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IL DEUXIÈME FAMILLE

POLYODONTIDÉS ou SPATULAIRES (1).

POLYODONTIDI.

Caractères. — Poissons très-analogues, par leur conformation générale, auxÀcipenséridés, mais à museau fort prolongé,

(i) Toyez p. 18, le tableau de la classiflcation des Ganoîdes. Le premier nom est tiré du caractère fourni par la présence d*nne trèsgrande quantité de petites dents (icoXvc, nombreux, 68«iv, dent (Yoy. plus

272 GANOlDBS CHONDROSTÉS. POLTODOHTIDÉS.

à bords membraneux, renfermant, dans leur épaisseur, de nombreux osselets cutanés, stelliformes ; offrant la configuration soit d^une spatule plate dans toute son étendue, arrondie et plus ou moins élargie à son extrémité, soit d'une épée en forme de pyramide triangulaire à sa base et aplatie dans le reste de son étendue ; corps sans grands écussons, mais non dépourvu de petites scu telles qui donnent peu de rudesse à la peau; point de barbillons; bouche très -grande, en forme de croissant, placée au-dessous du museau, non protractile, garnie de nombreuses et très-petites dents supportées par la membrane muqueuse buccale, et placées, les unes, à la mâchoire supérieure et à rinférieure; les autres, sur les pièces palatines et Tos hyoïde; des évents munis d'une branchie accessoire ou branchiole; mais pas de branchie operculaire; membrane de Topercule prolongée en pointe, et à laquelle servent de supports, non seulement Topcrcule divisé en plusieurs branches comme un éventail, mais une pièce osseuse qui représente les rayons branchiostéges ; vessie natatoire, assez grande et simple, communiquant avec la portion cardiaque de Teslomac.

En raison des analogies très-nombreuses qui se remarquent entre les poissons de la famille des Polyodontidés et les Âcipenséridés, je me borne, pour compléter l'énoncé des caractères, à indiquer, en suivant le même ordre que dans Tétude de ces derniers, les particularités de Torganisation qu'il importe de faire connaître.

Ainsi, relativement aux FONcnoNS DE la vie de relation, et d'abord à la motilité, je rappellerai , en ce qai concerne le squelette, que sa tige centrale ou corde dorsale diffère très-peu de celle des Esturgeons ; mais Guvier [Sur la mâch. super, des poiss, : Mém. du Mus.^ 181S, t. I, p. 130) a fait observer que les anneaux cartilagineux, placés sur les faces Supérieure et inférieure de cette tige (voy. plus haut, p. 32) sont plus minces et moins distincts.

Le CRANE consiste en une botte cartilagineuse incomplètement revêtue par des lames osseuses, dont la disposition et la

loin, pour ce qui concerne le système dentaire et les incertitudes des zoologistes à ce sujets dans l'historique de la classification de ces poissons.

La seconde dénomination rappelle la forme en spatale du prolongement rostral de l'espèce américaine qui est la plus aociennemenl oonnaei mais ne convient pas aussi bien à Tespèce chinoise [Polyondon giadius, von Uartens), qui, à l'état adulte, a beaucoup de dents très-courtes. D'ailleurs, le mol Polyodon, comme désignation générique, a la priorité, ûïïsi que le terme qui en dérive, et doit, par conséquent, être adopté.

FOflCTlONS m LA VIE BB BELATIOei. ÎTS

forme sont tout autres que chez les Esturgeons (voy. p. 2^26). Elles représentent, jusqu'à un certain point, l'ossification du crâne des poissons osseux. M. Âlb. Wagner (Spatularumanor Um.^ 1848) les a décrites, p. 9, et figurées sur la pi. jointe à son texte. M. Stannius, en a donné une description sommairb Handbuch Analom. Wirbelthiere : Fische, 2« édit.,1884, p. 51, et a cité cette planche. Il est facile, au reste, même à travers les téguments, sur Tune et Tautre espèce, de conâtater Texactitude des détails donnés par M. Wagner.

Ain», à ta &ce supérieure, sur la région médiane» il y a deux OS qoe réunit une sature terminée en arrière par une pointe : ce sont les ktmes pariétales; allongées, étroites et un peu renflées au milieu de leur longueur, elles limitent, en dedans, une lacose oblongue oii se Toit, Ters son milieu, une bandelette cartilagineuse transversalei La bordure externe de cette lacune est formée par deux pièces. — s la postérieure, qui est la plus grande, comparable, par sa situ&tion^ aa mastoïdien et à Tocdpital, est acuminée à son bout terminal, de sorte que Tarrière dn cr&ne porte 3 pointes. — b Tantérieure «^ont Tassimilation est difficile s*articule, avec la précédente, et, en avant; avec une lame étroite et allongée qui peut être nommée os nasal ou 9S orlntairB. Gelui«ci, avec la pièce antérieure que je viens de décrire, borde, en dehors, une lacune dont la limite interne est le bord ex-* terne d'une paire de lames osseuses allongées et étroites représenuini les M frontaux qui, à leur bout poster., s'articulent avec les pariétaux et, & l'extrémité opposée, avec la première des paires de lames osseuses constituant la tige médiane du prolongement rostral. Sur ee. dernier, se fixent quelques-unes des ossifications stelliformes, déve* loppées dans Tépaisseur des bords cutanés du museau. Les uns occupent la face suj[>érieure et les autres, la iace inférieure de ces replis membraneux, et ils forment, comme Ta dit J. Mûiler {VergL Anal. Myx., OsL, in lÀbhandL Akad, Berlin (1834) 1836, p. 229), un réseau d'os cutanés.

La surface crânienne inférieure a un revêtement osseux superficiel plus simple que chez les Esturgeons : c'est une lame osseuse qui occupe la place du sphénoïde et du vomer. Elle se porte en avant et envoie, en arrière, deux prolongements sur les côtés de l'origine de la corde dorsale.

L'appendice si long de Textrémité antérieure de la tète est donc une dépendance non de Tappareil maxillaire, mais des pièces osseuses du cr&ne. Le noyau central de cette sorte de bec est, en réalité, formé par un vomer cartilagineux, sur les côtés duquel sont posés des os cutanés stelliformes. La description qui précède le prouve, et J. Muller Va complètement démontré (loc. ciL, p. 214 et 232).

Poissons. Tome IL 18

CT4 GANOfftES CflOIfDROSTÊS. POLTODORTIDÉS.

Les MACffoiRBS et leuf APPARfsiL SUSPEK8E0R, Ont été, de la part du même anatomiste (toc. ciL^ p. 214 et suiv., pi. V, fig. 7), Fobjet d'tine description dont j'ai pu suivre les principaux détails, et vérifier Texactitude sur un individu où le dessèchement de la 'peau laisse voir les pièces dures de la tête, presque aussi bien que si elles étaient à nu. C'est d'après le même sujet, que Valanciennes et M. Behn ont pu notifier à J. Mûller la concordance de leurs observations avec les siennes.

Le suspensorium ou os carré est formé des mêmes parties que chez l'Esturgeon, c'est-à-dire de 3 ponioos : 1* Tun» supérieure, lougnef qui est osseuse et fixée au crâne par une apophyse cartilagineuse; if* une portion cartilagineuse, plate et courte, à laquelle est attadié Topercule; 3<* une autre pièce cartilagineuse qui sert de supporta Thyelde à Tappareil maxillaire supérieur et la mâchoire inférieure.

Par suite de rextrème rareté des Polyodootes dans les coHeetions, on.n*a pas. eu la possibilité de constater comme M. Stannîus, par Tétude des progrès de l'ossification. Ta lait pour les Slurionie»s (voy. plus haut, p. 27], si ces 3 pièces ne doivent pas être réduites à Ssenlement, c^est-â-dire si Tapophyse cartilagineuse fixée au crâne et la 1'* pièce cartilagineuse inférieure ne sont que les apophyses noa ossifiées du long segment osseux. Par conséquent, on n*a pis pa s'assurer non plus si la pièce cartitâgineuâe comptée par i. MiUller comme étant la 3« est, en réalité, la seconde. Les 3 pièces doat il s'agit portent, sur la fîg. 7 de la pi. V annexée av mémoire de J.

Mûller (VergL Anal. Myadn., 0$l loe. cit.), les lettres d\d,e. La

fig. a été reproduite par M. Agassiz {Poiss. foss,^ t. I, pi. K, fig. 2), et il a accepté d'une manière générale (t. I, p. 133)^ relativement aux mâchoires, les déterminations du professeur de Berlin.

La portion de Tappareil suspenseur, désignée par les lettres que je viens d'indiquer, et h, laquelle Topercule est fixé, représente le temporal d'après les déterminations de Guvier [Mém. du Mus., 1815, 1. 1, p. 126-128), qui sont également <:elles de J. Mûller, et le cartilage placé à sa suite (/*, pi. citée de J. Mûller) est Tanalogue du jugal ; il sert d'attache à la mâchoire inférieure (y), à l'appareil maxillaire super, et à l'os hyofde (A, t, i).

Les lettres d\ d, e, f, g, correspondent aux lettres m', M,N,0, P, de la fig. 10, pi. IX de J. MuUer, relative & l'Esturgeon.

Vers l'extrémité postérieure de Thyoîde, est fixée une pièce oss$u$e plus longue que large, qui manque aux Aoipenséridés ; elle est ooatenue dans l'épaisseur de la membrane operculairc et représente, en quelque sorte, les rayons branchiosUges des autres poissons (l).

L'appareil palato-maxillaire est fixé, par son extrémité antérieure, au crâne; il diffère donc, sous ce rapport et sous quel-

^ P0K€TI«1?S «E LA VIB I>E AELATIOR. 275

ques autres (voyefcpi 87 'et 28, la description des mâchoires), de celui des Eàt^i*geùrt^ &! rémawiûables {iar la protMcUlité de la bouche. Cet appareil se compose, chez les Polyodolitidès, <ie 3 paires de pièces dloagée» et un peu arquées» .

La paire ïa plus eïtéri^Ur<e'6t, eki même temps, la pi as Tolutnmeuse, représenté les os maxiUùiirêS et inteT-uncanHaires réunis, ear ici, ces derniers os ne sont pa»dljsiine4i^ ei isolés cotn me chez les Acipeosé-» ridés (ypy^ p. âSj.Us se VstFfPfff»,qhem, en levant, sUr la ligne médiane, san3.se Qt)nfondrei^ffsseu]^..(^ns p^^o^sque toute leurétenduci ils oîr, freDt, à leur extrémité postérieure seulement, une apophyse articur lâire non ossifiée au moyea de laquelle ils se relient à la pièce cartilagineuse inférieure du stUpensorïum,. A.vec celte dernière, s'artjcnlent aussi les pièces de la seconde paire'; celles-ci, entièrenient cartilagineuses, à peu' tirés parallèles aux premières et rapprochées sur la ligne médiane en avant; sémbknt être les analogues des pté^ ryjfOld<m$. £pfin, on peut assimiler aak jHilatim,\e% bandes entièrement osseuses qui^ forthënt'Ia 3^ paîrë des pièces dont rap^pareil' de la jqâchoire sp^périeure se' compose. fUe8,.sQnt placées 4^rièr0 lej^ deivi autres et fixées solidemeai. à. la fa^e postérieure des cartilages pt^r^'goldiens ; plus courtes et plus grêles q^uç l^s, précédentes, elles se mettciit en contact mutuel à leur bout antérieur, mais ne s'étendent pas» par leur extrémité opposée, iusqu'au cartilage termmal de Tos carré destiné 4 supporter lô ^maxillaire supérieur ^ le ptèrygotdien, ' Cést égâleiiiëni sùr/ce Cartilage tertninaî dé Vdi carré' que vient s'articuler la mâchoire inférieure qui est, éoiiime la supérieure, enr forme 4>çetvès-4oavert. :• i:

ÏîagboirÊs. — !ÊllêsoAt dés rayons articulés, comme celles de$ Esturgeons et porfeftt, lèâ infipaires, au bord antérieur, les autres, au bord externe,* Un rayon plus dur. Il n'y a de véritables fîilcrês ,q^'à riiroptér'ô, él, chez res|pèce chinoise, ils sont remjf)licés' pit âé jgîrosses pièces dsseuâes rhomboïdales , dont les deux dernières se terminent par une épine ^i^i de sorte que les rayons manquant sur le bord supérieurSiiEir mimtcamial de'là corde dorsale, et il n'y aqu'unPwSl^férieur. Par leur conformation et leur situation respective, les nageoiresressemblent beaucoup à celles des'Esturgeqns. .

..L^.ççin^ure ^i:apu)0ire est très-simple; M* Alb. Wagner Ta représentée (hc. çi7,, tigure 2). Elle se ,compose^ de chaque côté, de 3 pfèces osseuses, allongées et étroites, presque semblables entre elles par leurs dimensions et leur forme. A la médiane ou la scapulaire, s'attache un cartilage serVant dé support aux rayons. En dehors et audessus du précédent, so^oit h&sus-scapulaire fixé y par son extrémité supérieure»- à la pièce osseuse du crâne que j'ai signalée plus haut comme étant Uaiûdogue du mastoïdien et du temporal; Enfin, la 3«

276 GANOÎDBS CHOMOROSTÉfl. FOIiYMIOnf IDÉS.

portion de la z6ne osseuse est oomparable à la i^avieule^ et Tient se réunir lâchement, sur la ligne médiane, avec celle du côté oppasé, en formant un angle aigu.

On manque de renseignements sur le mode de locam&tm de ces poissons; mais, d'après la fermeté de leur tissu musculaire, qui est très^compact et devient dur par la cuisson, on peut, avec Hildreth (Silliman's ilmerte. jcufti., 1887, p. 803), supposer qu'ils déploient une grande activité au milieu des eaux. Les mouvements doivent y être fticfliiés par les vastes dimensions de la vessie natatoire.

Pour tout ce qui concerne le système Kerveux, les ^eche^ çhes anatomiques font défaut.

Organes des seks« — Quelques indications peuvent être données sur le toucher, la vue et Tolfaction.

Le sens du toncher doit être moins développé que chez les Acipenséridés, «i Ton coDsidère les barbillons (roy. plus haut, p. 40) <;omme pouvant procurer à ces derniers certaines sensations tactiles, puisque ces organes manquent aux Polyodontcs. Leur prolongement nasal, cependant, n'est peut-être pasoniquement une arme'bicn construite, il est vrai, pour fbuir le sol du fond des eaux où ils vivent. Ne semble-t-il pas qu'elle paisse être, en même temps, un instrument d'exploration, comme le musçau des Siurioaien;^?

La peau diffère beaucoup de celle de ce& derniers, puisque le squelette cutané manque. Âussi^ J, Mûller a-t-il cÛsiing^é, par ce caractère, les Polyodontés, dopt ij a formé une famille sous le nom de Nuda^ réservant celui.de Calaphraçta pour les EsturgeonSr II ne faudrait cependant pas en conclure que les téguments soient absolument nus. Lesueur, en effet, a dit, avec raison, en^rlant de l'espèce américaine [Joum. ac. naL se. Philad.Ml^, 1. 1, part.. II, p. 328) ; la peau est plutôt lisse que rude,^tiCouverte de petites scutelles osseuse^ irrégulières^ plus abondantes sur la tête que partout ailleurs. Cjl^.e? l'espèce chinoise, j'ai constaté une disposition senâblable.^

Le système des canaux cutanés et des tubes membraneux à ampoules (voy. plus haut, p. 41 et 42), qu'il faudrait pouvoir étudier sur des sujets frais, doit peu différer de ce qu'il est chez les Esturgeons. y ,

Ces tubes s'ouvrent au dehors, à la région cêphaliqud et sur les faces supérieure et inférieure du prolongemettt rostral, par «n très-graiid nombre de pores réunis en petits groupes qui se rassemblent, çà et là, an nombre de quatre, cinq ou davantage, en laissaat entre eux des

POHCTi^S BB U VIB DE IfUTRITlOIf. 277

intervalles étroits. Ils représentent ainsi des sortes de rosaces disposées sans ordre, très-rapprocbées les unes des antres; de leur arrangement résullc un aspect tout particulier des téguments. J*ai donné un dessin de ces rosaces dans le Bullet, des Nauv. Arch, du Mus., t. IV, pi. 22, fig. 2a et ^b.

La ligne latérale est volumineuse ; sur toute sa longueur, on aperçoit des ramifications latérales, ou canaux cutanés qui en sont une dépendance.

Les narines n'offrent rien de particulier à noter: trës-analogoes à celles des Esturgeons, elles ont leur ouverture antérieure un peu saillante, à demi-tubulaire, pourvue d'un petit cartilage spécial, et située plus haut et plus en avant que Tœil qui est immédiatement précédé par Torifice nasal postérieur, dont le diamètre est moindre, et le rebord non proéminent. On y voit, à Tintérieur, des plis radiés colorés en noir.

Les yeiio; sont beaucoup plus petits que ceux de TEsturgeon, particulièrement dans Tespëce chinoise.

ils ont O'^.OOG chez les 2 sujets de cette espèce conservée au Musée de Paris, longs del"*.i6 etl*.i9; ils ne dépassaient même pas 0<".003 sur le type de i™.20, décrit par M. von Martens. Aussi, ce naturaliste, frappé de la singulière disproportion des organes de la vue comparés à la taille de Taniroal, émet une supposition qui justifie ce que j'ai dit plus haut, du sens du toucher. Il croit que la sensibilité tactile, très* développée du bec, peut suppléer à Timperfection du sens de la vue, dontrnsage, d'ailleurs, doit être fort restreint, ajoute-t-'il, en raison da défaut de transparence des eaux du Yang-tse-Kiang, qui contient beaucoup d'argile.

FORCnOlfS DE LA VIE DE HUTRITION. ^ DIGESTION. —

La première particularité à noter, en parlant de Fapparbil DIGESTIF, parce quelle établit, avec le défaut de protactilitë de la bouche, une différence très-notable entre les Acipeaséridés et les Polyodontidés , c*est la présence des dents. Je rappelle plus loin, à Toccasion des classifications, que leur adhéreiice à la membrane muqueuse buccale, aux dépens de laquelle elles se développent, comme chez les autres poissons cartilagineux, a motivé, pour Blainville, le classement du Polyodonte américain, le seul qui fût alors connu, dans la sous-classe desDermodoutes où il est devenu le type d'un ordre particulier.

ÛD trouvera, dans Thistoire de chacune des deux espèces, dés indications suffisantes sur la disposition du système dentaire. Je n'ai donc point à m'y arrêter en ce moment. 11 convient, cependant, de rappeler que Lacépède en a exagéré Timportance, quand il a dit (HisL nal. Poits,^ 1. 1, p. éOS): « la mAcboire supérieure est garnie de deux

â78 fiAiTôlDÈs cttoifDRostÉft; pM.réMKTnfte.

rangs de dents fortes^ serrées et crochues ». Telle ist^ien leur forme, et elles sont très-rapprochées les unes des antres, mats elles sont extrêmement courtes, et snr des individus de plus de 1 m., elles n'ont pas au-delà de O'^.OOl de longueur. Elles servent, probablement, à retenir les petites proies que ranimai trouve, en remuant, avec son arme rostrale, le fond des eaux où il vit.

La membrane muqueuse de la cavité buccale porte despa* pilles en fort grand nombre.

Sur les sujets étudiés parW. Clemens (Silliman's Americ, journ., 1827, t. XII, p. 204), et par Kirtland [Descr. fish. Ohio and tribut, in : Bçsionjourn. nat, hisL, 1843-44, t, IV, p. Î3), les intestins étaient complètement vides. On ne connaît le mode d'alimentation ni de Tespèce américaine, ni de Tespèce chinoise.

La longueur du» canal digestif, mesuré dans toute son étendue, était de 0'°.024 chez un petit Polyodonte de 0°'.114, mesuré à partir du bout du museau, non compris la feuille, ce qui donne le rapport de 4,8 à 1 (Cuv. Leç, anat. comp.^ 1** édil., t. III, p. 488; el 2'' édit., t. IV, 2« partie, p. 208, où le rapport est indiqué sous une autre forme :: 0,2 ; 1). Llntestin, par conséquent, est assez court, et» en effet, il se porte directement en arrière et sans aucun détour entre le pylore, et le cloaque.

La disposition générale de la cavité digestive est très-analogue à ceHe qu'elle présente chez les Sturioniens, comme on peut s'en assurer d'après le dessin donné par M. Alb. Wagner {/oc. ctf. fig.'4), et qui est en rapport avec la description de Cuvier (loc. cit, 2" édit.) p. 162). L'œsophage, dont lafaceinterne a des plis longitudinaux, se continue presque sans trace de démarcation, avec Yestomac dont les parois sont moins épaisses, et dont la membrane muqueuse est presque lisse; néanmoins la distinction est indiquée plus nettement, que chez l'Esturgeon, par le développement de la portion cardiaque qui forme un grand culde-£»c. Se relevant et décrivant une courbe de droite à gauche, elle se termine par une sorte de tube pylorique, court, à parois épaisses, à plis longitudinaux sur sa face interne , et munie, à son extrémité inférieure, d'une valvule constituée par un repli circulaire assez saillant. De la direction suivie par ce second repli de la poche stomacale qui se porte en bas pour se continuer avec l'intestin , il résulte que cette poche fait un tour presque complet à partie- de son origine jusqu'au point où commence le duodénum (bursa Enfitana). Cette région à paroi interne un peu celluleuse est «en communication, 1" au moyen

FOKGTMm DB LA VIS DB IfOTKITIOR. 279

d^OQYeftures multiples, avec le faux pancriâas constitué par la réunion des appendices pyloriques; S"" par. un orifice où se trouve une papille proéminente, avec le canal cholédoque. Avec le duodénum, se continue Tintestin qui, rétréci durant un court trajet, précède la région vatvulaire. Gello-ci, plus volumî^ neuse, contient sept tours de spirale , dont les deux derniers moins étendus, comme le montre le dessin de M. Wagner (fig. 4), n'atteignent pas le centre de l'intestin. Enfin, vient la r^ion terminale ou le rectum^ dont les parois sont musculeuses.

Organes annexes de l'appareil digestif. — Le foi^ divisé en 3 lobes, dont le droit reçoit, dans une scissure, la vésicule biliaire volumineuse, a été vu, sous un aspect différent, par Duvernoy (Cuvier, Leç. anat, comp,^ 2* édit., p. 800), chez un sujet beaucoup plus grand que celui qui avait servi aux premières recherches. « Il était divisé en lobes et en lobules d'une manière irrégulière » ; d'après cette différence, il a été amené à supposer qu'il avait sous les yeux un sujet d'une espèce par^ ticttlière. (Voy. ce que je dis sur cette supposition à la fin de l'histoire du PoL feuille, p. 287.)

La rate, non divisée comme elle Test chez les Esturgeons, est allongée, quadrangulaire, située, ainsi que le montre la fig. 4 de M. Wagner, le long de la portion inférieure du duodénum et au-dessus de la région valvulaire.

On peut considérer comme une sorte de pancréas la masse des appendices pyloriques; die présente, cependant, moins nettement que chez les Acipenséridés, l'aspect d'une glande, car la division en tubes se voit mieux, à l'extérieur, comme Cuvier le fait observer : c'est une sorte de disque un peu ovalalre,' dont le pourtour est élégamment festonné. Quant au véritable pancréas, tel qu'il a été décrit, d'abord, par Alessandrini (voy. plus haut, p. 64), chez l'Esturgeon, on doit s'attendre à le trouver; mais, M. Alb. Wagner qui l'a cherché [loc. ciL, p. 12) ne peut pas aifirmer sa pressée.

Il a vu, il est vrai, à la place môme oti l 'on doit le chercher, à proximité du commencement de Tinlestin, près du tronc de la veine-porte; et de celui de l'artère cœliaque, une petite masse d^une teinte claire, allongée^ remplissant Vespace compris sur ce point entre le foie et la rate ; de plus, l'examen microscopique lui en a démontré la structure glandulaire. Quoiqu'il fût, par là même, presque autorisé à conclure qQ*il avait affaire à la glande pancréatique, il ne lai a cependant pas été possible de voir s'ouvrir, dans la première section intestinale (hurvi Eniû^fial, des canaux escri^urs dépendant de cet organe» .

280 GANOfDES CHOIIDROSTÊS. POLTODORTIDÉS.

GiiiGUUTion. — Le cœur ne présente aucune particularité digne de remarque. Aux indications que j'ai déjà données sur le bulbe artériel^ étudié dans la sous-classe des Ganoîdes (p. B], j'ajoute que les 3 rangs de valvules sont irrégulièrement eispacés. Le plus antérieur est au niveau du bord de la couche musculaire, de sorte que leur bord libre proémine an-dessus de ce bord; les deux inférieurs, au contraire, sont situés au niveaa du commencement du bulbe, et très rapprochés Tun de Tautre. Les valvules sont, dans chaque rang, au nombre de 3, selon la description de J. Mûller; mais d'après M. Alb. Wagner, il y *en aurait 4 bien distinctes, avec une S'' incomplète. Toutes sont unies, parleur bord libre, à celles de la rangée supérieure par un mince cordon tendineux.

Respiration. — Dans renoncé des caractères (p. 273) j'ai indiqué les particularités essentielles des organes respiratoires et des dépendances de la cavité branchiale ; puis, en décrivant les deux espèces, je mentionne, comme différence spéci6que, celle que présente le bord concave des arcs branchiaux : munis de filaments très -nombreux, très-fins et fort allongés chez la Feuille^ ils n'ont, au contraire, que des ratelures courtes et bien moins abondantes dans le Pol. chinois. Quelques remarques suffisent, maintenant, pour compléter ce qui se rapporte à ce sujet.

I>*abord, il imporie de rappeler que le 5* arc branchial mentionné par Lacépède {Hist, nat, Potss., t. I, p. 405) par Schneider (Bl. Sy$. ichlh.t p. 457)^ .par Clemens (Notice SjMOJibill Sturg, : SiÙiman's, Amer. Joum., 1827, t. XII, p. 204), par M. Brandt {Medinin ZooL, t. II, p. 2) est Tos pharyngien qui, en effel> semble, au premier abord, faire partie de Tappareil, respiratoire, mais il n*ya, en réalité^ que quatre paires d'arcs branchiaux.

Relativement à rabsence de la branchie operculaire , je dois faire observer que Topercule quoiqu'il en soit privé, reçoit un .rameau de Tarière branchiale qui, à défaut de l'appareil accessoire d* hématose, se trouve également chez ]e Polyplère. De ce fait, J. Miiller (Femen Bemerk, Uber den Bau der Gan. : Monatsber. akad., Berlin 1846, p. 71) a été amené à supposer que, dans ces deux genres, la branchie de l'opercule devrait se rencontrer durant Tétat fœtal.

L'Amie, qui n'a point de branchie operculaire, manque du ramcan artériel de l'opercule; il ne faut donc pas considérer la présence de ce vaisseau comme constituant un caractère général des Ganoîdes.

Touchant les oRGANfis de sécrétion, autres que les glandes annexes du tube digestif, je n'ai rien à ajouter à l'analyse donnée plus haut (p. 10) des observations dues à M. Hyrtl , qoi

DISTRIBUtlON GÉOGRAPHIQUE ET CLASSIFICATION. 281

a pu étudier, sur des Polyodontes de grande taille^ les orgaaes génitaux et urinaires, et particulièrement la communication établie dans les deux sexes, entre ces organes. Voy. aussi la fig. 5 de la pi. annexée au texte de Alb. Wagner (SpatuL anat.^ page 13] et les remarques du professeur de Vienne à ce sujet.

On ne possède aucun renseignement sur le mode de reproduction, et sur les diverses phases du développement.

Distribution géographique. — Les Polyodontes habitent les eaux douces ; il n'y a pas lieu de croire quMls descendent à là mer et remontent dans les fleuves, comme les Esturgeons, à l'époque où l'acte de la reproduction doit s'accomplir. -

Deux des plus grands fleuves du monde, le Mississipi, dans rAraérique du Nord, et le Yang-tse-Riang, ou fleuve bleu, en Chine, ainsi que leurs affluents, sont les âeuls cours d'eau où Ton ait, jusqu'à ce jour, rencontré ces singuliers poissons.

Classification. — Malgré l'absence des écussons, et malgré quelques-uns des caractères propres aux Polyodontidés, il y a de si grandes analogies entre eux et les Acipenséridés, qu'ils ont été considérés par plusieurs zoologistes, comme formant, les uns et les autres, une seule et même famille. Cependant, les différences que la diagnose énoncée plus haut signale, ont une valeur suffisante pour justifier leur séparation. L'histoire des divers essais des classificateurs se trouve déjà exposée en grande partie à Toccasion des Acipenséridés (p. 13-18), mais je dois compléter cette histoire par quelques autres indications.

Ainsi, en 1816,Blainville(Pr<>dr. d'unenouv. divis. systémat. du règne anim, m : Nouv, Bullet. des se, Sec, philomaUf livr. de juillet, p. 112) a formé, pour les Polyodontes, un 4* ordre dans sa sous-classe des Dermodontes ou cartilagineux, dont les 3 premiers ordres sojit les Cycloslomes, les Sélaques et les Esturgeons. Le nom de Dermodontes est destiné à rappeler que les dents, chez ceux des poissons de cette sous-classe qui en ont, sont développées, non sur les cartilages, mais dans l'épaisseur de la membrane muqueuse dont ils sont revêtus.

Latreille, en 18SS, éleva le genro Polyodonte au rang de famille, dans son ordre des Sturioniens (Fàm. natur. du règne anim.)^ sous le nom de famille des Phyllorhynques, à la suite de la famille des Gymnorhynques ou Esturgeons (voy. plus haut, p. 13) (1).

(i) En renvoyant à cette page, je dois signaler deux errata : la data de

^82 GAIfOlDBS QRQrfDR09T|i$. POLTOQOlfTIBiS.

La distinction a été formulée bien plus «i^ettement^ en 1834 [I8â6], par J. MûUer, dans son premier mémoire sur ranatomie des itfyxinoïdes [AbhandL Akad.^ Berlin, p. 73] :

Chondropterygia : Ordo, X Branchiostega. Fam. I Cataphrada ses SturioneSy Gen. Sturio U s. g. ex divis. Br^ndt). ^- Fam. II Nuda sea Spatularia, Gen. SpaluLria (as. g. Polyodotir, Lacép., Pianiroslra^ Rafin.

A son exemple , presque tous, les zoologistes qui o&i écrit après lui;, ont séparé, parmi lesGanoïdest tes E^turgeoQs et les Polyoï^ontes, comme représentant deux familles distinctes (voy* plus haut, p. 15-48)^ l'analyse des classifications de la sousclasse pour ce qui concerne le groupe des poissons dont il s'agit ici.

Les eaux du Mississipi et de plusieurs de ses affluents, sont* elles habitées par deux espèces de poissons cartilagineux et sans écussonS|à prolongement rostral en forme de feuille, Tune [Polyodon folium) munie de dents, Tautre [Planirostrçr edentula) privée de ces organes? (1).

Lesueur a dit de la dernière : Par la forme du corps, les nageoires et le museau, elle est étroitement alliée au Polyodonte, mais elle en diffère parce qu^elle est absolument édentée^ et il scoute que si Ton rejetait, de la diagnose, le caraclère tiré de la présence ou de Pabsence de Tarmure dentaire^ elles pourraient être réunies sous le nom de Spatularia^ Schn.

De son côté, Rafinesque conclut que les deux poissons se ressemblent en tout point, excepté par les dents, et qu'ils n*ontpasle roéme volume. Si Ton se reporté an)i descriptions consignées dans les onvrages cités àla synonymie du Polyodonle feuille (p.tt4)^ on voit que les types de Tespôce dite, par Lacépède, Folyodon foUum^ et dont Tun d'eux se trouve encore aujourd'hui dans les collections du Muséum, étaient de petite taille. Le plus grand de ces types ne dépassait pas 0".30 (10 à 1i pouces, Lacépède, i. I, p. 406). M. Ch. Girard n'a vu que des sujets de O^.IS à 0"'.18, et leurs .mâchoires, de même que chez les précédents, étaient armées.

D'autre part, au contraire, le type du Planirostre de Lesueur mesurait 3 p. 10 pouc. angl. (I^.IS), et le poisson sans dents, décrit par

la publication de Swainaon est de 1839 et non de iâSK9, et, à la page IS, à propos de la classification de M. van der Hoev«D, il faut : page 264 au lien de 262.

(1) Je discute, à la fin de la description du PiÀyodotUê ftuiUe^ U question de savoir sM! y a une seule espèce américaine ou plusieurs ; mais je ne fais point entrer dans cette discussion les opinions diverses émises sorie système dentaire, parce qu'elles me semblent sans valeur au point de vue de la détermination'Spéciliqne.

Hi]dretb,*l".S2 (5 pieds* iâiglO< Un spéotmeii; cmpaiUé^ du Muséie de Vienne, vu par J. M&Uef,'n'e»^av«ii pa»» etitétô e<M)sidéré par Heckal comme. représentant le Pianiroatrer auquel le.^op^egistd aulrichien a attribué, par aUtté, sans dguifO^ du mauvaiis étast 4ie.r4iiiimal>.4eaQa-* ractères qui ne se retreavenf pas portes sujets Au Musée de Paris, et dont, par conséquent* il .ne faut pas tenir conopte. comme moyen de distinction générique. (Voy.J.. MuUer, VergUich^AnaL Myxin. 0$U vnd My4>L (AbhanM. Ak.^BeH^, id^[iSd% p* 2Ï2, nota % Le Pl^r Dîroatre, dit Rafinesque^ atteint de plus grandes diinensioj»8 que le Polyodonte. Enfin, les petits individus du Musée de PaKs ont des dents qui mailtjuent ehez les sujets montés de i'^Jà^ e( i"^.30, mais non complètement sur nn spécûnen de i'^.iC conservé dans ra)coal,.pt sor leqael je donne« plus loiiiy des d^ails.

D'après une relation si constante entre une grande taille etTabseoee de l'appareil dentaire qui se voit, au <^ntrairc,chezles sujets de petites dimensions, n'est-on pas en droit de supposer que la prétendue différence générique est uniquement fondée sur un caractère sans ya-^ leur, puisque la caducité des dents est peut-ôtrc la conséquence de raccroisseraent des individus. Telle est. la conclusion à laquelle Texamen des écbanlillons du Muséum, fait par J. Millier, avait amené M. Behn et Valenciennes qui Ta exprimée également à Van der Hoeven, comme on le voit dans l'ouvrage de ce dernier. En étudiant les mêmes animaux, j'arrive aussi à rejeter la séparation entre les PolyodoDtes et les Planirostrés. J. Mûller, sans se prononcer aussi formellement, paraissait pencher vers l'admission de l'identité, mais il a été arrêté par une phrase de Mauduitqui, en décrivant son spécimen de 5 ponces 2 lignes (O'^.l^), a dit (loc. cit, p. 385) : « La mâchoire inférieure a 6 lignes 1/2 de long; je n'y ai pu découvrir de dents

Don plus qu'à la mâchoire supérieure » ; mais l'assertion est inexacte. Les collections du Muséum possèdent un exemplaire de0"^.14. Or, celui-ci est précisément le type que Mauduit a eu sous les yeux, comme le prouve l'étiquette M. S. de Valenciennes, et fixée au bocal où est renfermé l'animal qui a été donné*, dit de plus, cette étiquette, par Guvier et Valenciennes. Ainsi, tombe Tobjection contre l'identification de l'animal décrit par Mauduit, avec le Polyodonte de Lacépède (i).

Nulle incertitude, d'ailleurs, ne peut rester, car çn trouve encore quelques dents sur un individu long de 1*^.16, conservé dans l'alcool et déposé dans la collection par Valenciennes, à une époque certainement postérieure à celle où il à transmis à J. Mûller les renseigne-

(1) Il est singulier que Talendennes, en fournissant & J. Mûller les renseignements dont celui-ci parle (ioc, cil., AbhandL Akad, Berlin^ p. 213), n'ait fait aocnne observation sur le type de Mauduit. II l'avait eu oapendant sous les yeux selon toute probajsilité, car, parmi les trois petits individus manis de dents mentionnés par lui, H en indique un long de 5 pouces (0*^.14), et ce type est le seul sujet du Muséum qui ait de semblables dimensions.

2^4 GANOÎDES CHONDttOS'nftS.'FOiTODONTIDÉS.

ments consignés dans le mémoire de ce. dernier eo 1834. Les dents sont fortpen nombreuses et très-courtes, mais, à Taide de la loupe, on en constate ia f^rés^înce sur deux ou trois -points du maxillaire supérieur. Elles sont plus apparentes derrière la mftchoire sur Teitrémité antérieure de Tos palatin. On a ainsi la preuve qu'il une certaine époque de la vie, les dents tombent, et que peu à peu elles disparaissent, ce qui est admis par M. F. Sp. Baird {Outlines sooi., p. 238 in : lûonogr. Enc^d., 18S$1, p. 44ft); ou bien que, par suite do dessèchement nécessaire pour le montage» les petites pièces dentaires se détachent.

Enfin, la démonstration de Tidentité des genres Polyodonte et « Plani rostre est complétée par ce fait que les dents forment, chez I« Polyodan gladius^ des rangées non interrompues, tout à fait sembla* blés à celles des individus de Tespàoe des Etats-Unis. Le Muséum possède deux sujets de cette espèce chinoise, conservés dans ralcool, et longs de 1">.dO environ, et analogues, pour la taille, à ceux qoi ont été vus par M* von Martens et par M. Kaup.

Genre unique. POLYODONTE. POLYODON, Lacép.

Caractères. — Ceux de la famille.

Il comprend, jusqu'à ce jour, deux espèces seulement dont le caractère distinctif se tire surtout de la forme du prolongement rostral :

!• Pûlyodon fùlium^ Lacép. du sud des Etats-Unis; 2° Pûlyodon gladius^ voil Martens, de la Chine.

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