‹ Histoire naturelle des polypes composés d'eau douce, ou des bryozoaires fluviatiles; (volume 2)Chapitre 9 sur 19 · PLANCHE I · texte numérisé non relu

PLANCHE I

Paludicella Eiikenbergii.

Fig. 1 Une colonie polypiaire un peu plus grande que grandeur naturelle.

1 '. Le même grossi dix fois , montrant quelques Polypes épanouis, u. b. Ouvertures de la loge polypiaire ou péristome. c. Bourgeons, d. Cloisons qui séparent les différentes loges , de manière à isoler chaque Polype. 1". Deux loges, vues au même grossissement, en hiver avec leurs hibernacles a. 2. Une seule loge et un bourgeon vus à un plus fort grossissement. L'animal vu de profil est entièrement épanoui. Les viscères sont dans leur position normale. L'individu est observé à travers les parois transparentes. On découvre facilement tous les organes. aaa. Couronne tenlaculaire formant un entonnoir. Tous les tentacules sont également longs, et couverts de cils dans toute la longueur. 11 n'y a pas de membrane intertentaculaire à la base.

6. Cavité buccale toute couverte de cils vibratils. 11 n'y a point de lèvre.

c. OEsophage, caché en partie au-dessous du rectum. On n'aperçoit pas de val-

vule sur son trajet.

d. Estomac, montrant aussi l'épaisseur de ses parois.

e. Cils pyloriques disposés en demi-lune sur la surface interne du pylore. Ils

impriment par leur action, un mouvement de rotation aux particules alimentaires qui se rendent dans cette région.

/'. Parois de l'estomac.

(j. Valvule pyloiïque.

Ii. Intestin placé parallèlement avec l'œsophage. On voit des fèces dans son intérieur.

i. Anus.

CompL, t. XVI. i 2

k. Membrane formant la gaîne autour du cou du Polype. Elle descend de la base des tentacules, forme l'enveloppe externe dans cette région, se replie pour constituer une gaîne qui se déroule comme un doigt de gant, perd ensuite sa mollesse et se modifie en parois de la loge polypiaire. /. Muscle rétracteur du canal intestinal. Il s'insère d'un côté au cul-de-sac de l'estomac et de l'autre aux parois de la loge. Il aide à la rentrée de l'animal. m. Long muscle rétracteur qui s'insère d'un côté à la base de la couronne tentaculaire et de l'autre côté au fond de la loge. C'est le muscle le plus long et le plus puissant. C'est surtout par son action que le Polype se retire si subitement lorsqu'il est inquiété, n. Court muscle rétracteur; il agit surtout après le précédent lorsque le Polype est inquiété encore après la première contraction. ooo. Cordons musculaires transverses; ils sont extenseurs du Polype en rapprochant les parois de la loge et en agissant ainsi secondairement sur lui. p. Bourgeon vu de profil; les parois de la loge sont continues; vers le milieu on

aperçoit une dépression d'où sortira le nouvel individu. qq. Cloison ou diaphragme qui sépare les loges dès le principe. rr. Indique la cavité entre la peau et le tube digestif; elle est remplie de liquide contenant des globules; c'est le sang.

s. C'est surtout dans cette région que l'on distingue bien la circulation. Elle est indiquée par les deux flèches.

Fig. 5. Une autre loge coupée en dessous de la précédente. Elle montre un Polype vu également de profil , mais rentré dans sa gaine. Les mêmes lettres indiquent les mêmes organes. Les tentacules sont serrés et fléchis, l'œsophage se replie vers son milieu; le bout de l'intestin est maintenu par la peau de la gaîne.

4. Un Polype vu de face, rentré dans sa loge. Les mêmes lettres indiquent aussi les mêmes

objets. On voit à droite et à gauche les longs et les courts rétracteurs. L'intestin est caché derrière l'œsophage et les tentacules. On aperçoit en avant un bourgeon vu de face; au lieu d'une dépression, le futur Polype présente ainsi la forme d'un œuf.

U. Muscles extenseurs de la gaîne.

u. La bouche de la loge ou mieux le péristome.

5. La coupe idéale d'un Polype. Les mêmes lettres indiquent les mêmes organes.

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