‹ Histoire naturelle des poissons; ou, Ichthyologie généraleChapitre 16 sur 291 · SENS DB LA VUS · texte numérisé non relu

SENS DB LA VUS

Les yemc sont situés sur les parties latérales de la tète un peu au^evant ou plus rarement aunlessus de la bouche (Atl., pi. 19, fig. 1).

Leurs dimensions ne sont pas considérables relativement au vohime de l'animal. Ainsi, Tœil d*un Esturgeon pesant plus de 300 livres [180 kil.), dit Soammering {De œulor. hcmmU #t animal. $eoi. horivnL, p. 07), avait un diamètre d*un pouce à peine (0«.027). Quel* qaefois, l'un des deux est moins grand que l'autre.

Le globe oculaire est légèrement pyriforme; mais l'aplatissement des milieux transparents est un peu plus considérable que che% les poissons osseux; on en a la preuve par la comparaison des fig. d'œil d'Est, et de différents poissons sur la pi. III, du travail cité de Sœmmeriag. Une autre démonstration de la différence que je signale ré* solte des ebiftres du Ubleau dressé dans les Leç. d'Ànat, eomp. de Gnvier, a* éd., U ill, p. 400, d'après ses propres recherches, et d'après les mensurations de Scemmering (Dé oculor.^ etc., ^ tableau).

Le pourtour de l'orbite a presque toujours la forme d'un ovale à grand diamètre longitudinal; mais chez certaines espèces, il est à peu près circulaire.

La pupiUe est elliptique d*avaut eu arrière.

La iclérotique est une eapsule cartilagineuse très^paisse. « Elle représente, pour ainsi dire, une sphère cartilagineuse dans une partie de laquelle serait creusée une petite cavité Upissée par les autree

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membranes » (Cov., Leç, anal, comp., i^ édit., t. II, p. 388, et 2« édit., t. III, p. 405). Les parois de la capsule formées par du cartilage hyalin (voy. notre 1. 1, p. 47] s'amincissent vers la cornée. Sur son bord antérieur, il y a un anneau osseux^ qui s'avance un peu sur le pourtour de la cornée. Il a été décrit et figuré par Rosentbal (ReiVs Àrchiv fur PhysioL, 1811, t. X, part. III, p. 396, pi. VII, fig. 3) (1) sur TEsturgeon ordinaire (Acip. slurio),

Existe-t-il chez toutes les espèces? Il manque chez VÀcip. Naeearvi et se trouve, au contraire, chez VAcip, nasus (Leydig, i4nafom.-^tstohg, Untersuch. Fùche und RepL, 1853, § 9, p. 8). On serait donc porté à croire que cf n'est pas un caractère général, mais qui, lorsqu'il se rencontre, établit une analogie entre l'Esturgeon et différents poissons osseux, en particulier, avec le Saumon dont l'anneau est représenté parRosenthal (loc, ciL, pi. VII, fig. 1 et 2). Cette disposition anatomique, d'ailleurs, rappelle, jusqu'à un certain point, celle qui se voit chez les Oiseaux, les Tortues et les Crocodiles.

L'anneau se compose de deux pièces en forme de croissant réunies l'une à l'autre au niveau des angles de l'œil, et dont le tissu, si ce n'est dans le jeune âge, contient des corpuscules osseux.

En dedans de la sclérotique, se voit la choroïde, munie de nombreux vaisseaux capillaires ; elle renferme des cellules pigmentai rcs contenant un pigment d'un noir profond. On trouve comme dépendance de la choroïde, le corps ciliaire et le tapis. J'ai donné, sur la structure de cette membrane à reflets métalliques (t. I, p. 107^09), des détails qui me dispensent de m'y arrêter ici. Elle a, d'ailleurs, été étudiée par M. Leydig {Anatom.'histolog. Vntersuch. Fische^ p. 9) qui a constaté qu'elle présente une grande analogie avec celle des Plagiostomes.

Viris qui est, à sa face externe, d'une couleur d'un gris plombé, est tapissé en arrière et par l'uvée et par la membrane de l'humenr aqueuse jusqu'au pourtour de la pupille dont les dimensions sont peu considérables.

Je n'ai k mentionner aucune particularité relative aux milieux réfringents, si ce n'est que la cornée transparente a peu d'étendue, est faiblement convexe et séparée par une faible quantité d'humeur aqueuse, du cristallin sphérique. Gelui-ci est soutenu par un court processus faiciforme^ selon la remarque de Sœmmering [loc. cit., p. 68). C'est la première trace du repli membraneux qu'on ne trouve point chez les Plagioston^es et

(1) Sur la fig. 4, on voit les différences d*épai8sear de la sclérotique. On en juge encore mieux d'après la représeotation de rœil de VAeip. siurio donnée par Sœmmering en 1818 {De ocularwn hùmitUs $t animal, sedûmêy pi. ni. Sur cette figure, comme l'auteur le fait observer, l'anneau osseux de la sclérotique ne pouvait pas être représenté.

SBHSIBILITÉ. SBNS DB L'OUIE. ST

que HaUer a décrit comme ayant l'apparence d'une petite cloche dil^ campanula Halleri depuis la publication de son mémoire sur Tœil des poissons [Opéra minora, t. III, p. 250).

La rétine^ de même que celle des Plagiostomes, manque, dans la couche de bâtonnets ou membrane de Jacob^ des cônes géminés dont elle est pourvue chez les poissons osseux. M. Leydig a décrit et figuré [AnaU hist. Unterstich. Fische^ p. 9, pi. I, fig. 6) la disposition particulière des bâtonnets qui sont unis chacun, par leur extrémité postérieure, à une cellule à noyau, munie d'un petit prolongement et contenant, dans son intérieur, une gouttelette de graisse. Les cellules nerveuses, proprement dites, ont une forme étoilëe à longs rayons ramifiés, qui est tout à fait remarquable et que le même anatomiste a représentées (fd., pi. I, fig. 5).

Quant au nerf optique dont la pénétration dans Tœil se voit à la rég;ion interne et un peu inférieure du globe oculaire, je n'ai rien à ajouter à ce que j'en ai dit dans l'étude des caractères généraux des Ganoïdes (p. 12).

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