‹ Histoire naturelle des versChapitre 24 sur 37 · DES DRAGON EAUX · texte numérisé non relu

DES DRAGON EAUX

cette division. En eiTet, l'espèce commune vit constamment dans l'eau ; et l'espèce qui s'introduit quelquefois dans la chair du pied des habitans des pays chauds, ne doit être considérée que comme y étant accidentellement.

D'ailleurs, il y a des caractères suiTisammcnt distincts pour le séparer du genre iilaire, qu'on ne trouve que dans les animaux.

Les dragoneauxyivent dans les eaux des fontaines stagnantes, des étangs d'eau vive, des rivières tranquilles. Ils fuient les eaux troubles, putréfiées, et, en conséquence, on les trouve bien plus rarement dans les pays de plaines que dans les pays montagneux. On les voit pendant les grandes chaleurs de l'été nager à la manière des anguilles et des serpens , c'est-à-dire en contournant leur corps alternativement en sens contraire. On ne peut imaginer, en les examinant, quels sont les

Vors I. ^ 23

•iVÀJ lîlSTOirvi: > ATURELLi:

moyens que la nature leur i\ donnés pour se mouvoir avec tant de vélocité, pour se diriger vers un but avec tant d'exactitude. Ils n'ont point d'yeux apparens. Les dragoneaux pendant l'hiver, et peut-être pendant les nuits de l'été, se cachent dans les trous trèsprofonds qu'ils se fabriquent dans l'ar* gile du bord des eaux qu'ils habitent, ou dans la vase qui en tapisse le fond. On ne sait rien sur leur génération.

Ces animaux sont cependant célèbres. Ils passent, dans beaucoup de lieux, povir causer immanquablement la mort aux hommes et aux animaux qui en avalent, parmégarde, en buvant. Dans d'autres, on croit que leur morsure peut produire l'espèce d'abcès appelé panaris ; ces faits sont cependant contestés. On n'ose ici, ni les affirmer, ni les nier. Bosc, qui a plusieurs fois observé des dragoneaux.

soit dans leur état de liberté, soit dans

DES DU AG OKE ALX. 2i]j-

des \ascs de verre, affirme qu'il n'en a jamais été mordu, et qu'il ne peut concevoir comment il aurait pu l'être^ d'après l'organisation de l'animal. Il est vrai qu'une espèce de ce genre, qui se trouve dans les pays chauds, le dragoneau de Médine , s'introduit dans les pieds des habitans, se loge dans la chair, et occasionne de violentes douleurs ; mais on n'a jamais vu les dragoneaux d'Europe produire des effets analogues ; on n'en a jamais trouvé dans la chair des hommes.

Dans les îles de l'Amérique, où le dragoneau de Médine attaque fréquemment les nègres, on a observé que le plus certain des remèdes, pour les en délivrer, était de faire une incision dans la peau , de saisir la tête ou la queue de l'animal, de la fixer dans la fente d'un petit bâton, autour duquel on contourne un peu , chaque jour, le corps; si, par malheur, il se

268 HlbTOlUt; NATURELLE

casse, il devient impossible de le reprendre, les douleurs s'accroissent, la gangrène se développe , et la mort s'ensuit souvent.

On a donné , au dragoneau d'Europe , une faculté dont il est indispensable de parler, quoiqu'elle ne soit pas suffisamment constatée. C'est celle de revivre, lorsqu'on le remet dans l'eau après plusieurs jours, plusieurs mois, et même plusieurs années de dessiccation. Rose a fait, à ce sujet, une suite d'expériences, q;ii paroissent l'autoriser à assurer que, lorsque les dragoneaux ont été complètement desséchés , soit à l'ombre , soit au soleil , par quelques heures d'exposilion hors de l'eau, plus ou moins, suivant la saison, ils ne sont plus susceptibles de reprendre la vie. Il est vrai qu'alors le gonflement, produit par la rentrée de l'eau dans les poics du coips des dragoncaux, occasionne une dilata-

DES D R A G 0 N E A l X. 2()( J

tion , presque toujours suivie d'un changement de position , ou d'un mouvement mécanique que quelque observateur superficiel aura peut-être pris pour un acte de vitalité réelle. Il seroit possible cependant que, dans quelques circonstances , les dragoneaux se conservassent en vie, hors de l'eau, pendaut un certain temps.

L'exemple de beaucoup d'espèces de vers infusoires ne permet pas de le nier absolument.

Parmi les espèces citées plus bas, il n'y a que la première et la dernière qui appartiennent certainement au genre.

Dragoneau aquatique, Gorf/. aquaticiis.

Bruo.

Jonston , Tns. tab. 25. Plancus. app. lab. 5, fig. F. Encycl. pî. 29. fig. 2.

Lamarch , Anim. sans vert. tom. lïi. pag. 220. n. 1.

Voyez la pi. 8. fig. 4 , où il est représenté de grandeur naturelle.

270 nisTom'E NATriiKLLC

Se trouve en Europe , dans les eaux pures et à fond argileux.

Dragoneau argilaceiix, G. argUlaceus.

Jaunâtre.

Gmcl. Syst. Nat. p. 5o85. n. ?..

^e trouve dans l'argile des j'ossés , il ne quille point ordinaiieinent son trou.

Drgoneaii fil, Gordius filum.

Blanc brillant.

Gmel. ^ Syst. ]Nat. p. 5o85. n. 5.

Se trouve dans l'eau , sous les ecorces des brjnches de sapin qui y sont luinbées.

Drgoneau lacté , Gordius lacteus.

Blanc opaque.

Gmcl. Syst. Nat. p. 5o85. n. 4« Se trouve dans les eaux où ont séjourné des feuilles de btire.

Dragoneau des sables, Go7-d. arcnarius.

Fauve obtus.

Gmcl. Syst. Wat. p. 5o85. n. 5.

Se trouve dans les sables des bords de la raer de Norwège.

Dragoneau de Médiue, G. Mcdincnsis.

Pâle.

Sloan. Jani. 2. lab. joS. fio;. 1,

DES s ANC Sr ES. 37 ï

Fiiaria Mcdincnsis , Riidotpïii Enloz.

Syn. p. 5. n. 1.

Se trouve dans les pays cliauds de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique , el s'introduit dans les pieds des personnes qui ne portent pas de souliere.

SANGSUE 5 HîRUDo 5 I innœu.s.

Cerpsoblong,inutique,{rès-conlraclile, ayant les deux extrémités susceptibles de se dilater en un disque charnu , qui se fixe par une forle succion , comme une ventouse. Bouche triangulaire , située sous l'exlrérnité antérieure.

Le fréquent usage que la chirurgie fait des sangsues rend leur histoire bien plus importante que celle de beaucoup d'autres vers moins directement utiles à l'homme. Cependant ce que nous en savons laisse encore beaucoup de choses à désirer.

Les sangsues sont des vers allongé?.

susceptibles de s'étendre, de s'aplatir

et de se contracter considérablement.

Leur corps est composé d'un trèsgrand nombre d'anneaux, ou mieux, de muscles circulaires, qui servent à former les divers mouvemens qui leur sont propres. Leur peau est plus ou moins rude, plus ou moins lubercu-" leuse, suivant les espèces; mais elle paroît lisse au loucher, parce qu'elle transsude une humeur visqueuse destinée à faciliter leur PMgimciit et leur glissement à travers les roseaux et autres plantes aquatiques , toujours nombreuses dans les eaux qu'elles préfèrent.

La tête des sangsues, dans son état de dilatation , est beaucoup plus pointue que leur partie postérieure; mais l'une et l'autre s'élargissent également lorsqu'elles veulent se fixer.

Il était très-difficile de développer les • moyens que ces animaux emploient pour dilater ainsi leurs deux extrémi-

tés, pour leur donner une forme concave et produire la ventouse qui les fixe aux corps solides d'une manière si forte , que quelquefois on les casse plutôt que de les détacher; mais on a vu, dans l'întroduction, que Cuvier a fait connaître démonstrativement que l'absorption de l'air joue un rôle dans cette opération ; qu'ainsi les sanjjsues sont fixées par la pression de la colonne atmosphérique qui correspond à leur diamètre.

Les sangsues nagent à la manière des anguilles , par un mouvement vermiculaire ; mais elles ont de propre de faire ce mouvement uniquement de bas en haut , ou du moins très - rarement par les côtés. Lorsqu'elles veulent marcher , elles se fixent par la partie postérieure, s'allongent sur le devant, ensuite elles se fixent par le devant, se contractent, se fixent de nouveau par la par-

274 HISTOIÎU: NATCRLLLF.

lie postérieure ; et , par ces mouvemens toujours répétés, arpentent ( c'est le mot ) avec une assez grande rapidité des espaces considérables.

La bouche est une ouverture triangulaire placée au fond de la ventouse antérieure. Elle est armée de trois dents très-aiguës et assez fortes, capables de percer non- seulement la peau d'un homme, mais encore celle d'un cheval ou d'un bœuf. C'est un instrument à trois tranchans, garnis chacun de soixante denticules , qui fait trois plaies à ia fois. Au fond de la bouche est un mamelon très-apparent, d'une chair assez ferme, qui sert à sucer le sang qui coule de la triple plaie de l'animal mordu. Ensuite se présente le pharinx, dont les fibres, circulaires et robustes, rétrécissent le canal et déterminent l'écoulement dans l'estomac, du sang qui vient d'être pompé. Cet estomac est

m: s SA N G su E s. 27;)

formé par une suite de poches membraneuses garnies de valvules, dans lesquelles le sang peut rester plusieurs mois sans se cailler. Il y a jusqu'à vingt-quatre de ces poches dans les sangsues de moyenne grosseur ; mais il parolt que leur nombre varie.

Comme le sang d'un animal quelconque est le résultat le plus pur de la nourriture qu'il a digérée, la sangsue qui se l'approprie n'a pas besoin d'anus, comme les autres animaux, pour rejeter une partie indigestible ; aussi ne lui en découvre-t-on pas. Il est possible que le peu de parties hétérogènes qui peuvent se trouver dans ce sang, dit Morand, qui a publié un mémoire sur les sangsues , s'en sépare par la transpiration , et forme même la matière gluante qui se voit sur la peau, et se montre en filamens noirâtres dans l'eau où l'on conserve de ces animaux.

27C iniTOinE NATURELLLE

On voit dans la sangsue, latéialeinent sous le ventre, deux vaisseaux longitudinaux ramifiés , ayant un mouvement de systole et de diastole.

Ils distribuent une liqueur grise. Au milieu , on voit le cordon nerveux dont il a été parlé dans les généralités de la classe , et de chaque côté des espèces de glandes remplies d'une liqueur limpide. Elles ont plusieurs petits vaisseaux qui vont se perdre dans le corps de l'animal.

Il paroît que les sangsues respirent par la bouche ; mais on ne connoît pas encore ce qui leur tient lieu de poumons. La plus grande partie ont des yeux, dont le nombre varie, selon les espèces, depuis un jusqu'à huit :

cependant il en est plusieurs , du nombre des connues, dont les yeux n'ont pas été observés.

Lorsqu'on coupe une sangsue en deux parties, celle où se trouve la

DE s s AKC su E s. I''"^

tête se conserve en vie, et forme, au bout de quelque temps, plus ou moins, selon la saison, un nouvel animal qui ne diffère pas des autres.

Il paroît, d'après ce fait et quelques observations, qu'elles croissent, non pas seulement par développement , mais encore par augmentation, c'està-dire que les vieilles sangsues ont un plus grand nombre d'anneaux que les jeunes. Cependant ce fait, si facile à examiner, n'est pas encore constaté d'une manière absolue; ce qui prouve combien peu on a mis d'importance à l'étude de ces animaux.

Les sangsues sont hermaphrodites et vivipares. Les mâles et les femelles ont, selon Rhedi, la même conformation dans les organes de la génération que les limaçons , c'est-à-dire une verge, et au dessous d'elle un organe femelle, placés tous deux sous l'œsophage. C'est aux premiers jours du

V«rs I. 24

printemps qu'elles l'ont leurs petit».

Comme elles sont demi-transparentes, on voit quelquefois ces petits, en forme de corps ronds , dans leur corps , et on en a compte jusqu'à soixante-dix dans une seule. Les sangsues se trouvent dans les eaux douces ou salées; celles d'eau douce préfèrent les eaux vaseuses où il croît une grande quantité de végétaux. Elles sont fort communes dans toute l'Europe, mais moins dans la partie méridionale que dans la septentrionale.

Elles paroissent pouvoir vivre plusieurs années; mais, outre les causes générales de mortalité auxquelles elles sont sujettes, telles que la dessiccation et surtout la putréfaction ( pendans les chaleurs de l'été ) des eaux où elles se trouvent, elles ont un trèsj^p.and nombre d'ennemis qui les poursuivent continuellement pour s'en noniTir. Les principaux sont les poi^"

sons et les oiseaux d'eau; mais un grand nombre de larves d'insectes, et même des insectes parfaits, en font aussi leur proie. Les sangsues ellesmêmes se détruisent les unes par les autres, celles qui sont à jeun saignant sans miséricorde celles qui sont gorgées de nourriture , ainsi que Vauquelin et autres l'ont observé.

Les sangsues , comme il a été déjà dit, se nourrissent du sang des quadrupèdes et des poissons; mais, comme elles n'en ont pas toujours à volonté , elles sucent les larves des insectes, les vers et autres animaux qui vivent dans les eaux. Elles se gorgent, dans l'occasion, de nourriture, autant qu'en peut contenir la capacité de leurs estomacs. Mais elles peuvent rester, sans mourir, plusieurs mois sans manger. D'abord, annuellement, tout l'hiver, et ensuite lors([uc les eaux qu'elles hajjilent se dessèchent , ( t

28() HISTOIRE NATORELLl'

qa^elles ne savent où en aller chercher d'autres. Dans l'un et l'autre cas elles s'enfoncent dans la vase , et y restent contractées jusqu'à ce que la chaleur ou le renouvellement de l'eau vienne leur permettre de faire de nouveaux actes de vitalité.

Le sel marin, le tabac, et en général toutes les substances salées et acres, font mourir les sangsues, et ce sort elles que l'on doit de préférence employer pour débarrasser un homme ou un animal que son malheur aurait conduit dans des eaux où elles sont abondantes ; car, lorsqu'on cherche à les arracher de force , elles laissent presque toujours leur tête dans la plaie, ce qui occasionne des accidens graves.

Les sangsues ne sont pas toutes également propres à être employées en médecine. On préfère l'espèce qui s'era mentionnée ci-après sous le nom de médicinale; mais il n'est pas vrai que

bE5 SANGSUES. 281

la sangsue noire soit vçnimeuse. Elle suce seulement avec plus de force que la médicinale. On doit les ramasser de préférence au printemps; les conserver dans l'eau pure qu'on ïenouvelle fréquemment, sur-tout en été; en avoir toujours une certaine quantité dans un vase particulier, qu'on laisse complètement jeûner pour être, parlà, prêtes à être employées au besoin.

L'art d'appliquer les sangsues n'est pas difficile ; mais cependant il ne peut être bien exercé que par une personne qui l'a appris. Il faut saisir délicatement la sangsue entre deux doigs, poser sa partie postérieure à un centimètre du lieu où l'on veut la faire mordre, et, après qu'elle s'est cramponnée, diriger sa tête sur le point indiqué. Toutes les sangsues ne mordent pas , soit parce qu'elles n'ont point faim, soit parce que le sang qu'on leur offre répugne à leur goût.

282 HlSTOlRt ÎSATrUELLE

11 faut souvent faire de nomhreuses tentatives pour parvenir au but qu'on se propose. Elles font une plaie plus sensible hors de l'eau que dans l'eau, mais le sang coule bien plus facilement dans ce dernier cas, sur-tout lorsque l'eau est tiède. Lorsqu'on veut arrêter leur succion , avant qu'elles ne soient entièrement gorgées, il faut, comme il a été dit plus haut, les saupoudrer de sel ou de tabac. Elles tombent en convulsion, se détachent et meurent.

Si au contraire on veut qu'elles tirent plus de sang qu'elles n'en peuvent contenir, on coupe la partie postérieure de leur corps, et le sang coule comme d'une saignée. On arrête aisément la perte de sang produite par une morsure de sangsue, avec de l'eau-de-vie ou d'autres styptiques.

L'usage des sangsues convient pour diminuer la trop grande quantité de sang qui s'accumule sur une partie ou

dans son \oi?iiK!^c; par-là on détourne la fluxion on on Fempêclie de se former. On les applique communément auxhémorrhoïdes gonflées et douloureuses, pour les dégorger d'un sang épaissi qui surcharge les vaisseaux; à l'orifice iîlernc de la matrice pour rappeler lo (Oiii-s des règles, et dans beaucoup (r.ir.ties circonstances qu'on ne peut détailler ici.

Il n'est pas douteux que l'usage des sangsues no soit utile en divers cas ; mais leur usage exige des attentions.

D'abord il est des espèces dont la morsure est suivie d'accidens graves; ainsi il faut connaître celle qui convient, c'est-à-dire la médicinale, ensuite il faut être en état de juger de leurs effets, îî faut également les surveiller, car on en a vu, appliquées à l'anus, entrer dans le fondement, et mettre la vie du malade en danger.

11 est arrivé que des hommes, eî

2o4 HI.STO:riE ^ATI;P.ELLE

surtout des animaux, sont morts par suite des hémorragies que produisait la morsure des sangsues.

Il y a une quinzaine d'années que les papiers publics ont préconisé les sangsues commo pouvant indiquer d'avance le beau et le mauvais temps, le froid et le chaud. Un curé, celui qui le premier donna l'éveil ù cet égard , prétendoit qu'une sangsue , conservée dans un bocal sur une fenêtre, restoit au fond sans mouvement lorsque ie temps devait être serein et beau le lendemain ; que si il devoit pleuvoir avant ou après midi elle montait à la surface de l'eau, et y restait jusqu'à ce que le temps fût revenu au beau; que quand il dévoit faire grand vent elle parcouroit son bocal avec une grande vitesse, et ne cessoit de se mouvoir que lorsque le vent commencoit à soufïler; que lorsqu'il se préparoit une tempête , la

sangsue restoit constamment hors de l'eau , et pendant plusieurs jours , paroissant inquiète et agitée; qu'elle restoit constamment au fond du bocal pendant la gelée , contractée autant que possible; qu'enfin dans les temps de neige ou de pluie elle se fixoit à l'embouchure même du bocal, et s'y tenoit tranquille.

II n'y a pas de doute que l'influence des variations atmosphériques n'agisse sur les sangsues, et qu'une partie des résultats cités ne se montre quelquefois, ainsi que beaucoup d'autres observateurs l'ont constaté; mais il n'y a pas, non plus, de doute qu'ils sont extrêmement variables, et que quatre sangsues, mises ensemble en expérience, présentent souvent chacune une indication différehte. Il faut donc laisser le baromètre et le thermomètre vivant pour servir de joujou aux enfiins.

Page 1