‹ Histoire naturelle des versChapitre 21 sur 37 · tab. 93. fig. 1 , 7. Eneycl. pi. 62. fîg. 1, 2 , "h · texte numérisé non relu

tab. 93. fig. 1 , 7. Eneycl. pi. 62. fîg. 1, 2 , "h

Lamarck , Anim. sans vert. tom. lu,

Se trouve dans les eaux stagnantes, attachée aux lentilles d'eau.'

Nayade serpentine, N. serpentina.

Point de soies latérales ; trois fascîes noires sur le cou.

Muiler^ Von Wurm. tab. 4- fig- 5, 4- ïioes, 3. tab. 92. Eneycl. pi. 53. fig. 1, 2, 3, 4-

Foyez pi. 7. fig. 8, où elle csl très-grossle.

DES N A YA D ES. lùf)

L a mnrck , A.nim. sans vert. lom. m. p.

Se trouve dans les eaux stagnantes, attachée aux lentilles d'eau.

Nay. proboscidale , Nais proboscidea.

Les soies latérales solitaires; une longue trompe pour bouche.

MuUer , Von Wurm. tab. i. fîg. i, 4- f^'ocs. 3. tab. 78. fig. 16 , 17 et tab. 79. fig. 1. Trcmi)ley. Hisl. des Poly. tab. 6. Encvcl. pi. 53. fig. 5, C, 7, 8.

Stijlaria jialudosa; De Lam. , Anim. saris vert. tom. m. p. 223. n. 1.

Se trouve dans les eaux stagnantes.

Nayade élinguée, Nais ciuigids.

Les soies latérales solitaires ; point de trompe.

MtiKer, VonWurra. tab. 2. fîg. 1.4. Encycl. pi. 53. Gg. 9, 10, 11.

Gmel. , Syst. JNat. p. 0.21. n. 4*

Se trouve dans les rivières du nord de l'Europe.

Nayade digilée, Nais digitata.

Soies lalérales solitaires; la queue divisée en plusieus lobes.

Mut ter , Von Wurm. t;ib. 5. fig. 1 , 4« Encycl. pi. 53. fig. 12, i5, i4, i5, 16, 17.

Gmei. , Syst. ]\^at. p. 5i2i. Ur 5.

|Se trouve dans les rivières du Nord.

-Xp ni3T0ir.TÎ NATURELLE

Nayade bariji;c , Nais barbata.

Les soies latérales en Taiseeaux ; point de trompe.

Mailler, Von Wurm. 5. ug. i, 3. Eocycl. pi. 54. fig. i, 2, 5.

Gmel. , Syst. ]>fat. p. 0122. n. 6.

Se trouve dans les mares d'eau douce.

Nayade littorale, Nais Uttoraiis. ,

Les soies latérales , tantôt nulles , tantôt solitaires , tantôt deux par deux , tantôt i'asciculée-î.

Millier^ Zûol. Dan. 2. tab. 20. fig. 1. 8. En- <7cl. pi. 54. ng.4 , 5 , 6, 7, 8,9, 10.

Laniarck , Anim. sans vert. tom. m. p.

Se trouve sur les plantes marines dans le nord deFEurope.

Nayade auriculaire , Nais auricalaris.

Point des soies latérales; des tubercules allongés de chaque côté des yeux.

roijez la fig. 9. pi. 7, 011 elle est représentée îréà-grossie.

Tète ovale, aplatie, bouche formée par une simple ouverture circulaire à la parie antérieure et inFérieure de la tète. Un tubercule allongé de chaque côlé.

Corps fiemi-transpirent, composé de douze anneaux inégaux, très-unis , ayant chacun, de chai.ue côté , postérieurement, un tubercule

susceptible de contraclioD, mais sans aucune soie.

Queue formée par un gros tubercule , au milieu duquel se trouve l'anus.

Cette espèce se trouve fréquemment, dans la vase , sur les côte de la Caroline, où elle a été observée par Bosc. Elle à environ un centimètre de long , sur un demi-millimètre de diamètre.

LOMBRIC i LuMBEicus ) Liimœus.

Corps long, cylindrique, annelé , ayant les articulations garnies de cils couris ou d'épines très-petites , à peine sensibles. Bouche simple , presque terminales , non accompagnée de tentacules.

Les lombrics , vulgairement appelés vers de terre, sont connus de tout le monde, et cependant peu de personnes ont des notions exactes sur leur org;anisation intérieure et sur leurs mœurs.

Les lombrics sont composés d'un très -grand nombre d'anneaux fort Vers. I. ^ i

^43 HîSTOinr; naturelle

étroits, très rapprochés, qui ne sont autres que des njnscles circulaires propres à faire ops-cr le mouvement qui a pris d'eux le nom de vermiculaire. Les plus gros de ces anneaux sont au tiers de la longueur du corps, à commencer de la tête. Ils deviennent ensuite plus petits , restent presque ég;aux jusque vers les extrémités, où ils décroissent rapidement. Ils sont tous enduits d'une matière visqueuse qui transsude continuellement de leurs pores, et ont chacun plusieurs épines courtes tournées en arrière, et également distantes, une de chaque côté , et les autres en dessous. Ces épines aident aux mouvemcns du ver, en lui fournissant des points d'appui en arrière lorsqu'il porte sa tète en avant.

Les lombrics marins n'ont point ces épines, et n'en ont pas besoin, puisqu'ils nagent plus qu'ils ne rampent.

Beaucoup de vers de terre montrent

D K s LOMBRIC S. 2:4.">

au centre de leurs plus gros anutaux, un anneau encore plus gros, et remarquable par sa coloration plus intense. C'est là que sont placés les organes de la génération, ainsi qu'il sera dit plus bas.

Les lombrics sont rougeâtres, luisans, demi-transparens, de manière qu'on voit une partie de leurs organes intérieurs et les alimens qu'ils contiennent. Leur tête est formée par le premier anneau, au milieu duquel est la bouche, composée de deux lèvres très-épaisses, inégales, contractiles, la supérieure, qui est la plus grosse, étant seule visible. Il n'y a pas d'yeux. L'anus est formé par un trou rond, placé au milieu d'une fente ou enfoncement longitudinal du dernier anneau.

La lèvre supérieure fait l'office de tarière pour percer la terre dans laquelle vivent et de laquelle se nourrissent les vers de terre.

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L'anatomie des lombrics a été faite par Willis, et autres.

Lorsqu'on ouvre un ver de terre, on trouve, au-dessus de la bouche, le cerveau , qui a la forme d'un grain rond et blanc; et au-dessous, on découvre l'œsophage avec ses muscles, lequel descend en ligne droite, et se rend, sans détours, dans le ventricule.

Le cœur est placé prés de la partie supérieure de l'œsophage. Il a des battemens de systole et de diastole, de même que dans les autres animaux.

De chaque côté du cœur, et un peu plus bas, on voit des corps blanchâ^ très, à peu prés sphériques, et partagés en trois lobes distincts. Les lobes supérieurs sont moins gros , et d'un blanc plus vif; le lobe inférieur de chaque côté est deux ibis plus gros, et un peu oblong : ce sont les ovaires ou vaisseaux spermaliques. Entre ces

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corps, et un peu plus en arrière, on voit un double rang d'autres petits globules , semblables à des caroncules jaunâtres, dont le nombre n'est pas constant. On voit au milieu de ces globules des vaisseaux sanguins considérables.

Au-dessous de ces corps est placé le ventricule : il est d'un volume considérable, et sa cavité est divisée en trois parties distinctes.

L'intestin-naîtde la dernière de ces parties. Il se porte droit à l'anus sans aucune circonvolution , et est marqué, sur toute sa longueur, de cannelures transversales , qui sont l'empreinte des bords des muscles annulaires; en sorte qu'il paroît divisé en plusieurs tronçons, comme l'intestin colon dans les quadrupèdes.

Cet intestin étant ouvert dans sa longueur , laisse voir au fond de sa cavité un tube ou conduit jaunâtre.

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qui parcourt toute sa longueur depuis la queue jusqu'au ventricule , dont il pénètre les parois, et se prolonge ensuite jusqu'à la tête. La capacité de ce tube est considérable; et on peut croire, par analogie, qu'il fait les fonctions de foie et de mésentère.

On Toit avec le microscope, sur le dos des lombrics, une suite de petits trous dont on fait sortir une liqueur blanchâtre par la compression. Ce sont les vaisseaux excréteurs de l'humeur glaireuse dont il a été parlé, et peut-être en même temps les organes de la respiration.

Les vers de terre sont hermaphrodites. Chez eux, comme il a déjà été dit, les organes de la génération sont près du plus gros des anneaux. Ils représentent, dans l'état ordinaire, deux mamelons percés chacun d'un trou, et sont à peine visibles à l'œil nu; mais il est probable que , dans l'acte de

DES LOMBRIC:?. 'l^'J

raCooaplcMiciit, ils se goniient cl s'ai longent considéiableiiient. il o>t auï«si j)iol)ablc que Tiin de ces mamelons est l'orifice de la partie mâle, et l'autie celui de la partie femelle.

Linna3iis a remarqué que les lombrics s'accouplent loujoiîrs hors de terre, et qu'ils r-c tiennent si fortement unis, qu'ils se laissent écraser plutôt que de se séparer. Jls sont ovipares, et leurs œufs sont déposés dans la terre. Il sembîeroit que ces neufs devroient sortir par le trou de l'organe femelle; cependant il résulte des observations anatomiques qu'ils sortent par l'anus.

C'est dans les mois de mars et d'avril , plus ou moins tard , selon la chaleur de la saison , que les lombrics sortent de terre et se cherchent pour s'accoupler. On voit alors , le lendemain d'une nuit chaude et humide, la teire toute criblée de trous

248 HISTOIRE NATURliLÎ.E

dans les lieux où il y a beaucoup de vers. On ignore le temps de leur gestion : mais il ne paroît pas qu'il s'étende à plus de quinze jours.

Les vers de terre se trouvent dans tous les continens, mais plus abondamment dans les pays tempérés qu'ailleurs. Ils préfèrent à tous les autres les terrains gras et humides, sans être aquatiques, et surtout ceux qui sont cultivés, parce qu'ils y trouvent plus abondamment et plus fa cilement l'humus dont ils se nour rissent. Pour absorber cet humus , résultat de la décomposition des végétaux, les lombrics sont obligés d'avaler une grande quantité de la terre où il se trouve disséminé; mais cette terre ne reste pas long-temps dans leur intestin; elle sort plusieurs fois le jour sous la forme vermiculaire.

On voit quelquefois la surface de la terre garnie de ces excrémcns vermi-

formes des vers, et ils servent d'indices pour connaître les lieux où il y en a le plus, lorsque l'homnie les recherche pour son usage. C'est une terre très fine , et absolument privée de toute partie végétale et animale.

On ignore la durée de la vie des lombrics; mais il y a lieu de croire qu'elle n'est pas fort longue. D'ailleurs il est rare que ces animaux parcourent leur carrière naturelle, malgré la vie isolée et cachée qu'ils mènent. La nécessité où ils sont de venir souvent à la surface , de sortir même de terre, les expose à toute l'influence des variations de l'atmosphère, dont les deux extrêmes leur sont également funestes , et à une quantité d'ennemis telle que peu d'êtres peuvent en compter autant. En effet, la plupart des oiseaux, des poissons, des amphibies de Linuceus, et des insectes carnivores en font leurs délices, ainsi

200 HISTOIRE NATUr.ELLL

que les taupes, les hérissons et autres petits quadrupèdes.

Les vers de terre se tiennent profondément enfoncés pendant l'hiver et les chaleurs de l'été. Leur apparition à la surface de la terre annonce toujours la chaleur humide. Quoique ces animaux paroissent sans organes des sens autres que le toucher, cependant ils sont très prompts à éviter le danger. Le moindre bruit, la moindre agitation de l'air produite par l'arrivée d'un homme ou d'un animal, suffît pour déterminer la prompte rentrée de ceux qui prennent l'air à l'ouverture de leurs trous.

Les lombrics sont quelquefois phosphoriques; mais on ignore la cause de cet état, qui n'est pas dû à l'amour, puisqu'il se fait voir en été et en automne, comme au printemps.

Lorsqu'on coupe un lombric en plusieurs morceaux, chaque morceau

Dl: s LOMBRICS. 231

conserve un mouvement vital propre.

On prétend même que chacun peut devenir un animal parfait. Bonnet a fait sur cela des expériences qui paroissent concluantes. Ces expériences n'ont pas également réussi à tout le monde, entre autres à Yalmont de Bomare et à Bosc, mais il faut supposer que des circonstances secondaires que Bonnet a su éviter, en ont euipéché le succès. Bosc observe cependant que lorsque le ver étoit coupé par la moitié, de manière que la tête et le gros anneau fussent ensemble, celte partie se conservoit en vie, et qu'il se formoit même assez rapidement un nouvel anus.

Les lombrics peuvent, dans certains cas, nuire aux récoltes par leur trop grande multiplication; mais en général ils font plus de bien que de mal. Ils divisent, retournent la terre, ce qui, comme on sait, est, avec les

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engrais, un des moyens les plus puissans de l'agriculture.

Les vers de terre sont cites dans quelques matières médicales comme apéritifs, sudorifiques , diurétiques, infusés dans du vin blanc; comme propres à fortifier les nerfs et les jointures, infusés dans l'huile; comme très-eflicaces contre le rhumatisme goutteux et la fièvre tierce lorsqu'ils sont réduits en poudre ; enfin comme amenant les panaris en suppuration lorsqu'ils sont appliqués vifs autour du doigt; mais aujourd'hui les médecins éclairés n'en font aucun usage.

Dans quelques contrées de l'Inde, les hommes mangent les vers de terre, soit crus, soit cuits, et assaisonnés de diverses manières.

En Europe on ne les emploie plus guère qu'à la pêche et à la nourriture de la jeune volaille. Pour les avoir en quantité pour un de ces deux objets ,

hors d*;s temps où la chaleur humide de l'atmosphère les fait naturellenient sortir de terre, on n'a d'autres moyens que de fouiller la terre des jardins, des cours humides, sur-tout les environs des fumiers, avec la bêche, ou à déterminer artificiellement leur sortie en arrosant les lieux où l'on sait qu'il y en a beaucoup , et eu enfonçant à de petites distances des pieux que l'on fait tourner avec vivacité dans leurs trous. Les vers cherchent à échapper la compression que produit cette opération, et sortent en foule à la surface. Tous les vers de terre sont également bons pour la pêche, mais il faut proportionner leur grosseur au genre de poisson que l'on désire. Les plus gros doivent être réservés pour les lignes dormantes que l'on tend pour prendre les grosses carpes, lesbarbots, anguilles, etc. Il faut toujours avoir attention de les attacher à l'hameçon

Vers I. a a

de manière qu'ils restent en vie le plus long-temps possible, car les mouvemens qu'ils se donnent influent beaucoup sur le succès. Pour cela on doit faire entrer l'hameçon dans leur corps im peu au-dessous de l'anneau, parce que c'est sa partie antérieure, comme on l'a vu précédemment, qui possède le plus éminemment la focullé vitale.

Cette partie reste pendante au haut de l'hameçon, et le poisson est déterminé à attaquer la partie intérieure, où est placé le crochet caché qui l'arrête.

Les lombrics marins sont peu connus. Déjà plusieurs espèces, de Linnaeus, ont servi à former des genres nouveaux, comme on l'a vu précédemment. Il est possible que d'autres, mieux observées, soient encore employées au môme objet.

Lombric terrestre , Lumh. terrestri<!.

Rougcâlre , avec huit rangs cl'c'pines.

Zpophyte^ .

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foT/e^ ifcj^^ ■

i.I.e l.ombnc teri-estre .

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