II. Genre SCAPHIRHYNQUE SCAPHIRHYNCHVS{i
Heckel.
Scaph. eineGattung aus der Ordnung der Chondrapterygier mit freien Kiemen (Ann. Wien. Mus. 1835, p. 71}.
Caractères (2). — Museau large, ovalaire, enferme de pelle, à bords minces et à pointe mousse, faiblement convexe en dessus, plane en dessous; région caudale trèsrdéprimëe à partir de la dorsale et de l'anale, et complètement revêtue, sur les faces supérieure et inférieure, de plaques osseuses réunies aux
(1) De axd^T), canot, esquif, et ^u^xoc» bec, à cause de la forme du museau. Mais il est plus exact, comme Tout foit Rafinesque et Heckel lui-même, de le comparer à une pelle {rostrum paUBforme)^ car c*est surtout par le dessèchement quMl semble se creuser, et que ses bords, en s'inclinant en bas, lui donnent, quand ranimai est renversé sur le dos, rapparenoè d*0Dfl nacelle.
(2) Les caractères généraux communs à tous les Acipenséridés sont énoncés à la page 19. Yoy. le tableau de leur division en 2 genres, p. 87.
GENRE SGAPHIRHYNGHUS. 269
plaques latérales; tige venébrale prolongée et terminée par un long filament; nageoire caudale à lobe supérieur presque nul; point d'évents ni de branchie des évents, ou branchiole, mais une paire de branchies operculaires.
Les écassons du dos sont un peu déclives en avant, et relevés en arrière où ils se terminent par une pointe faiblement saillante; la queae est très-différente, par sa forme aplatie, du tronc qui est pentagonal; elle est cuirassée de toute part, les écussons latéraux ét^t réonis à ceux du côté opposé, sur les faces supérieure et inférieure, par une série de plaques paires qui, chez Tadalte, se soudent entre elles sur la ligne médiane.
Ce genre offre de grandes analogies avec le genre Esturgeon, mais la confignration du museau, la forme aplatie de la queue analogue à celle des Loricaires, le prolongement filiforme de la tige vertébrale, l'absence des évents, constituent des caractères génériques essentiels.
L'étude anatomique de ce poisson, par M. G. Brutzer (i859. De scaphirhynckoRafinescii disquisiiiones anatomicœ)j a démontré que Forganisation interne .est, presque en tout point, comparable à celle des espèces près desquelles il est placé, en raison de ses caractères extérieurs.
Le bulbe artériel {loc. cit.j p. 37] a i6 valvules formant 4 rangs superposés ; le plus rapproché du cœur se compose de 4 valvules, le suivant n*en a que 3 larges, mais peu profondes; au 3*, on en compte S très-petites, et, enfin, 4 dans la série supérieure.
De même que les autres Sturioniens, le Scaphirhynque a une valvule spirolde dans la portion du tube digestif, intermédiaire à la première portion de Tintestin grêle et au gros intestin ; de même , également, il recherche, pour sa nourriture, des animaux inférieurs et des débris de matières animales. Dans Testomac, M. Brutzer, comme Heckel {Scaph,j etc., p. 77), a trouvé des larves d'insectes aquatiques et, en particulier, de coléoptères. Il a trouvé une véritable glande pancréatique, telle qu'elle a été décrite par Alessundvini , chez TEst. (voy. plus haut, p. 64); mais le conduit excréteur a complètement échappé à ses recherches.
ScAPHiRHTNGHUS PLATYRHTNCHUs (^)^B^iTà^ OutUnes of gêner. ZooL in : Iconograph. Encyclop., 1850, t. II, p. 238.
Àcip. platorhynchus, Rafin., Ichth. ohiensis^ 1820, p. 80, n* 97 : Esturgeon-pelle, Spade-fish, Shovel-fish, Flat-nose, etc.
i834. Acip. catapkractes^ (ex. MSS Rapp.), Gray, Proceed. %ool. Soc, p. 122.
(i) De xXatvc, large, et ^ùxx!^ museau, mais non platorhvnckw, comme Rafinesque Ta écrit.
270 GAlfOÏDES GHORDROSTÉS. ACIPBnsilUDÉS.
1835. Scaphirh. Rafinesquii, Heckel, Ann. Wien, Mus., p. 7%, pi. Vlll. — Id.y Fitz. et Heckel, Monogr. DarsUU. Gatt. Àcip. in : Jd., 1836, p. 326.
1838. Àcip. platorh., Kirtland, Report %ooL OhiOy p. 196 el in : Fish. Ohio (Boston Joum. nat. hist., iSH, t. Y, p. 25, pi. VIII, fig. i).
1845. Id., Storer, Synops. fish, N. Amer. (Mem. Amer. Acad. new séries, 1846, t. II, p. 501.
1851. Scaph. cataphracteSt Gray, List specim. fish. brit. Mus, ((îhondr.), p. 18.
1859. Scaph, plat., Girard, Explorât, and surveys for a railroad from Mississipi to Ihe Pacif, océan, Fish.j t. X, p. 357.
1859. Scaph. Rafin., Vaû der Hoeven, Handboek der Dierkundi^ t. II, p. 266.
Sur une planche dessinée et gravée par Lesueur, mais restée inédite et que je possède, l'espèce considérée comme nou?elle a été nommée, par ce naturaliste, Ac. rutellus.
Caractères. — Tète comprise 3 fois 1/3 dans la longueur totale, chez Tadulte, et près de S fois chez les jeunes; une fois environ moins large derrière les yeux (1), qu'elle n'est longue à partir du même point jusqu'à l'extrémité du museau ; lèvres à huit lobes; barbillons à bords frangés, de longueur inégale, les internes atteignant le bord antérieur de l'enfoncement buccal, et les externes s'étendant plus loin que l'ouverture de la bouche; 15-16 écussons dorsaux; 40, er par exception 43, 44 ou 46 latéraux ; 11-13 abdominaux; 7-8 paires de plaques caudales moyennes, en dessus comme en dessous; filament de la queue plus long que la nageoire caudale.
La tète est recouverte par des pli^ues en même nombre que chex les autres Sturionicns. Dans le jeune âge, le centre de plusieurs de ces plaques, se termine en une pointe aîgué dirigée en arrière, qû s'émousse pendant le développement, de même que les épines de tons les écussons. . Le museau est protégé par de nombreuses plaques allongées, soudées les unes aux autres, et formant une cuirasse osseuse, mais sur ses bords, et vers Textrémilé poster, de la région suscépbalique, il y a d*innombrables orifices de pores muqueux; on en voil également au milieu du bord externe des pariétales, snr leur ligne de jonction avec les temporales, et sur le bord externe des frontales. Enfin, ils sont en quantité considérable sur toute la face inférieure du museau, si ce n'est au niveau du cartilage rostral médian.
(1) C'est-à-dire à Tendroit où les bords du museau se terminent en pointe, un peu plus loin que les yeux. C'est là que les dimensions transversales sont le plus considérables. Ce rapport se constate seulement chez Padolte, car, dans le jeune âge, le museau est plus large proportionnellement à sa longueur.
GENRE POLTODON. 271
Les yenx sont petits, et séparés par un intervalle quintuple de leur diamètre longitudinal.
P. larges et arrondies, à rayon externe ni aussi robuste ni aussi osseux que chez les Esturgeons. — Y. étroites et à angles arrondis. — A. commençant sous le milieu de la D.
Les fttlcres de la caudale sont très-peu déyeloppés; aussi, le lobe super, de la queue manque-t-il presque complètement.
Couler brunâtre en dessus, blanchâtre en dessous. Pendant la vie, il y a, sur le dos, de petites taches bleues.
Le Muséum possède une série de sujets montés dont la nageoire caudale n*a plus son prolongement filiforme. Le plus long (i".25), et Tespèce ne parait pas dépasser beaucoup cette taille, a été pris dans la rivière Wabash (Etat de TOhio) par Lesueur. Le filament de la caudale est brisé. Le plus petit, rapporté de la Nouv.-Orléans, par le même naturaliste, et qui est en parfait état de conservation^ est long deO".î$0:
De Textrém. du museau au bord poster, de la plaque
occipitale 0".120
De ce bord à Torigine de la dorsale 0"*.130
Longueur de la dorsale 0'".044
De la fin de la ^orsale à Torig. de la caudale 0<".063
Long, du lobe super, de la caudale 0".071
Filament caudal un peu tronqué O^'.OTS
Les autres Scaphirh., dont la taille est intermédiaire à ces deux extrêmes, proviennent, par les soins de Lesueur, de la rivière Wabash et de la Nouvelle-Orléans; d*autres, pris dans le Mississipi, faisaient partie des collections de M. Lamare-Piquot.
Le Musée de Cambridge (Mass.) a envoyé , en communication, 3 sujets de la même espèce^ mesurant 1 "> .060,0'». 640, 0".420.
Très-commun au printemps et en été, dans TOhio^ où il ne va pas au-delà de Pittsbourg, dans le Wabash et le Cumberland ; le Scaph, se rencontre par bandes qui disparaissent en août. Il habite égalemeut le Missouri et le Mississipi.