11 rayons plus larges que les 10 rayons de la ç.
Les écailles sont presque complètement lisses, à lÉiord super, faiblement concave et l'infér. convexe, si ce n'est vers la fin du tronc où elles ont des bords recUlignes.
0-.d3 et 9 à A. moins large, de 0-.34) pris dans le Nil blanc, en 1840 par M. d'Arnand, ingénieur finançais, chef d*une expédition scientifique organisée par le vice-roi Hehemet-Ali dans le but de foire rechercher les sources da ce fleuve. Malgré la différence d^origtne de ces poissons, la foune de TAfirique occident, offre tant d'analogie avec celle de là région orientale, qa*il n*y a pas lieu de s*étonner de la présence d*une même espèce dans le Nil et dans le Sénégal (voy. ce que j*ai dit à ce si]get, p. 389, en parlant de la distribution géographique des Polyptéridés).
Yalenciennes avait examiné les deux petits exemplaires du Nil blanc, et les séparait, à juste titre, du Polypt. Endlieherii Heck. provenant des mêmes eaux. Bien que, dans une note M S. relative au genre qui nous occupe et que la Bibliothèque du Muséum possède, il proposât de les nommer Poèffpt. AmamAiy il ne trouvait, disait-il, d'autre différence sensible à signaler, en les comparant au type du Polypt. senegahu de Cuvier, que la foiblesse des épines dorsales de celui-ci; mais chez les 3 individus, la plus grande larg. de la 3« épine est contenue A fois 1/3 à 5 fois dans sa longueur.
(1) Je ne m'explique pas comment Cuvier qui n*a jamais eu sous les yeux que le poisson rapporté par le contre->Lmiral Jubelin, lui en a attribué 12 ; les 2 flg. citées dans la synonymie et qui ne sont pas copiées Tune sar l'antre, mais faites d'après ce même animal^ n'en montrent que 10.
(2) 96 chez l'un des 2 sujets rapportés par M. d'Arnaud.
896 GANOÎDBS HOLOSTtfS. POLTPTÉRIDÉS.
La ligne latérale est peu apparente, chacane de ses écailles portant seulement un petit orifice non prolongé en un sillon.
Chaque plaque branchiostège est 2 fois 1/2 aussi longue que large dans son milieu.
P. 34-37, y. 10, A. 11-12, C. 17 et 20 chez un des sujets
du Nil b]anc«
Coloration. — Taches noires peu apparentes sur le dos et les flancs.
Le PoL seneg, se distingue des doux espèces précédentes en ce qu*il a moins de D. et moins d*écailles dans le même anneau oblique. Il s'éloigne surtout du PoL EndL par la forme de la tète qui est plos étroite et plus longue proportionnellement à, sa largeur, et enfin, do PoL bichir par le nombre moindre des écailles de la ligne latérale.