XXII INTRODUCTION
t la faiblesse et de rignorance des races primitives, ,' on peut dire que le concept divin ne persiste et ne se maintient dans les civilisations plus avancées, que parce qu'il fournit aux hommes Tapparence d'une explication des choses. Son domaine est l'inconnu. Mais à mesure que l'inconnu diminue, le dieu luimême subit les mêmes réductions, jusqu'à ce que ; les hommes finissent par comprendre qu'en somme i ce mot n'explique rien ; qu'au contraire il ajoute un inintelligible de plus aux nombreux mystères qui continuent à subsister, et que d'ailleurs un dieu dont la puissance et le domaine sont ainsi subordonnés aux conquêtes de la science humaine , est un dieu peu conforme à la définition exigée par la théorie. La plupart des personnes qui persistent à admettre l'existence d'un dieu ne font en cela qu'obéir à des habitudes intellectuelles qui leur sont imposées par l'atavisme et que renforce dès l'enfance une éducation fermée aux progrès de la science. Parmi celles qui ont la prétention de raisonner leurs préjugés, les unes s'attachent à cette croyance parce qu'elles ne peuvent se résoudre à renoncer pour elles-mêmes aux espérances d'immortalité que les doctrines religieuses font brillera leurs yeux, les autres y tiennent moins pour leur usage personnel que pour celui de la multitude, ne comprenant pas qu'il puisse exister une morale en dehors de la perspective future des châtiments et des récompenses célestes.
C'est-à-dire que ce qui survit dans la doctrine re-