‹ Histoire naturelle des poissons; ou, Ichthyologie généraleChapitre 29 sur 291 · AciPEfISER (HUSO) IcnTHTOCOLLA · texte numérisé non relu

AciPEfISER (HUSO) IcnTHTOCOLLA

i. Ichihyocolla (8), PUne, lib. XXXII, 24, 4. Hu80 auctorum, Acip. hu80, Linn. Syst. nat. 2« éd. ; 12> éd., t. I, p. 404 et

(1) De (&i(ro;, milieu, et xfvrpov, aiguillon, épine.

(S) De Husone ui Germani appeUant, a dit Gesner (De AtUaceoiniDi aquatilibus, p. t», edit. Franof., i620). — U parait, dit Schneider (Artedi Synon. pischan, p. 126) que le mot vient de Tallemand Hausen^ qui signifia Esturgeon. — MM. Brandt et Ratz., les premiers (Madiste. Zool., i833, l H* p. 3 et Suppl,^ p. 349), ont fait usage de ce terme pour désigner un petit groupe d*espèces (voy. p. 84). MM. Fltzinger et Heckel ont formé, sons Is môme dénomination, une division comprenant à peu près les mêmes es* pèces (voy. p. 84), mais basée sur des caractères différents.

(3) rxevox6XXa, colle de poisson; le grand esturgeon qui fournit la colle

GEIflUS ACIPEKSSn (HUSO], 1. 91

éd. Gmelin, 1. 1, pars III, p. 148T, en partie. — VIchihy(h* colle. Le grand Esturgeon, Hau&en; Bélouga^ par les Eusses,

Atlas, pi, ÎO, fig. 3, seuteUes.

1726. Buso I vents et genuinus^ Moruna^ Marsîgli, Danubitts Pari" rmidù-Mysieus^ t. IV, p. 3i, pi. 10, fig. 1, et Icon. anat.f t. YI, pi. IX-XVII.

da poinon. Pliae (lib. XXXn, 21, 4) a dit : iMhyoeoOa appéOahir piicii CIO ^taonmi est eoriums idmque nomen gkUino 0jut*

QaaDtan nom de Mario servant à désigner TEstnrgeon et qa*on attribue à Pline (lib. IX, 17 [15] 1), des opinions diverses se sont produites. La difficulté vient de ce que le texte porte, soit : et in DamUfio Mario extrahi*

tvr porcuh marino eimiUknus, soit : et in Dnnubio marrie extrahitur

De loDgnes observations sur ce sujet ont été présentées par Hardouin (voy. redit, de Pline, par Lemaire, curante Ajasson de Grandsagne, t. II, p. 43; Gronovius, Plin. Comment, 1778, p. 5S, /; Scbneider, Ârledi, Synon. 1789, p. 425-127. Ost à la dernière leçon que s'est rattaché Ajasson de Grandsagne dans le texte de Tédit. de Lemaire, t. Il, p. 42; et, dans la 2w)L de Pline, il a traduit (t. II, p. 37) : « C*est surtout dans le Danube, qvll but employer des crampons de fer» {marra, instrument de fer) < ponr tirer à terre un poisson qui a beaucoup de ressemblance avec le cochon marin. » M. Littré (t. I, p. 366) a adopté la même leçon, et sa tradQction est faite d*après le même sens. — Quel est le poisson comparé au porc de mer et dont il est question dans ce passage? Guvier pense que c'est le Silure, car à roccasion du second membre de la phrase : et m-Bo- ^iO^ene memoratur prœcipua magnitudo, nuUis ossibus spinisve intersitis^ canw perduki, qui commence par et in Danubiq... il dit, à la fin de la note (éd. ijasu. de Grands.), au bas de la 2» colonne de la p. 46 du t. II : Non /Ml de SHuro, ted de una e speeiebus magnis Sturionum quœ firequeniiesi' n* oeoriMf iii Buxmi Fonti vicnUs omnibus.

Ve conformant à Topinion de Willughby qui a dit {Bist. pise., cap. QV, p. 344, ichthyœoUa, Bondeletii et Bellonii) : Piscis hic ab ffusone Ger- ^o'Mnm omnino dwersus est, et de Klein (Missus lY, p. 15, 6), j*éloigno de la synonymie les figures et le texte explicatif de Belon, De aquaiiUbus^ P- iû3 et 104, et 94-07 de Tédit. franc., ainsi que de Ropdelet, De piscibus Awîa/t<., p. 177 et p. 130 de Tédit. franc. : Du Cqpfo ou Colpesce, Le premier, en effet, semble avoir voulu montrer le Silure glanis^ mais le des- *^^ ett tiès-incorrect ; et chez le second, il y a une figure imaginaire où le Silnre, mal représenté, offre quelque rapport avec TEsturgeon par la disposition de la ligne latérale. Ils ne disent rien, d'ailleurs, qui se rapporte oclosivement à l'Esturgeon.

I^ar suite, il n'y a pas lieu d'inscrire dans la synonymie les copies de BoDdelet dues à Gesner (De aqm(H,^ p. 50, éd. Francf. 1620), à Aldrov. ^m., p. 655) et à Jonston {De pisc»f pi. XXY, fig. 4, sous le nom de ^^eceut, Rond.).

Enfin, à l'exemple de HM . Brandt et Batzeburg {Medisin. Zool.^ t. Il, p. 5, ttco&de note), je m'abstiens de mentionner comme représentant le grand ^|Qrg.(iie^. kuso) la figure nommée par Bondelet, avec une description qoi ne contient rien de précis {De pisc. flwiat., p. 187), Antaceus Borys*

9S GANûlDBS ClIONbROSTÉS. ACIPBNSAlUDiS.

1738. Aeip. tuheretUis carem, Artcdi, Gênera jnec., p/6S« et éd. Walbaum, p. SOS; Synon.^ p. 9S, n* 2, et éd. Schneider, p. iS,

1744. 4(;tp. capile eomplanato, scabro^ in rostrum athicam, cmtum, prominem et acutum detinente^ Klein , Miuus IV, HùL pUc, frofnovendœ, p. li.

1752-!{6. Be/tf^a, Gmelin, B^tM, durch Rusland, t. III, p. iiO.

17SS6. i4dp. eorpore tubereulù obsito; roslro obtuio; aris Hemitro Tostri UmgiludinemêuperanU, Kruner, Etench. veget. et animal, per Auttriam observ,^ p. 383.

1767. Ac. béluga^ sen Albula, Forster, Spedm, hitt. nat. YolgeMit (Philos. Trans., t. LVIl, p. 354).

1771*1780. Ac. huso, Lepechin> Aaûe» etc., t. I, p. Iii8, pi. Ut fig. 1> S.

1771-1776. léL, Pallas, Vay. diff. prav. Aiim., t I, p. 933, t. III. p. 443, et poMtm.

1772. HusOf A dp. rostro obtutissimo oris diametro Umgitudine c^ dente; cirri cri propioribue; Gnldenstaedt, Nevi Comment. Ac. v. PetropoliL, t. XYI, p. 532. — 1785. Ac. huso, Bloch, HisL poiu.,^fr. fol., t. IV, p. 86, pi. 129, copiée par Bonnaterre, Encycl. méiM,, pi. 20, fig. 31, par Meidinger, Icônes pisc. Ausiriœ indigen.f DecariaV, pi. XLIX, et par Shaw, Gêner. %ool.^ t. V, pars II, pi. 159, p. 3TI, IsinglasB, et 1801, Id., Bloch, Systema posih. edente Schneider, p. 348, n* 3. — 1787. W., IchthyocolU, espèce d^Acipê, Haûy.Poi»- Encyclop., p. 210. — 1798. Id., Lacépède, Hist. Poiss., i. I, p. ^

— 17Ô8. M., Schrank, Fauna boîca, t. I, pars 11, p. 306, n* W.

— 1811 [1831]. Id., Pallas, Zoograpkia rosso-asialiea, t. 111, p. 86.-- 1817, Id., Cuv., R. an., 1" éd., t. II, p, 142, et 2* éd., t. Il, p. 380- — 1819. Id., Hipp. Cloquet, Dict. se. natur., éd. LevraoU, t. XV, p. 383; et 1824. Id., Id., Fautif des médecins, t. V, p. 110. — 1^30' Id., Reisinger, Spécimen ichthiologim Hungariœ, p. 91. — 1^^* Id., Eichwaid, Zool. specialis Rossiœ et PoUmiœ, t. III, p. 66. —1832. Id., Ménétriés, Catal. objets zool. recueillis dans un voy. auCaucau, p. 79. — 1832-1842. Id., Ch. Bonap., Icon. fauna ital., Pcsc., saos paginât. — 1833. Id., Braodt et Ratzeburg, Medizin. zool., i. H»?*^* et Nachtrage, p. 349, pi. I, fig. 1, très-jeune individu de 0».09i Pnat., ctD^F, tête en dessus et en dessous; E plaques osseuses etscatelles amplifiées ; pi. la, 1/8 gr. nat. d*un sujet del".36; k,Bfifii^^

Menlf , et dont on trouve des copies dans Gesner, Ih equatU., p* ^i ^' 1620, Francf., Aldror., De pbe., p. 564, cap. 11.

C*est probablement ici qu*il fout signaler, malgré ses incorredio&Sfl^ flg. donnée par Gesner (Buto, seu Aniaeeus, De ûquaiiL,p.b%, ^^'()??L 1690 , copiée et agrandie par ÀldroY. {Huso Gemeri, De p<te., p. ^ ^ reproduite par Wiilugbb., tab, P 7^ flg. i, puis par ionston (/>» fif^'^ P XXT, fig. 3),

CKNRB ÀCIPBNSER (HUSO), 1. 93

téic, barbillon, plaque dorsale et scutelles cuUnées. — 1834. Id., LoTetsky, Diagn. pisc. ad genus Àcip. pertinent. (Nouv. Mém. Soe, tmp. nat. Moscou, U III, p. 258, pi. XV, fig. i, 1 6. — 1835. Id., Fitlinger et Heckel, Monogr. darstellung Gatt. Àcipenser {Ann, Wien, Mm, p. 320, pi. XXVII, fig. 7 et XXVllI, fig. i-2, excl. synonym. en partie, voyez ci-dessus, note 1. — 1840. id., Nordmann, Fauna pontiea, DemidofT, Voy. Ru$$. mérid. et CriméCy t. III, p. 347). — 1841 /({., Fleming, Brit anim., 2* edit., p. 173, où est émise la suppoûiion que le poisson signalé en 1607 par Merret [Hnax rerum M<«r. Mann, y p. 188) était probablement Ac. htuo.

i%iê. Huêo ichtkyocoUa, Ch. Bonap., Catal. pe$ei europ., p. 22.

i85i. Ac. htuo, Gray, List speeim. fish. brit. Mm., p. 17. — 1855. H.» Nilsson, Skandin. Fauna,Fiskama,p. 704.— 1856. Id., Kessler, 2tt ïchth. su Dwestl. Russlands in : Bull. Soc. imp. nat., Moscou, t. XXIX, p. 390.— 1856. Id., Tcbibatchcf, Poiss. du Don, du Dnêpre, duDnestre, du Boug et du Danube [C. rendus, Ac se, t. XLII, p. 442); troavé dans ces fleuves, exe. dans le Boug. — 1858. !d., Heckel et Koer, Die SiUswasserlische ôstreichs. Mon., p. 365, figure. — 1862. Il, Coueb, Fish. brit. islands, 1. 1, p. 163, fig. XXXVI, dans la supposition que peut-être, Tespèce se trouve dans les eaux de la Grande- Bretagne.

i863. Id., Siebold, SUsswasserfische Mitteleuropa, p. 364. — 1861. ^ly Wateckiego» Mater, do Fauny ichth, Polski II ; System, pr%eglad T^h Krajowieh, Varsovie, p. 91.

Caractères (1). — Ligne du dos un peu convexe, dont la plus grande hauteur (0"'.14) est contenue 8 fois à peine dans la longueur totale; tète mesurant, jusqu'à Textrémité postérieure de Toccipitale supérieure, 0"'.23 presque égale à 1/S* de lout ranimai, faiblement oblique, à dépression médiane à peu pris nulle, museau pointu, ne portant^ chez Tadulte, aucune pbque osseuse, cartilagineux et translucide, plus court que iiest large la bouche dont Torifice occupe toute retendue transversale de la base de la région rostrale (2) ; intervalle

(1) D'après un Esturgeon long de 1".13 adressé en communication au Musée de Paris par celui de Mitan et un peu plus court que le sujet de i*^ réduit à 1/8, figuré par M. Brandt , dont le dessin se rapporte ^bien au spécimen décrit ci-dessus. — JUndique, plus loin, les diCTé- ^^0^ que présente un individu plus jeune, de 0«.67.

6j Chez aucun autre Esturgeon, la bouche n*a une telle amplitude ; de

^ se tire le caractère essentiellement dislinctif de Tespèce, alors même

que le mnseaUy comme chez Pindividu, non encore adulte, qui sert à la

préseate description, l'emporte un peu sur les dimensions de la fente buccale.

11 bni i^outer, comme caractères propres aux jeunes animaux, 1» que lear Boseau n'est pas translucide parce qu*il est recouvert de petites

94 GANOIdES CHONDROSTiS. AGIPEMSÉRlDiS.

entre les saillies orbitaires antérieures toujours moindre que la distance comprise entre ces saillies et Textrémité du museau ; lèvres lisses, Tinférieure largement divisée au milieu ; barbillons ronds à la base, aplatis à Textrémité, insérés plus loin de la pointe du museau que de la bouche dont ils dépassent le bord antérieur; centre des temporales plus reculé que celui des pariétales ; centres des mastoïdiennes beaucoup plus éloignés entre eux que ne le sont les centres des frontales antérieures ; 13 écussons dorsaux sans compter la petite plaque de répiptère; 14 suivant Lepechin et même quelquefois 15 ; 43 latéraux petits, et même 55-60, dit-on ; les ventraux presque effacés et ordinairement au nombre do 9*12.

Les plaques suscéphaliques sont peu développées, mal délimitées et à rayons iaiblement indiqués.

L*occipital6 super, presque confondue, sur ses bords, avec les pariéules, pénètre entre les pariétales par une portion triangulaire, qai n'est pas plus longue qu*elle n'est large à sa hase, et ne s*étend pas jusqu'au niveau de leur centre; les frontales principales sont réunies sur la ligne médiane, ou bien, si elles restent écartées, il n'y a ni ethmoldale, ni rostrales; les frontales antérieures eUesrmémes manquent presque complètement.

La nuchale, petite, reste écartée, en avant, de l'occipitale, et latéralement, des mastoïdiennes et des sus-scapulaires qui ont peu de largeur, et décrivent, par leur bord poster., une courbe elliptique dont la concavité est tournée en arrière.

Les écuss. dors, presque en contact mutuel (le 2« reste éloigné de la plaque nuchale) sont plus longs que larges, et plus étroits en avant qu'en arrière, leurs radiations sont peu marquées ; leur crête est mousse sans épine (représentée ainsi par MM. Brandt et Ratzeburg, elle est épineuse sur la pi. de MM. FiUinger et Heckel).

Les latéraux petits, assez irréguliers, ne sont plus, vers Textrémité du tronc, que de petites plaques osseuses; leur crête est peu apparente.

La plupart des écussons ventraux manquent; ils ne sont plus représentés, sur 3 ou 4 points, que par quelques incrustations osseuses mal délimitées.

Le revêtement cutané figuré par MM. Br. et Ratz. {Medizin. ZùoL, 1. 11, pi* la, Ë], se compose de scutelles épineuses, de grandeur iné-

plaques osseuses peu distinctes entre eUes qui disparaissent avec Tàge et ne se voient déjà plus sur le spécimen que je décris ; â» qa*il est plus long proportionnellement à sa largeor entre les saillies orbitaires; cette dernière, chez le sujet que je décris, est de On .053, et la longueur de 0".107. La différence entre ces deux dimensions, quoique moins marquée à un âge plus avancé, persiste toujours.

GBNRB AGIPBHSBR (BUSO), 1. 95

(aie, mais généralement fort petites» triangnlùres, à pointe nniqne on double. En entre, sur la i/2 an ter. du tronc, de chaque c6té, et à «se certaine distance an-deasons de la rangée des écnss. dors., il y a ue série régnlière de scntelles beaucoup plus grandes que les épines cataoâes. Leur forme est variable. Quelques-unes , mais surtout les dernières, sont presque stelliformes, mais irrégulièrement radiées et nos an centre bien nettement indiqué. La plupart consistent en une bsrre osseuse transversale, longue de 0".004 à 0".006^ offrant, à chsqae extrémité, un petit élargissement ramifié, et chaque branehe se termine par une bifurcation qui entoure un pore cutané. Je compte, à droite comme à gauche, une vingtaine de ces scutelles (An., pL 20, fig. 3. Ces grandes pièces n*ont pas été représentées in : Mediz. Zoof .)

P. 2 fois i/2 aussi longues que larges, à bord externe un peu coutexe, à bord poster, oblique, non échancrées, prolongées, dans toute leur étendue, an-de^us des 10 premiers écuss. latéraux, et ^lesà Tintertalle compris entre Tangle super, de la narine poster, et Textrémité de la plaque nuchale.

V. à base plus longue que le 4* écuss. dors., commençant au-dessous du SI" écuss. latéral et étendues un peu au-delà du commencemeot de la D. Celle-ci, plus basse qu'elle n*est longue, à base 2 fois W an moins aussi étendue que le front est large, commence au- <ieaio8 du S^ écuss. latéral.

A. commençant au-dessous du 30^ écusson et atteignant et dépas- »nt même un peu, par son extrémité pointue, Torigine du lobe infér. delà C, dont le lobe supérieur, large et effilé, est égal à la dis- ^ce qui sépare Textrémité rostrale du milieu de la plaque nuchale; son échancrure est assez profonde et un peu angulaire.

P. 34, y. 27, D. S6, A. 26, C. 38/90 et au-delà.

La conteur des régions supérieures est un gris cendré tirant sur le ^nin; le museau est jaune» et le dessous du corps blanchâtre.

L*aiiimal peut arriver, dit-on, à une taille de 6 mètres, et peser ^M kilogrammes (Cuvier, JR. an., 2« éd., t. II , p. 380). Cependant Pallasqui parle de25 empans (l*empan«0". 243), c'est-à-dire 5" .97, ii'estime pas le poids aurdelà de 45 pounds que son traducteur dit ^ équivalents à 1480 livres (voy. 1. 1, p. 233).

le Muséum possède un Esturgeon long de O^'.G?, rapporté du Bosphore par M. Virlet d' Aouste et qui fournit un remarquable exemple !• des différences que présentent des individus éludés à des époques diverses de la vie, mais appartenant à une lûème espèce, 2^ de la constance de certains caractères d'une valeur spécifique incontestable (1).

(i) Talenciennes, à qui Toocasion d'étudier le grand Ichthyooolle ne ^^\ pas offerte, puisque le cabinet d'histoire naturelle de Paris ne pos-

96 GANûIOES CHONDROSTiS. ACmilSiMOÉS.

La différence la pins frappante consiste dans Faspect général de tons les écussons qui, snr le dos et sur les flancs, sont en recouvrement mutuel, fortement radiés, portent nne crête, ainsi qu^nne épine* et ne semblent point, tant est parfait encore leur étal d'intégrité» devoir, plus tard, s'effacer et disparaître en partie. La forme n'en est pas absolument identique à celle des écussons du sujet décrit plus haut Cependant, les dissemblances sont uniquement dues à ce que l'animal est plus jeune; on en acquiert la certitude par un examen attentif.de leur configuration;

Le museau n'est pas transparent ; mais d^à, une partie des plaques rostrales manquent : il n'y en a plus que sur la région médiane supérieure et la plaque sous-rostrale persiste encore.

l» Outre l'étendue considérable de la fente buccale qne dépasses t les barbillons, et qui, chez les deux sujets, est sensiblement égale aux 3/4 de la longueur de la base de la nageoire dorsale ; il faut noter comme similitudes: — 2<* la forme des mastoïdiennes; en raiaon de leur peu de largeur, elles constituent ensemble, avec le bord postérieur de l'occipitale supérieure, une sorte de fer à dieval dans la concavité duquel la plaque nuchale reste isolée latéralement des mastoïdiennes qui> d'ordinaire, sont en contact avec elle; — 3* les petites scntelles interposées entre les grandes plaques sont plus épineuses, mais ne diffèrent pas autrement des pièces cutanées de l'autre sujet, et Ton voit, sur la région des flancs, des scutelles plus grandes assez analogues, si ce n'est qu'elles sont à peine élargies aux extrémités, à celles que montre T Atlas, pi. 20, fig. 3; — 4* la forme des plaques pectorales, car relativement à leur longueur, elles sont étroites; — 5® on trouve le môme rapport entre la distance des centres des frontales antérieures et celle des centres des mastoïdiennes; de plus, il y a concordance parfaite dans la position relative des centres des pariétales et des temporales; — 6* la longueur de la base de l'A. est égale, chez l'un comme chez l'autre, aux 3/5 de l'étendue de la plaque pectorale; — 7* les rayons des nageoires, sans être exactement eu même nombre, ne dépassent pas'les limites étroites d'une variabilité qu'il est difficile de ne pas admettre dans une mén\p espèce dont on a plus d'un exemplaire sous les yeux.

Voici les nombres du spécimen du Bosphore :

P. 35, y. 30, D. 61, A. 32, C. 40/100 et au-delà.

Les détails qui précèdent donnent, il me semble, la preuve que les espèces, malgré certaines différences dues à l'ftge, restent cependant bien caractérisées^ quand on s'attache, pour la détermination, aux particularités distinclives sur lesquelles il n'a pas de prise.

sède que le spécimen du Bosphore dont il est ici question, avait nofflm^ ce dernier Acip. Toumefortii^ Val. MSS. Il se fondait sur la ressemblance de cet Esturgeon avec une figure dont la bibliothèque de rétabUssement possède un décalque, portant, de sa main : « dessin trè»^probablement feit par Aubriet pendant son voyage avec Toumefort. »

GENRE ACIPElfSER (HUSO), 2, 97

2. ACIPENSER (HuSO] FlTZlIfGERJI, Yal. MSS. Atlas, pi. 20, fig. 4, A a, Xàie et 6* écusson dorsal.

Caractères (1). — Ligne du dos presque horizontale, dont la plus grande élévation (0".05) au niveau des 8® et 6' écuss. dorsaux est contenue 8 fois 1/2 dans retendue totale ; tète mesurant, jusqu'au bord terminal de l'occipitale supérieure, 0,09 et dépassant à peine i/S de la longueur de Tanimal, à dépression médiane large et bien apparente bordée par des crêtes mousses, très-peu oblique ; museau horizontal, médiocrement allongé, assez plat, en forme de spatule mousse à son bout anlérieur, large, entre les centres des frontales antérieures, de 0,030, et, de ces saillies à l'extrémité, long de 0,048, à plaque médiane inférieure large et faiblement rugueuse ; lèvres lisses, rinférieure largement divisée au milieu; barbillons aplatis, un peu plus éloignés Ae l'extrémité du museau que de renfoncement buccal dont ils n'atteignent pas le bord antérieur; centres des temporales et des pariétales presque sur le même niveau ; distance égale entre les centres des frontales antérieures et ceux des mastoïdiennes ; 11 écussons dorsaux, non compris celui de Tépiptère; 26-30 latéraux; 10-11 ventraux.

Toutes les plaques suscéphaliques ont leurs sutures très-serrées, de sorte que leurs limites sont peu distinctes. L*occipitale supérieure pénètre, entre les pariétales^ jusqu'au-devant de leur centre; une eihmoldale petite et mal délimitée les sépare en avant, ainsi que les frontales principales qui se rejoignent au-devant de cette dernière; les nasales et les rostrales sont presque confondues par leurs bords et semblent former, en quelque sorte, à tout le museau une enveloppe solide d'une seule pièce.

La Duchale, à peine plus longue que large, s'articule, par un bord en angle obtus, avec Toccipitale, et son bord poster, décrit une courbe très-ouverte ; son centre fort saillant est à peine épineux.

Les écuss. dors., placés en contact mutuel, ont des radiation;^ trèsmarquées et une épine peu proéminente. Les 2 qui suivent la nuchale sont plus petits que celle-ci cl que le 4® qui est lui-môme moins grand que le 5°, dont la long, l'emporte sur sa haut.; les trois snivants deviennent successivement plus courts et, enfin, les 3 derniers ont la même étendue que le 5% avec des dimensions verticales moindres. — La D. est suivie de 2 paires d'écussons.

(1) D*après un spécimen long de O^M, envoyé de Russie ao Muséum^ PV S. A. L la grande duchesse Hélène. Cuvier (Hisl. Pom., 1. 1, p. 368 et ^* VU, p. Yiii) a parlé des utiles présents de cette princesse.

Poiuons. Tome II. 7

98 GANOIdES GHOlfDROSTéS. AGIPBNSÉiaDÉS.

Les latéraux à radiations bien prononcées, à crête saillante, surmontée d*nne courte épine, sont presque en contact mutuel. Leur bord poster, est convexe; Tantér., légèrement concave dans le commencement de la série, devient ensuite rectiligne; les extrémités supérieure et inférieure sont peu effilées.

Les ventr. inégaux en grandeur et fort rapprochés 6ntre eux, ont des radiations très-prononcées et une forte crête à épine courte.

Derrière le cloaque, il y a un grand écussop précédant la plaque de TA. qui a, comme la D., de chaque côté de sa base, de petites plaques suivies de 2 paires d'écussons plus grands.

Les scutelles cutanées, à la région du tronc entre les écuss. médians et latér., sont grandes, le plus souvent de forme circulaire, toutes couvertes de petites épines dont la centrale est la plus haute, et se présentent ainsi avec une forme en rosace (1). Leur nombre diminuant peu à peu, il n'y a plus sur les faces latérales du tronc, comme sur toute la région inférieure, que des épines simples.

Nageoires. — P. arrondies à leur bord poster., d'une larg. égale aux ^ de leur long., qui est la même que celle de Tintervalle compris entre Tangle super, de la narine poster, et le bord ' terminal de Toccipitale; elles atteignent le bord poster, du 5* écuss. latéral.

V. courtes, commençant au-dessous. Tune du 13* écuss. latér., Tautre du 15*, et placées, dans toute leur étendue, sous 3 écnssons.

D. aussi longue que haute, à bord poster, semi-lunaire, à angle super, arrondi, correspondant à 4 écuss. latér. (17-20), à base égale à l'intervalle des centres des frontales antérieures.

A. à bord terminal à peine oblique, commençant au-dessous du 20* écuss, latér. d'un côté, et du 18* de l'autre, n'atteignant pas le premier rayon du lobe infér. de la G. dont le lobe super. (0".086) est égal à la distance qui sépare le bout du museau du centre de Toccipitale supérieure.

La coloration est brunâtre en dessus et blanc jaunâtre en dessous*

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